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 Cela faisait un bail ! [Francesco]

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MessageSujet: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Ven 7 Oct - 15:17

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Feat Fran'

Cela faisait un bail !



Et voilà une mission bien remplie. Qu'est-ce qu'on devait faire ? Ah ouais c'est vrai... Botter le cul de quelques pirates qui œuvraient contre nous et chercher des informations – comme toujours – sur le gouvernement. Informations susceptibles de nous faire progresser dans notre quête de renversement... Alors en attendant, j'ai demandé à deux de mes hommes d'emmener le chef des brigands au quartier général pour qu'il réponde aux questions de Dragon-san... Après tout, je ne fais que suivre les ordres qu'il m'a donné et pour fêter notre réussite, tournée générale pour tout le monde ! Il faut bien profiter tant qu'on le peut non ? Je me demande aussi ce que devient ce vieux glaçon... Cela fait un moment que je n'ai pas eu une mission avec lui et le Saru... Et je dois bien avouer que sans ces deux-là, les missions sont, réellement, moins amusantes ! Après tout, avec qui je peux m'engueuler si ce n'est le Saru hein ?! Il pique toujours dans mon assiette... Il me fait des attaques surprises... C'est un gosse immature en somme ! Mais j'admets que je ne suis pas mieux et même s'il me tape, royalement, sur le système, je ne supporterais pas qu'on lui fasse du mal... Pas après tout ce qu'il a subi... Ce que le vieux glaçon et lui ont subi... et c'est ça qu'on appelle « la justice » ? Permettez-moi d'en rire !

Je me demande quand même comment aurait été ma vie si je n'avais pas quitté la Marine... J'pense qu'elle aurait été beaucoup moins fun que ma vie actuelle... Je n'aurai sans doute pas trouvé et mangé ce fruit du démon... Peut-être même aurai-je fini par gravir d'autres échelons si j'étais resté avec eux... Mais pourquoi rester dans une institution à laquelle on ne croit plus ? Les années ont passé et rien de ce que je voyais ne me rappelait la Marine que j'avais connu à 10 ans quand je suis rentré comme simple mousse... C'était loin d'être fun avec les corvées qu'on nous filait... Laver les sols, la vaisselle... C'était pas vraiment l'idée que je me faisais d'être un Marine mais au final, si je pouvais être loin de chez moi et ne plus supporter mon beau-père à longueur de journée... J'y serai parti bien plus tôt ! Pourtant, j'étais loin de passer inaperçu avec mes longs cheveux rouges et mes yeux de la même couleur... Même si j'essayais de me faire discret, je ne pouvais pas mais... ça ne me déplaisait pas, bien au contraire ! J'avais mon caractère et je me souviens m'en être mangé des réprimandes pour insubordination ou non respect des règles ! C'est ainsi que j'ai fini par apprendre à me battre – moins impulsivement – mais les gens ne changent pas même si elles font tout pour y parvenir...

Il y a aussi une autre raison qui ont fait que j'ai accepté de rejoindre la Marine... Mon père biologique. Tout ce que je sais de lui c'est qu'il a été Amiral... bien avant ceux que nous connaissons mais je n'ai jamais su son prénom ni même son visage... J'pourrais me retrouver à parler avec lui sans que je ne le sache ! Peut-être que c'est déjà fait même ! J'ai cherché un temps... Mais j'ai finalement laissé tomber en voyant que je n'avais aucune piste... Même pas un petit indice qui me permettrait d'avancer d'un iota ! Nada. Malgré mon caractère de merde, j'ai réussi à me faire de vrais potes chez les marines... Ceux avec qui je faisais les 400 coups... Même le jour de mes 18 ans ! Ils m'ont traîné de force hors de la base pour fêter ça comme il se doit comme ils ont dit ! Ils avaient juste oublié que le lendemain, Kizaru nous rendait visite... et je peux vous assurer qu'un coup de pied à la vitesse de la lumière, ça fait tout sauf du bien ! Mais c'était le bon temps, j'me suis bien amusé pendant 17 ans là-bas... Parce que oui, toutes les bonnes choses ont une fin... J'ai commencé à douter de l'institution à partir de mes 24 ans... Je devais retrouver un Dragon Céleste qui avait fui Marijoa avec son esclave pour éviter qu'il ne soit tué... Je ne connaissais pas les raisons qui les avaient poussé à fuir mais... il devait quand même y avoir quelque chose non ? Surtout pour un Dragon Céleste... C'est assez rare de fuir son paradis pour se mêler aux « espèces inférieures ». Pourtant, quelque chose en moi a changé quand je les ai eu tous les deux dans mon viseur... Je ne sais pas réellement quoi mais... Le regard améthyste de Koryu peut-être ? Ou le Saru qui avait un visage trop innocent pour avoir commis une faute qu'on ne puisse lui pardonner... Alors ouais, quand j'ai entendu mes hommes, je les ai cachés et je leur ai dit de se taire... J'm'étais toujours promis de botter le cul du premier Dragon Céleste que je croiserais et au final, je n'ai rien fait... Bien au contraire, je l'ai protégé ! Au fil du temps, nous avons sympathisé et 3 ans plus tard, à 27 ans, j'ai eu ce choix à faire : « Les regarder mourir injustement ou mourir avec eux ». Je n'ai pas réfléchi une seule seconde et j'ai déserté la Marine pour les aider... Mes hommes se sont retournés contre moi... Ca me faisait souffrir mais je ne pouvais plus reculer... Notre ordre de mission, ce jour-là, était de tuer tous les habitants parce que tout portait à croire qu'ils étaient liés aux Révolutionnaires ! Mais sacrifier des femmes et des enfants innocents ? Non, c'est au-dessus de mes forces... Voilà pourquoi je n'ai jamais compris pourquoi la Marine nous a demandé de faire ça... Pourquoi tant de gens devaient-ils payer pour quelque chose dont ils ignoraient l'existence ?! Je ne me souviens plus très bien de la suite... mais à présent je sais que j'ai pris la bonne décision... Maintenant, mon âme est entièrement dévouée à la Révolution... Je n'ai plus rien à perdre désormais

Plutôt que broyer du noir, autant profiter non ?! Alors soit ! Profitons de notre réussite ! Après le deuxième verre, la porte du bar s'ouvre... et je suis surpris ! Que... La Marine ?! Ici ?! Heureusement, ce sont des hommes qui ne m'ont jamais vu... Tout devrait bien se passer si on reste naturel non ? Sauf que la dernière personne qui passe la porte...

- Impossible...

Murmurais-je lentement. Je rêve c'est ça ?! Cet homme... Je ne l'ai vu que quelques fois et je crois même m'être pris une sacrée correction par lui quand j'étais plus jeune. Un chouilla trop turbulent selon ses dires ! Un rabat-joie tout simplement...

- Sous-Amiral hein...

Malheureusement, nos regards se croisent... Plus question de reculer... Je l'ai reconnu... En est-il de même pour lui ? Alors ? Qu'allez-vous faire à présent... Sous-Amiral De Asturia Francesco ?!




Dernière édition par Dokuro Gojyo le Mer 19 Oct - 11:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Mer 12 Oct - 16:04

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Cela faisait



un bail !




Une autre journée et malheureusement, une autre corvée. Alors que la Bastard était occupée à écumer la première partie de Grand Line, histoire de calmer les ardeurs des nouveaux venus, un message leur parvenu via escargophone. Le navire normalement sensé s’occuper d’apporter les récompenses de captures aux chasseurs de primes de Whiskey Peak avait remarqué quelque chose d’anormal. D’après eux, les gens sur place semblaient agir bizarrement, comme s’ils cachaient quelque chose. On faisait donc appel à lui et son unité pour tirer tout cela au clair. Comme s’il n’avait que ça à faire ! Que pouvaient bien cacher de toute façon ? Sans doute rien d’exceptionnel. Francesco ne les portaient pas dans son cœur parce que ces types étaient souvent borderline, mettant plus de bazar que simplifiant réellement le travail de la marine.

En y réfléchissant plus sérieusement, l’association des hunters de l’ile au cactus avait toujours été un peu floue. Peut-être était-ce là un moyen de découvrir leur secret mais cela ne serait qu’une courte distraction. Il était prêt à parier que son équipe pouvait s’en charger toute seule s’ils venaient à être hostiles à la marine. Ce n’était bien sûr qu’une éventualité ou plutôt, une possibilité mais rien de bien stimulant. Il était prêt à parier que ces gens se croyaient très puissants en nombre mais une fois confronter à un réel adversaire, qu’il soit plus fort ou plus intelligents, ils allaient perdre pied. Seul les plus idiots des pirates faisaient d’ailleurs escales sur leur île. Qui serait assez fou pour penser qu’en étant la lie de l’humanité on allait être accueilli à bras ouvert sur quelque part ? Enfin, relativisant, le marine cessa là ses réflexions internes et ordonna qu’on change de cap.

Puisque c’était un ordre, le Sous-amiral s’y conformerait, évidemment. Ils étaient assez proche de ce bout de terre, quoi qu’il en soit. Un petit détour n’allait pas bouleverser ses traques sur les îles plus peuplée de ce bout de mer. Au final ils ne leur fallu qu’une seule journée pour relier leur destination, il n’allait pas s’en plaindre. Une fois amarré au port, le marine et ses hommes partirent en direction du bar le plus proche. C’était l’un des endroits les plus évidents s’il on voulait trouver des pirates ou bien l’un des « responsables » de cette île si spéciale. Le borgne poussa les battants en dernier, laissant le soin à sa collègue, Victoria, d’utiliser son tact naturel pour tirer au clair cette situation. Si l’on cachait quelque chose à la Marine, c’est qu’on était coupable, reste à savoir de quoi. Notre ami trainait donc la patte, s’employant à balayer du regard l’assemblée présente entre les murs.

C’est alors qu’il pensa reconnaitre un visage vaguement familier. Etait-ce celui d’un avis de recherche qu’il aurait mémorisé ou bien un qu’il aurait réellement connu, dans un cadre plus amical ? Pendant un bref instant il ne put mettre le doigt sur ce qu’il cherchait. Machinalement, il se dirigea vers cet inconnu connu, et ce n’est qu’à quelques pas de lui que la lumière se fit dans son esprit. Gojyo… L’expression déjà passablement neutre du moustachu se fit instantanément plus dure lorsqu’il remit un nom sur ces longs cheveux et ces yeux insolant. Un ancien colonel qui n’avait rien trouvé de bon que de trahir ses amis, ses collègues, pour se joindre à la révolution. Francesco allait enfin pouvoir rendre un grand service à la Marine et laver l’une des taches qui la ternissait. C’était donc lui qui était responsable de l’attitude si étrange des chasseurs de primes ?

« Alors c’est donc de vous qu’ils avaient peur ? Il est vrai qu’un traitre à la marine qui a rejoint la révolution est assez peu fiable. Je vous avais déjà remonté les bretelles dans le passé il me semble... Vous ne vous en sortirez pas aussi bien aujourd’hui, j’en ai peur. »

Pour l’instant, l’officier n’avait esquissé aucun mouvement mais cela ne l’empêcherait pas, avec l’aide de son haki, de pouvoir parer à toute hostilité un peu osée. Cet homme avait gagné des pouvoirs maudits, il ne serait pas aisé de s’occuper de son cas, malgré tout. Prudence était de mise pour cette entrevue un peu spéciale ! Après tant d’années, il était difficile de savoir quel niveau ce traitre avait atteint… Une confrontation avec la révolution avait pourtant de quoi raviver la hargne dont était constitué le marine !



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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Mer 12 Oct - 20:49

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Whiskey Peak. Ah je n'en garde pas que des bons souvenirs... Pourtant ce lieu est réellement amusant ! C'est ici que j'aurai dû passer ma vie ! Boire du matin au soir et finir au pieu avec une jolie demoiselle... N'est-ce pas le rêve de tout homme même si, soyons honnêtes, aucun ne l'avouera jamais ?! C'est ce que j'aurai aimé si ma vie avait été différente... Si elle avait pris une autre tournure que celle que je connais... Si mon père ne s'était pas barré comme le dernier des lâches, si je n'avais pas Marine pendant 17 ans... Si je n'avais pas croisé la route de Koryu et Manoah... Tellement de si... La seule question qui me vient à l'esprit c'est plutôt « Et si seulement j'étais passé à côté de tout ça... Qu'est-ce que je ferais de ma putain de vie aujourd'hui ?! » Je serai sûrement un civil inconnu parmi tant d'autres... Un petit gars qu'on croise au détour d'une ruelle mais dont on ne se rappelle même pas le visage ni le nom le lendemain ! Quoique dans mon cas, ça a toujours été différent...

Après tout, un gars avec des longs cheveux rouges et des yeux de la même couleur, ça fait plutôt peur de prime abord ! Mais j'suis qu'un homme comme tout le monde... Je respire, j'ai un cœur, je fais des conneries, je les assume... Bref, je suis normal... Bien que ma réalité a été différente un bon nombre d'années. Tirant une latte de ma cigarette, je m'adosse contre le dossier de ma chaise d'un soir et je divague quelque peu dans mes souvenirs d'antan. Ouais, j'étais un « monstre » à l'époque... Est-ce seulement à l'époque ou encore maintenant ? Qui a t-il de mal à être différent ?! Apparemment c'est interdit... Génial. Les mentalités ont toujours beaucoup de mal à évoluer et je crois que ça ne changera jamais... Mais ma réalité n'est rien comparé à ce que ce vieux glaçon a vécu chez lui... Qu'est-ce que je donnerais pour défoncer ses connards de parents... Comment ont-ils pu lui faire ça ? Comment ont-ils même pu vouloir tuer Manoah alors qu'il n'avait rien fait hormis bousculer une personne ?! Est-ce ça, la mentalité des Dragons Célestes ? Stupide jusqu'à croire qu'ils sont en tout point supérieur aux autres et qu'ils ont le droit de décider qui peut vivre ou mourir ?! Je déteste ce genre de personne... Je suis bien heureux que Koryu ne soit pas devenu comme ça... Quoique ça ne m'aurait pas déplu de lui coller quelques coups de pieds aux fesses pour lui apprendre les bonnes manières !

Pour le moment, j'avais choisi de fêter notre victoire dans un bar non loin... Il ne payait pas de mine mais il y avait une bonne ambiance alors pourquoi résister à l'envie de prendre du bon temps hein ? Je suis certain que Koryu va me tuer quand je vais rentrer... Je vois déjà les répliques fuser d'ici... « Tu as mis trop de temps pour régler cette affaire ! » ou d'autres choses dans le même genre... M'enfin, c'était Koryu... Il a cette attitude froide qui ferait fuir n'importe qui... mais pas moi ni même Manoah ! Nous le connaissons trop pour savoir qu'en réalité, il y a un cœur sous cette armure ! Je m'amuse à lui en faire la remarque mais il n'apprécie guère ce que je lui dis... Mais qu'est-ce que j'aime le faire enrager ! Je souris devant ce souvenir... Sourire que je perds bien vite quand j'entends les portes battantes s'ouvrir... La Marine débarque ! Merde ! C'était bien ma veine ! Pourtant, je suis soulagé dans un sens... Ce sont tous des visages inconnus... Aucune chance pour avoir marqué leur esprit ! Mais je déchante bien vite quand je reconnais la dernière personne qui entre dans le bar...

Cet air froid, ce bandeau sur l’œil... Quoique je ne me souviens pas de ça dans mes souvenirs... Cette moustache que j'ai eu tant de fois envie de cramer ! Pas de doute... Une vieille connaissance vient de faire irruption dans le bar ! Espérons qu'il ne se souvienne pas de moi... Nos regards se croisent... Il semble intriguer... et finalement... l'éclair de lucidité arrive ! Il se renfrogne... La confrontation semble inévitable... Amusons-nous alors !

- Des chasseurs de prime ? Qui ont peur de nous ? Voilà une chose bien amusante à entendre. Depuis quand les chasseurs de prime ont peur d'une personne buvant un verre avec des amis ? Vous entendez ça les gars ?! Nous faisons peur ! Quelques rires s'élèvent... Mon sourire se fait amusé Un traître hein... Je dirai simplement que j'ai pris conscience que la Marine n'était plus l'institut que j'avais connu par le passé... mais pourquoi parler de ça Sous-Amiral ? Vous n'écoutez que très rarement les avis des autres, je doute que ma version des faits vous intéresse Je ne peux m'empêcher de rire doucement sous les dires de l'officier Cela remonte à plus de 10 ans ! J'étais jeune et inexpérimenté à l'époque... Je vous rappelle, sous-amiral, que ce que je sais... je vous en dois une partie. Vous nous aviez appris à nous défendre contre des pirates... Enfin moi, j'étais plutôt occupé à faire le pitre avec des potes... si ben que nous finissions souvent à la corvée de nettoyer les sols de la base... Ah c'était le bon temps ! Mais nous ne sommes pas là pour parler du on vieux temps, n'est-ce pas ?

Après tout, il était déjà prêt à en découdre... et moi, bien que toujours assis et mes hommes positionnés de chaque côté, j'adoptais une position défensive... prêt à sortir mon shakujo si besoin est...


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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Ven 14 Oct - 16:57

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Là, dans ce bar tellement banal, deux hommes s’observaient mutuellement. Le marine à la veste et au visage soigné faisait tache dans cet univers désordonné et sale. L’autre, si ce n’est pour sa crinière un peu voyante, aurait pu s’y fondre aisément. C’était la première différence marquante entre eux. A elle seule, elle laissait présager de toutes les autres. Les gens autour n’y prêtaient pas encore attention mais la conversation bénigne qu’ils avaient pouvait présager du pire pour cet établissement. Le ton glacial du premier n’avait cependant pas refroidi le second et voilà que cet échange de parole continua tandis que quelques compagnons du rouquin commençaient à fixer, eux aussi, le borgne qui les jaugeait en retour. Combien étaient-ils ? Parmi les chasseurs de primes se faisant passer pour des civils, des révolutionnaires pouvaient tout autant se cacher.

Si un combat devait s’engager, le moustachu savait donc que pour éviter d’être ennuyé par l’une ou l’autre surprise, il allait falloir qu’il croise le fer à l’extérieur, où il aurait une meilleure vision de ce qui l’entourait. Pour l’instant il se contentait de répondre sur le même ton qu’auparavant, tentant de raisonner le bougre qui était assis là. Il savait bien qu’il ne se rendrait pas sans combattre. Le tout était d’essayer de grappiller des infos. On pouvait s’en douter mais face à des acteurs de la Révolution, même la Bastard avait reçu des ordres. Mettant en danger le monde, ces hors-la-loi d’un nouveau genre ne devaient pas être tués mais capturés et méthodiquement interrogés. Les informations qu’ils pouvaient détenir étaient bien trop précieuses pour que le gouvernement se permette d’être laxiste et cet état de fait était déjà un obstacle en soi pour notre ami…

« Non en effet, parler de notre passé commun ne m’intéresse pas. Je n’y ai pas joué un grand rôle de toute façon. Etant un homme de terrain, instruire n’avait pas été ma tasse de thé avec des énergumènes tel que vous. Et ne vous payez pas ma tête non plus. On m’a demandé de venir ici car les derniers marines de passage ont repérés des comportements suspects. En tout cas il est clair que je ne chercherais pas à vous comprendre. Par contre, vous savez pertinemment que la Marine serait « intéressée » à écouter ce que vous avez à dire. Surtout si cela concerne des plans qui vont être mis en œuvre par l’organisation terroriste dont vous faites partie. »

Il laissa passer quelques instants, histoire que son interlocuteur intègre le message. Pour appuyer son ton sérieux, le sous-amiral dégaina lentement l’une de ses armes, posant la pointe à terre et joignant ses deux mains sur le bas de la garde, comme pour y prendre appui. Cette action avait provoqué l’animosité des personnes alentour. Une partie des gens portaient maintenant leur attention sur eux, se demandant sans doute comment tout cela allait finir. Francesco ne le savait pas lui-même. Tout dépendrait des réactions de Gojyo. Sa coopération n’allait sans doute pas être au rendez-vous, à moins qu’il y soit contraint. C’était un point commun entre tous les roublards de leur espèce, il fallait qu’ils se battent ou qu’ils meurent plutôt que de raconter quoi que ce soit… Mais la situation allait prendre une nouvelle tournure.

Ayant déployé son fluide, le Chef de la Bastard était plutôt bien au courant de ce qu’il se passait autour de lui, d’autant plus avec les endroits qui échappaient habituellement à son œil. Ainsi, l’attaque surprise d’un cancrelat derrière lui fut suffisamment grossière pour qu’il esquive la lame descendant verticalement sur son crâne en faisant un simple pas de côté. Passant en partie au travers du plancher, le gradé eut tout le temps de planter son propre sabre dans la gorge du petit malin. Cela n’annonçait rien de bon pour la suite…



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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Dim 16 Oct - 20:35

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Pourquoi est-ce qu'une seule de mes missions ne se passe jamais comme j'aimerais qu'elle se passe ? Je crois que mon karma doit vraiment y être pour quelque chose, le contraire serait impossible ! Si j'avais réellement écouté les ordres... Je serai déjà sur le navire pour retourner à la base ! Au lieu de ça, j'ai chargé deux de mes hommes d'emmener le prisonnier devant Dragon-san... histoire qu'il ne perde pas les informations qu'ils souhaitent obtenir... et je suis resté avec les autres pour fêter ça... juste une journée ! Je ne pensais pas que la Marine allait débarquer et encore moins que j'allais revoir une ancienne « connaissance » ! Cet homme semblait ne pas me remettre mais je crois que les cheveux ont joué un rôle... ou alors serait-ce simplement parce que je lui ai laissé un souvenir impérissable et qu'il souhaite me rendre la monnaie de ma pièce ? Cela ne m'étonnerait guère... La susceptibilité de la Marine après tout...

Et comme je m'y attendais, le gradé se déplace vers notre table et les premiers échanges s'installent... Des mots simples, qui ne sont pas encore violents mais qui montrent déjà comment l'histoire va finir si aucun des deux parties ne consent à rendre les armes... Au moins le temps de se retrouver hors du bar ! Je pourrais expliquer ma version des faits de l'histoire ce jour-là mais... est-ce qu'on me croirait après 3 ans de désertion ? Ma parole ne vaut rien... l'homme face à moi me l'a bien fait comprendre et je doute qu'il me laisse partir sans encombres... Mais si j'arrive à faire en sorte que mes hommes puissent s'en sortir sans encombres alors... qu'est-ce qu'on attend ? Je ne permettrais pas que l'histoire se répète... J'ai perdu, énormément, d'hommes ce jour-là... quand j'ai dû choisir mon camp... Cela n'a pas été sans conséquences puisque la plupart de mes hommes ont été tué par les révolutionnaires... J'ai choisi le camp de ceux qui ont tué mes camarades d'armes... mais ces derniers voulaient tuer des innocents parmi les civils... Choisir entre deux camps d'assassins... J'ai choisi le camp où je serai certain de pouvoir protéger le Saru... tout autant que « lui »...

Alors oui, je toise et je me moque de l'homme qui se tient face à moi mais... au fond, je savais que ce jour finirait par arriver. On m'a toujours appris que nos choix et nos actes ne restaient jamais sans conséquences... Il est temps que j'assume mon choix même si je ne regrette absolument pas de faire partie des leurs... J'ai gagné de nouveaux compagnons, un supérieur plus jeune que moi et qui me tape souvent sur le système mais qui a tout mon respect... Alors, nous y voilà Sous-Amiral De Asturia... L'heure du règlement de compte a sonné... Qui de la Révolution ou de la Marine remportera ce premier round ? Seul l'avenir nous le dira... Pour l'heure, je ne peux me départir de mon sourire amusé et malgré les menaces, j'ai toujours mon cul posé sciemment sur cette chaise, et je reste calme malgré les apparences... Peut-être même trop calme qui sait ?

- Des énergumènes tels que nous hein ? Vous êtes blessants Sous-Amiral ! Je sais que nous vous en avons fait voir de toutes les couleurs mais admettez que nous faisions du bon boulot ! Cela aurait pu continuer ainsi si la Marine ne nous avait pas demandé l'impossible ce jour-là... Quant à discuter avec vos supérieurs, vous comme moi, savons déjà quelle sera la réponse... et ma réponse sera la réponse de tous mes hommes ici présents... « Vous n'aurez rien de nous Sous-Amiral ! Peut importe les techniques que vous utiliserez, le silence sera notre seule réponse »

Même mes explications concernant ce jour d'il y a 3 ans... C'est trop tard pour que je les explique... Cela ne sert plus à rien et quand bien même, je me retrouverais face à ces hauts gradés et qu'ils apprenaient ma version des faits, jamais ils n'accepteraient... Puisque j'ai déserté, je suis le seul à avoir tort... et pourtant, ce n'est pas moi qui ait piégé tout un village pour débusquer des révolutionnaires... Ce n'est pas moi qui ait choisi de tuer ces innocents... et pourtant... je suis le seul qu'on blâme pour les erreurs de mon ancienne institution... Mais ce qu'il se passe ensuite... Me semble surréaliste... Je n'ai pas le temps d'intervenir ni même de comprendre ce qu'il vient de se passer... Je m'entends juste encore crier un

- SAM ! NON !!

avant de voir le gradé se reculer et de voir mon lieutenant se vautrer au sol... et se faire trancher la gorge sous mes yeux... Je me souviens juste m'être levé en criant ça... ma chaise a basculé en arrière... rien à foutre... J'ai l'impression d'être en transe... C'est quoi tout ce rouge qui recouvre le sol du bar ? Je déteste la couleur rouge... depuis que je suis enfant je la déteste... Parce qu'elle ne représente que les malheurs... Mes yeux restent rivés sur le corps sans vie de mon lieutenant... Je ferme les yeux quelques secondes tout en serrant les poings... Je rouvre les yeux tout en plantant mon regard dans l’œil du gradé... Je suis déterminé, blessé et en colère ! Sans le quitter du regard, je...

- Thorn Wood

Je lève brusquement ma main non pas dans sa direction mais dans deux directions complètement aléatoires ! Après l'avoir enduit de haki, deux épines de bois sont éjectées de ma paume et l'une d'elle transperce le cœur d'un Marine tandis que la seconde se plante pile entre les deux yeux d'un autre... Dommage pour lui, il était contre le mur... L'épine plantée dans son crâne l'empêche de s'écrouler sur le sol... Charmant décor qu'un cadavre de Marine accroché au mur...

- Œil pour œil, dent pour dent... N'est-ce pas sous-amiral ? La discussion est finalement close...

Tuer des innocents ne signifie sûrement rien pour lui mais pour moi, cela signifie priver des enfants de revoir leur père rentrer à la maison... et j'aurai ça, à vie, sur ma conscience... bien que je ne pourrais jamais le montrer... Allons nous continuer le jeu dans le bar ou allons nous sortir et étendre notre « terrain de jeu » à l'île toute entière ?!


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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Mer 19 Oct - 17:29

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Plus un seul homme dans ce bar ne vaquait à ses activités maintenant. Devant une assemblée médusée, un révolutionnaire venait de se faire clouer au parquet alors qu’il avait tenté un mouvement un peu trop négligent sur le marine. Par réflexe, ne cherchant pas à savoir qui était-ce, mais bien certain de son attitude hostile, le borgne n’avait donc pas trainé… Un bruit mêlant l’acier et la viscosité résonna entre les murs de l’établissement alors qu’une mare de sang commençait déjà à se former sous le cadavre tout frais. Quelques spasmes attestaient encore de la vie qui avait parcouru ce corps mais qui s’en était allée subitement. A peine cela avait-il été fait que Francesco reporta son œil sur Gojyo, observant sa future réaction, s’apprêtant déjà à devoir parer une éventuelle contre-attaque.

Son corps se couvrait de haki et il dégagea son sabre, le remettant devant lui. Le révolutionnaire faisant exploser sa rage, l’officier fut cependant surpris de constater que ce ne fut pas contre lui mais bien des marines venus avec lui qui en firent les frais. Il n’avait osé tourner le regard, ne voulant céder à des mouvements inconsidérés en présence d’un ennemi dont il ignorait la force. Était-ce l’un de ses hommes ? Était-ce l’un ou l’autre marine présent sur l’île ? En tout cas, il avait clairement pu entendre qu’ailleurs dans la salle des cris retentissaient. Avec ce logia, ce type déjà turbulent à l’époque devenait vraiment dangereux… Combien de personnes pouvait-il massacrer simultanément ?! Et on viendra encore dire que la Marine ne représente pas la Justice mais un mal pour cette terre ? Que voilà un flot d’idioties !

Francesco savait à quoi s’attendre avec ce roux. Il savait pourquoi il avait eu la lâcheté de déserter son camp et l’audace de vendre ses anciens compagnons d’armes. Déjà sans son fruit, il avait livré une belle démonstration de la couardise et du sadisme dont il était capable… On tentait de faire apprendre à tout marines de retenir les primes des pirates mais les histoires les plus connues étaient celles des traitres. Indiscipliné, têtu, immoral. Voilà ce qu’était Dokuro Gojyo, ex-Colonel du Quartier Général de la Marine. Et aujourd’hui encore, il n’avait pas changé, même après toutes ces années… Là où le moustachu s’était préparé, lui cédait à la colère, à l’émotion. Non pas que notre ami n’était pas colérique hein, mais pendant un combat, il se préparait toujours à côtoyer la mort, qu’elle survienne dans le camp adverse où le sien.

Si colère il devait-y avoir, alors celle-ci devait servir à s’endurcir, à trouver en l’ennemi une faille de sorte à diminué cette sensation pénible. Plutôt que de chercher à savoir qui était mort, le gradé utilisa donc ses propres sentiments à son avantage. Il ne pouvait le savoir mais il était certain que dans ces moments, son haki s’endurcissant, son ouïe se faisait plus fine, ses réflexes plus rapides. Qui pouvait se targuer de pouvoir entrer en symbiose avec sa colère ? Lui-même n’était, la plupart du temps, pas capable d’une telle prouesse habituellement. En cette journée, il parvint à garder le contrôle, ravi de pouvoir mettre fin aux agissements furieux et irréfléchi d’un homme qui agissait plutôt comme un gamin immature. Lorsqu’il vu le sourire de son adversaire s’élargir, alors qu’il commençait à articuler une phrase sans doute idiotement vengeresse, le sous-amiral s’accroupis soudainement.

La force déployée dans ses jambes l’avait comme projeté sur son ennemi, son arme dirigée en un coup d’estoc. Soit son haki serait plus fort et transpercerait le flanc du roublard en ligne droite, soit leurs niveaux étaient presque à égalité et le sabre ne ferait que ricocher et trancherait superficiellement son bas ventre. La dernière possibilité était la pire… Il se pouvait également que l’homme-bois possède un haki supérieur au Chef de la Bastard et dans ce cas, l’affrontement n’allait pas facilement tourner en son avantage… En tout cas, quel que soit le résultat de cet estoc, il prendrait ensuite appui sur son adversaire pour s’en distancer, espérant éviter une de ces épines qu’il pouvait faire naitre probablement de n’importe quel endroit de son corps.





HRP : J'espère que ça te va, formulé comme ça? Sinon fais moi signe ! ^^
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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Jeu 20 Oct - 14:46

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Cela faisait un bail !



Je ne me sens plus maître de mes mouvements... Oh bien sûr je le suis pourtant mais là, à force de regarder le corps sans vie de mon lieutenant, je... ouais je crois que ça me rappelle vaguement une histoire similaire qui m'est arrivé il y a quelques temps sur l'Archipel des Sabaody... Après tout, si vous voyez une injustice, est-ce que vous la laisseriez passer sans rien faire ? Eh bien voilà... Vous avez compris mon comportement... Si je vois un enfant qu'on tabasse, il me sera difficile de ne pas réagir... Après tout, j'ai connu ça dans le passé et voir un « adulte » s'en prendre à plus faible que lui... Je ne peux, décemment, pas rester sans rien faire... Sauf que je suis peut-être trop, comment dire, sanguin pour réfléchir posément dans ce genre de situation... Alors oui, comme souvent, il y a eu une bagarre... Oui du sang a été versé mais ce type le méritait pour avoir frappé un enfant et fait pleurer une femme... Quel homme digne de ce nom peut-il se permettre ce genre d'erreur ?! Je suis, peut-être, trop sentimental mais quand je vois ça... Je ne peux m'empêcher de réagir au quart de tour...

Alors oui, là, devant cet acte de cruauté gratuite, j'ai agi comme ce jour-là... Sur le coup de mon impulsivité... j'ai répondu à la violence par la violence... Dire que je pensais tout ça loin de moi... Ca ne m'a jamais quitté réellement... C'est la première chose qu'on nous a enseigné quand nous avons rejoint les Révolutionnaires... Apprendre à maîtriser ses émotions... Je crois que j'ai dû dormir ou être ailleurs ce jour-là ; je ne me souviens pas du cours... Laisser parler ses émotions dans un combat vous conduira forcément à votre perte, je le sais... Mais que cela soit chez les Marines ou maintenant dans ma nouvelle famille, je n'accepte plus de perdre la moindre personne. Pourtant, je ne peux m'empêcher de regarder le corps sans vie de mon lieutenant... Il gît, là, dans son propre sang... Je ne veux plus voir cette couleur... Trop de mauvais souvenirs... Trop de choses sont liés à cette couleur maudite... Peut-être le suis-je moi aussi à cause la couleur de mes cheveux ainsi que de mes yeux ? Je déteste le rouge... Et mes cheveux le sont et mes yeux sont aussi de cette couleur... N'est-ce pas tout simplement ironique ?!

Ce sombre crétin... Il n'avait aucune chance face au gradé... Il aurait dû le savoir mais non... Il n'en a fait qu'à sa tête ! Pourquoi ne m'a-t-il pas écouté plus tôt ?! Il savait que c'était de la folie de faire ça ! Peut-être... peut-être... que j'ai montré le mauvais exemple depuis le début ? Tout se bouscule dans ma tête... Trop de questions, pas de réponses ou très peu... Comment vais-je expliquer ça à Dragon-san ? Déjà est-ce que je vais seulement pouvoir partir de cette île ou bien... est-ce que je vais devoir suivre les Marines pour leur fournir des explications sur ce qu'il s'est passé dans le passé ? Au mieux, une fois les entretiens terminés, je finirais à Impel Down... au pire, je serai exécuté... Ma vie prend réellement une drôle de tournure depuis que je suis là-bas ! Mais c'était mon choix après tout... Je n'aurai pas pu laisser Koryu mourir... Certes, il était ce fameux Dragon Céleste que je devais ramener à Marijoa mais... il était différent des autres... et même s'il me tapait sur le système à cause de sa façon de parler... je ne pouvais pas le laisser sciemment se faire tuer... Quelqu'un d'autre n'aurait pas supporter sa perte...

Je ne suis pas quelqu'un d'immoral ! Ce n'est ps parce que je viens de tuer de sang froid deux marines que je suis foncièrement mauvais ! Comme je l'ai dit, il s'agit là du « œil pour œil, dent pour dent »... cet adage vieux comme Hérode... Il faut qu'il cesse mais chaque institution à sa vision des choses et personne ne veut céder à l'autre parce qu'ils croient avoir raison... Il faut qu'on sorte... Je ne veux pas risquer la vie d'un seul autre de mes hommes... Pas si je peux les tenir éloigné de cet homme... Tout en étant dans mes pensées, je ne ressens même pas l'attaque n'ayant pas développé le haki de l'Observation... J'ai juste l'Armement... C'est déjà pas mal me diriez-vous ! Je reprends mes esprits quand j'entends un

- Cap'tain ! Attention !!

Hmm ? Je relève la tête, j'écarquille les yeux de surprise une fraction de seconde et j'ai, à peine, le temps de couvrir mon ventre et mon flanc droit de haki que cet enfoiré ne me découpe avec une de ses lames ! Je serre les dents mais cela m'a à peine touché... Enfin, j'ai juste une coupure sur le bas ventre... Génial ! Comme si je n'avais pas encore assez de cicatrices sur le corps ! Mais la suite fut encore plus... troublante. Je sers d'appui pour le faire retourner de là où il venait... quant à moi, je me retrouve propulsé contre le bar... que j'arrive à casser avec la violence du coup. Je me mets à tousser légèrement avant de ressentir quelque chose dans ma main... Du bois... La contre-attaque sonne et, après un sourire en coin, je me saisis de trois morceaux de bois... Avant d'en jeter un vers le gradé histoire qu'il se le prenne en pleine tête... Il pourra esquiver puisqu'il ressent les attaques... et c'est précisément ce que je veux. Pendant ce temps, j'en lance un second dans la même direction qu'un marine et le troisième morceau sera mon point de départ... Je me subtilise à ce dernier en le touchant pour arriver à côté du Marine... et ce dernier échange sa place avec moi... Je réitère la même opération pour me retrouver derrière le gradé et après avoir lancé le bout de bois dehors, je pose ma main sur l'épaule du gradé et je...

- Cette histoire ne concerne personne d'autre que nous... Réglons cela dehors ! Je resserre mon étreinte sur cette uniforme qui autrefois était le mien et Kawarimi !

Je ne pensais pas être capable de transporter quelqu'un avec cette technique... Mais une chose est sûre... Nous voilà dehors avec perte et fracas ! On s'écrase non sans mal sur le sol... Je n'ai pas encore la parfaite maîtrise de mon fruit ni de mes techniques... Légèrement sonné durant un bref instant, je me relève lentement et mets une certaine distance entre le gradé et moi... Je m'allume une clope... J'en ai besoin... et cela n'a pas changé depuis la Marine... Je fume toujours en combattant... Peut-être parce que c'est la seule chose qui me détend ?!

- Où en étions-nous déjà ? Lançais-je, tout en sortant mon shakujo... Cette drôle d'arme constituée d'une longue lance et d'un croissant de lune au bout... Mais elle m'est très utile pour mes attaques... Ah oui, je m'en souviens... On se montrait nos politesses... Hi Ryu sen !!

Cette attaque me fait tourner rapidement sur moi-même... avant que mon croissant de lune ne se détache de la lame après deux secondes libérant ainsi la longue chaîne à l'intérieur. Le croissant de lune se dirige rapidement vers le gradé mais celui-ci évite l'attaque... Pas de soucis, je rattrape rapidement ma chaîne et d'un geste rapide de main, je la ramène vers moi et cette fois-ci... le croissant lui érafle l'épaule avant de reprendre sa position initiale... Chacun son tour d'être blessé Sous-Amiral ! Nous avons quasiment la même force niveau haki... le combat s'annonce difficile...




hrp : C'est parfait t'en fais pas ! J'espère que ma réponse te conviendra
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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Ven 21 Oct - 10:31

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Après son attaque fulgurante, la foule commençait à refaire du bruit. Sans doute des amis à Gojyo voulant l’aider mais se sachant trop faibles pour intervenir… Le gradé lui, savait ce qu’il en était. Tout cela ne pouvait que se poursuivre en duel, les deux hommes possédant un niveau égal de puissance. Intérieurement, il enrageait. Ce foutu guignol l’avait donc rattrapé ? Comment ?! Cela ne faisait que le rendre plus dangereux encore… Peut-être faudrait-il appeler du renfort pour être sûr que ce révolutionnaire ne leur échappe pas. Tout cela n’en restait pas moins compliqué. Tous les vice-amiraux et amiraux n’étaient pas ici. Ils avaient sans doute fort à faire dans leur zone et avec le Tartaros. Qui reviendrait alors jusque Whiskey Peak ? Sans doute devrait-il attendre des jours, voir des semaines avant de voir l’un de ses supérieurs !

L’élément de surprise passé, Francesco se demandait comment il allait pouvoir venir à bout de ce gros morceau tout seul. Impliquer ses subordonnés ne ferait qu’entrainer des morts supplémentaires, ce qui n’arrangerait pas ses affaires. Pourtant, il aurait bien fallu qu’il récupère les menottes en granit marin qu’il avait sur son navire pour espérer pouvoir inverser la donne. Devoir maitriser un logia n’était pas chose aisée. Il avait déjà eu beaucoup de mal avec un simple pouvoir d’aimantation alors face à un tel adversaire, il ne pouvait pas dire avec certitude qu’il parviendrait à l’arrêter. Cet aveu intérieur lui déplu foncièrement ajoutant encore un peu à son exaspération et sa colère. Cependant, il dût stopper là ses considérations et répondre du nouvel assaut du roux.

Un premier morceau de bois fusa dans sa direction, il l’esquiva, gardant toujours son œil sur le hors-la-loi. Il remarqua ensuite que ce dernier en envoya un dans une autre direction. S’attendant à ce qu’il vise d’autres marines, roublard comme il pouvait l’être, le borgne n’en tenu pas compte. Ils étaient suffisamment grand pour se rendre compte qu’il valait mieux s’éloigner. Il fonça alors sur son adversaire, mais celui-ci venait en fait de se permuter avec l’un des autres marines présents. Décontenancé, l’officier stoppa sa course face à l’un de ses hommes avant de le heurter mais ce fut l’homme-bois qui y parvint le premier. Le moustachu sentit sa main sur son épaule. Redoutant le pire, il se retourna vivement mais se sentit soulevé du sol. Il fut comme projeté en dehors du bar, se réceptionnant durement sur le sol.

N’ayant pu s’y attendre, il lui fallut quelques instants pour reprendre contenance et se relever. Redéployant son fluide d’observation, il était dorénavant en duel officiel. Des personnes du bar penchaient déjà leur tête au travers de la vitre brisée ainsi que par les autres encore intactes. Gojyo, lui, se relevait avec autant de peine que le marine, sortant une cigarette. Cette courte pause permit à notre ami de repenser aux mots qui venaient d’être dis. Cet idiot se trompait, cette histoire concernait beaucoup d’autres personnes qu’eux. Comment pouvait-il être si naïf ? Préférant contre-attaquer, le Chef de la Bastard se contenta de fixer l’impulsif en face, attendant une fenêtre d’opportunité. Il ne prit pas la peine de lui répondre, c’était peut-être là un moment pour encore lancer ses morceaux de bois et le désorienter.

En tout cas, le petit rigolo n’attendit pas très longtemps avant de reprendre. Son arme sortie, il tourna sur lui-même, dépliant ensuite la chaine pour pouvoir augmenter son rayon d’action. Jusqu’ici, aucun problème pour le gradé qui esquiva une nouvelle fois. Puisqu’on lui offrait une occasion, il allait s’en saisir, il tenta d’attraper la chaine à mains nues mais se rendit compte que son ennemi la tira déjà vers lui. Merde, il allait se faire avoir ! Il tenta de se retourner mais dans le processus, la lame lui érafla l’épaule avant de revenir à son emplacement originel. Maudis-soi ces armes si peu conventionnelles… Mais de toute façon, la blessure restait superficielle. Les voilà à égalité maintenant. Magnifique. Mais il allait falloir continuer à livrer bataille, coute que coute. Francesco essaya alors de déstabiliser un peu l’homme en face, s’il cédait à l’émotion, l’immobiliser serait bien plus simple !

« Je suis ravi de voir que vous avez trouvé votre place. Vous avez, sans conteste, progressé dans la maitrise du haki mais le plus frappant est encore de voir avec qui vous restez. Des porcs indisciplinés, imbus d’eux-mêmes. Suffisamment lâches pour attaquer dans le dos. La Marine ne vous convenait effectivement pas. Je trouve cependant très ironique que vous ayez estimé impossible une tâche à l’époque qu’aujourd’hui vous faites sans mal. Au final, vous êtes resté aussi naïf qu’à l’époque. Qu’est-ce qu’on a pu vous dire pour que vous vous résolviez à tuer sans remords ? Je suis curieux, cela pourrait nous servir également ! »

Narquois, le sous-amiral contemplait la réaction de sons vis-à-vis. Il joignait l’utile à l’agréable ! Et puis ainsi il pouvait réfléchir tout en conservant une bonne prévoyance sur ce que ferait ce pauvre petit roux…

« Vous n’êtes qu’un pauvre idiot, où que vous alliez, vous restez manipulable ! Vous restez là, à boire, pendant que des milliers d’innocents meurent pour votre soi-disant révolution. Tout ce que je vois, moi, c’est le chaos, un chaos exprimant seulement votre folie dangereuse plutôt qu’ayant un quelconque sens face à nous ! Venir à bout de la Marine ? Du Gouvernement ?! Votre petite organisation me fait bien rire… Que croyez-vous qu’il se passera ensuite ? Que des fleurs vont pousser partout et que tout le monde s’embrassera ?! Non. Non ! Le monde courra à sa perte. Les lois n’auront plus sens ! Les hors-la-loi, les pirates ! Sans notre moralité ce sera l’immoralité qui prendra le contrôle ! Vous pensez vraiment pouvoir agir partout en même temps ?! Seule la Marine peut réaliser une telle prouesse ! »



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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Sam 22 Oct - 11:31

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Cela faisait un bail !



Qu'est-ce que j'y gagne à me battre contre cet énergumène hein ? Pas grand chose au final... Je sais que le gradé m'en veut d'avoir déserté la Marine et aussi d'avoir sali leur nom mais... Comment aurai-je pu faire autrement ?! Ce que je voulais au départ... c'était être tranquille loin de mon enfoiré de beau-père... Ma mère, aussi loin que je m'en rappelle, me disait toujours que la Marine était l'institution la plus juste et qu'elle faisait tout pour protéger les citoyens... dans n'importe quelle circonstance ! J'y suis entré, non pas parce que je le voulais réellement, mais parce que ma mère le voulait et que ça me permettait d'être loin de « lui » mais aussi, je pouvais chercher des informations concernant mon père biologique ! Mais il semblerait qu'il m'est impossible de mettre, ne serait-ce que le petit doigt, sur une information anodine... comme son prénom ! Je ne sais même pas comment mon propre père se nomme ! Si seulement, je pouvais avoir même une miette d'informations, je pourrais reprendre mes recherches ! Mais il semblerait que tout ceci ne soit qu'une histoire dont je ne saurai jamais la fin...

Dans la Marine, comme dans la révolution, tout semble allait trop vite... On se lie à d'autres personnes, nous restons amis pendant un temps... et finalement, au moindre problème, tout s'effondre. Je sais de quoi je parle, je l'ai appris à mes dépens ce jour-là... j'ai voulu protéger mes hommes de la traîtrise dont notre institution avait fait preuve et au final, tout ce que j'ai obtenu, c'est leurs armes pointaient sur moi... Cela m'a rendu malade mais... je ne pouvais pas regretter mon choix... Je ne pouvais plus fermer les yeux sur la fourberie de la Marine... que j'ai servi durant 17 ans ! Je leur serai toujours reconnaissant de m'avoir appris tout ce que je sais ! J'y ai quand même passé de bonnes années ! Mais rien ne sera plus jamais comme avant... Mais dans un sens, n'est-ce pas ce que je voulais au fond de moi ? Que les choses changent ? Je ne sais pas trop... Je suis un peu perdu...

Mais après avoir échangé quelques politesses, nous nous retrouvons dehors avec pertes et fracas... Je la sens mal l'histoire... Il va vraiment falloir que j'apprenne à contrôler mes atterrissages ! Ils ne sont pas parfaits mais au moins, ça me permettrait de ne pas me faire mal... enfin surtout éviter de manger la poussière ! C'n'est pas réellement mon plat préféré... Nous nous relevons après quelques secondes... avant de se jauger mutuellement... Je sors alors une clope de mon paquet, je l'allume et après avoir tiré une latte dessus, je sors mon arme et attaque le premier ! J'arrive même à lui faire une blessure bénigne... C'est déjà ça ! Puis il commence à me faire un long discours alors que jusqu'à présent, il se faisait plutôt silencieux... Je l'écoute, amusé

- Des porcs indisciplinés, imbus d'eux-même ? Vous vous trompez Sous-Amiral, cela fait 3 ans maintenant que j'ai quitté la Marine ! Oh ? Vous parliez des Révolutionnaires ? Autant pour moi ! Je n'ai pas pu m'en empêcher... Après tout, on m'a toujours dit que les rats faisaient toujours ce pour quoi ils excellaient mais... je ne peux m'empêcher d'être perplexe face à la suite de sa tirade Tuer... sans remords ? J'ai une brève absence... Vous vous trompez lourdement ! Je n'ai jamais tué qui que ce soit sans regretter mon geste ! Peut-être que cela vous amuse de massacrer des innocents sans raison valable mais ce n'est pas mon cas !

La Révolution ne m'a pas changé ! Enfin, je ne crois pas... n'est-ce pas ? Merde... Je détourne légèrement le regard... Est-ce que j'aurai perdu cette once d'humanité que je possédais ? Non... Impossible ! Je n'ai jamais tué personne sans prendre en compte toutes les possibilités... Mais pourtant, les deux Marines dans le bar... J'ai bien privé, volontairement, leur famille de les revoir un jour... S'ils avaient des enfants ?! Non... Ce n'était qu'une contre attaque ! Rien de plus... Cet enfoiré avait tué Sam alors... Tsch ! Bon sang Gojyo ! Reprends-toi ! Je secoue légèrement la tête pour tenter d'arrêter ce flot de questions dans ma tête... C'est... frustrant et déstabilisant... je ne dois pas douter ! Surtout pas dans un combat !

- Si vous travaillez soit-disant pour rendre le monde meilleur... Pourquoi m'avoir demandé de tuer des femmes et des enfants ce jour-là ?! Vous n'aviez aucune information valable concernant la potentielle présence de révolutionnaires sur l'île et vos supérieurs ont demandé l'extermination totale des citoyens ! Hommes, femmes, vieillards, enfants, il ne devait rien rester ! Pourquoi avoir voulu un tel massacre alors que vous êtes censés les protéger ?! Ce jour-là... J'ai trouvé des armes cachés dans un entrepôt... Elles n'y étaient pas la veille... et suite à ça, étrangement, je reçois l'ordre d'exterminer tout le monde ?! Où se trouve-t-elle votre soit disant « Justice » sous-amiral ?! Si les Révolutionnaires ne sont que des rats à vos yeux, eux, au moins, ils ne tuent pas des innocents sans réfléchir avant

Bon, eh bien, finalement, j'ai balancé ma version des faits de l'époque... Mais après tout, il ne me croira pas... Nous sommes ennemis et déjà à l'époque, on ne s'entendait pas... Pourquoi croirait-il ce que je dis ? Et pourtant... Il s'agit bel et bien de la vérité... Mais repenser à tout ça... me fait oublier où je suis l'espace d'un moment... Je replonge dans ses tristes souvenirs... Mauvaise idée...


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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Mer 26 Oct - 10:25

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La vérité



Alors qu’ils en étaient venus aux mains il y a quelques instants à peine, les deux hommes avaient maintenant stoppés leurs élans guerriers pour se livrer à un autre type de bataille. Une guerre psychologique, affrontement moral, où se mélangeait là deux points de vue forts, débordants de ressentiment. S’ils se battaient plus ou moins à puissance égale avec leurs armes, rien ne présageait de celle de leurs mots. En effet, c’était une chose de vaincre quelqu’un avec sa force physique mais la défaite était d’autant plus dévastatrice s’il on en venait à perdre sur sa moralité. Qu’y avait-il de pire que voir ses idéaux, la raison de ce pourquoi on se bat se fissurer jusqu’à révéler autre chose, une sorte de réalité cachée que nous n’avions pas calculée ? Bien des hommes par le passé n’ont plus réussi à lever leur poing une fois que leur raison fut achevée.

En théorie c’était donc un pari dangereux que de se lancer dans ce genre de joute verbale. C’était une arme à double tranchant, qu’il fallait donc savoir manier parfaitement. Sur ce plan, Francesco était déjà bien mieux préparé que son adversaire. Sans compter son expérience de la vie plus longue, il avait déjà dû passer une épreuve similaire, ironiquement avec un autre révolutionnaire. Il avait déjà vécu maintes désillusions mais celle infligée par Sabo lui avait fait remettre en question son combat. Ce jour-là, pour la première fois de sa vie, sa colère s’était effacée temporairement, n’ayant plus eut la volonté de se battre. Sa seconde force résidait en sa grande connaissance de sa situation. Il a toujours assumé ses prises de positions et il sait aussi que la Marine n’est pas toute blanche. La critique ne le dérangeait pas fondamentalement, au final.

Ce monde était un monde de choix. Non, c’était la violence des révolutionnaires qui le rendait furieux, leur façon insidieuse de faire. Ce qui changeait ici c’était que Gojyo n’avait même pas songé à ce à quoi il participait. Il était encore naïf, comme resté figé dans son traumatisme. Il ne fallait pas être devin pour pouvoir le deviner. Son sourire s’était effacé brusquement lorsque le borgne avait abordé le meurtre. D’après ce qu’il voyait, il pensait être sur la bonne voie. Ce roux restait un faible. Il avait peur d’assumer ses propres décisions. Quel idiot… Alors il laissa passer les insultes dirigées contre lui et l’institution qu’il représentait, il laissa passer les jérémiades de cet homme, jusqu’à arriver à l’un de ses remparts : son traumatisme. Après le déni, voilà qu’il tentait la contre-attaque, la colère. Il allait trouver receveur.

« Si tu crois encore que qui que ce soit peut agir sans raisons valables alors tu n’es vraiment qu’un crétin. Est-ce donc là ce qui nous est reproché ?! De tuer des femmes et des enfants sans aucune certitude ? Sache que tout le monde est suspect. Il n’y a qu’à voir cette île remplie de femmes et d’enfants et même d’hommes d’apparences tout à fait banals pourtant ce sont des chasseurs de primes qui n’hésiteraient pas à appuyer sur la gâchette ! Nous servons la Justice et pour pouvoir la servir au mieux il faut parfois faire des choses qui questionnent la morale ! Pourquoi ? Parce que les pirates profiteront de chaque faille pour répandre le chaos ! »

Il enchaina sur le sujet principal, qui intéresserait d’autant plus le révolutionnaire.

« Alors quand à l’époque la population affirmait qu’il n’y avait aucun révolutionnaire sur l’ile malgré que nous en ayons vu un, bien sûr il y avait sans doute des innocents parmi eux ! Mais vous savez pertinemment ce qu’il en est dans votre foutue organisation : mieux vaut mourir que parler ! Laisser l’une de ses personnes en vie était susceptible de provoquer un énorme contrecoup plus tard ! Alors réfléchissez bien… Au final, nous sommes obligés de le faire d’une part parce que les criminels nous y obligent et ensuite parce qu’il nous faut voir le plus grand bien, sacrifier une poignée de personnes pour que le monde entier ne s’en porte que mieux ! »

Il embraya ensuite sur une autre idée pour tenter de clouer le bec au roux.

« Tout le monde doit faire des choix ! Les miens je les assume ! Et ne venez pas me dire que je suis insensible… Moi c’est ma famille qu’on a exterminée ! Je sais ce qu’il en retourne lorsque l’on tue des innocents ! Le pire alors de mon point de vue ce sont les ordures qui prennent plaisir à tuer, ces pirates qui parcourent les mers en n’ayant aucune autre raison que celle de leur égo pour s’accaparer ce qu’ils veulent ! Et au-delà du pire il y a vous, les révolutionnaires… Des frustrés de la vie qui plutôt que de vouloir faire changer les choses de l’intérieur choisissent de leur plein gré les effusions de sang et la lutte armée sans mesurer les conséquences de leurs actes… Je te repose la question : que ferez-vous si vous arrivez à venir à bout du dernier marine ? Qu’adviendra-t-il ? Je parie que vous n’en n'avez aucune foutue idée ! »

N’ayant toujours pas fini mais touchant enfin à la fin de son discours, le gradé ne fit plus attention et commença à tutoyer pour la première fois un adversaire.

« … Et puis, il y a toi. Rempli d’illusions. Se refusant de tuer d’abord et puis se payant même le luxe maintenant de tuer tout en n’assumant pas ses propres actes… Dur, dur la vie quand on se rend compte qu’on a les mains sales pour la première fois, hein ? La colère t’aveugle, tu as tué deux marines sans même t’en rendre compte ? Soit tu es aveugle ou bien soit ton endoctrinement te rend encore plus dangereux ! Mais tu n’es pas le seul rassure toi. La révolution entière a pour but de lever des conflits armés qui ne visent qu’à tuer des innocents ! S’il te restait encore un peu de décence tu te rendrais, immédiatement ! »

Une fois qu’il eut terminé il se tût, observant une nouvelle fois Gojyo. Qu’allait-il encore trouver à lui répondre ? En aurait-il l’audace ? Le Sous-Amiral ne laisserait pas passer un seul mot de travers à présent. Leur affrontement n’allait pas tarder à recommencer, peu importe qui gagnerait ! Il n’en avait que trop dit et pas assez agi ! Si l’autre en face ne relancerait pas les hostilités, c’est lui qui s’en chargerait. Un acteur de la Révolution aussi immature devait absolument être stoppé !



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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Mer 26 Oct - 20:39

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Cela faisait un bail !



Et voilà une rencontre qui vire au vinaigre ! Après tout, peut-être l'ai-je un peu cherché mais jamais, ô grand jamais, je n'aurai pensé que cet homme arrive ici... Surtout une ancienne « connaissance » qui sait comment je suis et comment je réagis... Je ne dirais pas qu'il connaît mes points faibles mais c'est presque tout comme... En un mot, je suis dans la merde pour avoir seulement voulu faire la fête avec mes hommes ! Si j'avais s... Nous aurions fêté ça une fois de retour à Baltigo ! Mais non, il a fallu que la situation dérape... comme à peu près chaque mission... Cet homme m'agace réellement... Nous ne partageons pas le même avis et cela depuis le début ! A croire que rien ne change... Ah ah...

- Et dire que durant tout mon temps chez les Marines, vous prôniez d'autres valeurs. Des valeurs dans lesquelles j'ai cru pendant un temps... J'ai toujours entendu dire que la vie des civils était importante et qu'il fallait la préserver quel qu'en soit le prix... Mais au final, tout ça, n'était qu'un tissu de mensonge pour mieux nous endormir et nous faire croire ce que vous vouliez... En somme, vous n'êtes guère différents de nous...

Comment la Marine peut-elle être tombée aussi bas ? Comment ai-je pu croire, enfant, qu'elle ne faisait que la Justice et rendait le monde meilleur ? Jusqu'à quel point ai-je été naïf finalement ? A quel point me suis-je trompé ? J'me sens perdu... Qu'est-ce que je suis censé croire à la fin ?!

- Sacrifier... des innocents ?! C'est ça ce que vous appelez la Justice ? Elle est où votre putain de morale quand vous tuer au nom de cette même Justice ?! Et vous osez dire que nous sommes des « monstres » ?! Vous ne valez guère mieux que les soi-disant pirates qui tuent et volent sans aucun scrupules ! Eux au moins, ne se cachent pas derrière leurs sous-fifres pour commettre leurs méfaits !

Sacrifier des coupables, je ne suis pas contre... Loin de là même ! Mais sacrifier des enfants, voire des nourrissons qui viennent à peine de naître... Non, ça c'est au-dessus de mes forces ! J'veux bien admettre que la Révolution m'a changé mais là où je ne changerai jamais, c'est que je suis incapable de tuer un enfant... C'est impossible... Pourquoi est-ce que ça me touche autant ? Sûrement parce que je me suis senti faible face à mon beau-père quand j'étais gosse et que j'aurai bien aimé qu'on me vienne en aide... En repensant à ce que j'ai vécu avec lui, inconsciemment, je me mets à trembler en serrant les poings de rage...

- Ne pas assumer mes choix ? Parce que je me ferai chier à être chez les Révolutionnaires si je ne les assumais pas ? C'était ça ou finir civil à 27 ans... Fort peu pour moi Bon c'était aussi parce que je m'étais promis de veiller sur Koryu et Manoah... alors que je devais les tuer de base... mais ça, ça sera pour une prochaine histoire ! Ne mettez pas tous les pirates dans le même panier sous prétexte que certains ont tué votre famille... Certains n'aspirent qu'à réaliser leur rêves alors pourquoi les punir pour quelque chose qui n'est pas de leur fait ?! Ce n'est que mon avis mais je crois que si on s'adressait à un mur autant lui que moi, on aurait plus de chances qu'il nous écoute De la Marine hein ? Tu crois réellement que la Marine est notre principale objectif ? Certes, vous mettre des bâtons dans les roues est un jeu jeu relativement amusant mais vous êtes bien le cadet de nos soucis ! Vous nous avez toujours appris à viser haut chez les marines et bien, là, c'est ce que nous faisons ! Nous visons beaucoup plus haut que vos misérables existences

Deux points de vue complètement différents... Il a le sien, j'ai le mien. Nos avis divergent et jamais nous ne pourrons nous mettre d'accord sur quoique ce soit... A quoi cela sert-il de converser davantage si chacun des deux camps restent sourds et hermétiques à ce que dit l'autre ?!

- Si je suis rempli de colère, et je veux bien admettre l'être puisque vous avez tué un de mes hommes, niveau colère, je crois que vous me dépassez largement... Est-ce pour cela que vous êtes devenu marine ? Pour avoir un sens à donner à votre vie parce que des pirates ont pris tout ce qui vous est cher ?! Ou c'était uniquement parce que devenir gradé vous donnait le droit de tuer plus d'hommes qu'une simple vie de marines aurait pu vous offrir ?! Je me fiche ouvertement de votre avis me concernant, le seul à même de me juger... c'est moi et personne d'autre... Et pour être honnête, je ne suis pas aussi naïf que vous le pensez... du sang sur les mains... J'en avais déjà avant même de déserter la Marine !

Certes, j'ai encore des choses à apprendre mais ce n'est pas en me plaignant de mon passé que ça changera quelque chose... Alors, c'est avec un sourire en coin que je me projette en arrière... Un arbre c'est tout ce dont j'ai besoin... Je le touche un instant avec ma main droite et...

- Autant continuer ce que nous faisions tout à l'heure non ? Bamboo Forest

Mon bras gauche se transforme en lance de bois et je frappe violemment le sol avec ce dernier. Le sol se fissure petit à petit vers le gradé... jusqu'à ce que des tiges de bambous ne sortent du sol pour le transpercer de part en part... Comme je m'y attendais, il esquive la plupart... sauf la dernière qui le touche à la jambe... Nice shot ! A voir la suite des événements... Même si je sens que personne ne sortira vainqueur de ce combat...


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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Jeu 27 Oct - 9:32

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Bambous et



Tonnerre




Après s’être tût, le Sous-Amiral n’eut le loisir d’entendre qu’une pauvre litanie triste, émanant d’un petit frustré de la vie, qui aurait pu en douter ? Francesco lui-même savait pourtant que son propre discours n’allait pas être entendu, du moins pas assimilé par un révolutionnaire pour qu’il y réfléchisse. Ce monologue affligeant reprenait ainsi quelques mots de l’officier, sortis de leur contexte évidemment. Quelle peine… Ces types s’étaient donc refermés hermétiquement sur eux-mêmes pour éviter toute remise en question ! Fallait-il seulement lui répondre ? En valait-il seulement la peine ? Non. Le borgne n’en aurait pas la patience, ni le temps. Tout cela ne l’avait que plus énervé ! Tout ce qu’il souhaitait maintenant c’est de voir son ennemi périr sous sa lame. En voilà une vision qu’elle était belle !

« Bien sûr, c’est tellement pratique d’être un révolutionnaire ! Vous n’avez même pas daigné comprendre ce que je vous ai dit ! Et si vous nous prenez pour des monstres, je n’en ai rien à foutre, tout comme de ma propre existence ! J’ai rejoint la marine par conviction et chacune de mes actions ainsi que ce que j’ai vécu m’a mené là où je suis ! Mais ça, bien sûr, une pauvre victime sanguinaire telle que vous ne pourrait le concevoir ! Mourrez donc de votre entêtement et de votre ignorance ! »

Un mouvement de recul plus tard, le roux touche l’un des seuls arbres aux alentours et provoque une fissure dans le sol qui fait émerger des bambous aux airs tranchants. Réagissant au quart de tour, préparé à l’éventualité depuis quelque temps déjà, le borgne débute un arc de cercle pour rejoindre Gojyo au corps à corps. Plus compliqué que ça n’en a l’air, il faillit perdre l’équilibre plusieurs fois à cause de la rapidité des plantes. Ayant toujours son adversaire du coin de l’œil, le voir sourire lui fit perdre son calme. Une tige vint alors frapper sa jambe, provoquant ce qu’il redoutait. Sa jambe se fit soulevé du sol, tout en devant supporter une incision nette. Plutôt que de se vautrer comme un débutant, il parvint avec un pas de côté à se remettre. Maintenant face à son vis-à-vis, il en profita pour sortir l’une de ses techniques d’un nouveau genre.

Puisqu’il aimait les arbres, le gradé voulut faire d’une pierre deux coups. Narukami ! Avec de la chance, il ne verrait pas le coup venir ! D’abord une accélération vers l’avant, ensuite, un brusque changement de direction qui le ferait disparaitre d’un champ de vision trop restreint et puis enfin un coup de sabre sur le flan. En forme d’éclair, cette technique portait décidément bien son nom. Comme il le pensait, le hors-la-loi n’en resta pas là. Déjà d’autres morceaux de bois aiguisé arrivaient dans sa direction. Le moustachu se laissa alors tomber devant lui, comme s’il perdait l’équilibre. Ensuite il utilisa son pied et sa jambe encore intacte pour provoquer la première impulsion. La gravité et sa force physique se mêlant, il partit en un instant en une poussée vers l’avant. Cela aurait pu s’arrêter là, il aurait pu essayer de frapper le logia, étant trop bas pour se sentir menacé par ses attaques mais il s’en tient au plan.

Arrivé presque devant lui, il réutilisa sa jambe forte pour faire un pas de côté. Normalement il devait donner l’impression à l’autre de s’évaporer… Si la tête de mule s’était trop emportée alors il ne remarquerait rien ! Francesco continua son mouvement et revint au corps-à-corps, tentant de loger la pointe de son arme dans le ventre du révolutionnaire. Avec cet élan et sa propre puissance, il envoya voler l’homme-bois dans une maison alentour et il finit son mouvement en tranchant l’arbre contre lequel il se tenait. L’avait-il tranché ? Juste éraflé ? En tout cas il avait maintenant quelques minutes pour se décider quoi faire. Bien entendu, il n’allait pas attendre bien gentiment que l’autre se relève mais s’approcher trop près pouvait l’empêcher d’esquiver correctement les attaques… Tant pis, il fallait tenter quelque chose !

Il fonça vers la maison éventrée, la contournant pour aller dans une autre, juste derrière. Personne ? Tant mieux. Il venait de trancher la porte et escaladait maintenant les escaliers pour monter à l’étage puis sortir sur le toit. De là-haut, il aurait l’occasion d’avoir une bonne vision de ce combat et il pourrait à nouveau fondre sur celui qu’il voulait mort. Le tout était de savoir où cet homme se trouvait…



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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Sam 29 Oct - 20:52

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Hmm, ouais... En réalité, je n'aurai pas dû être ici... Tout du moins si puisque la mission l'exigeait mais... j'aurai dû repartir avec les autres vers notre repaire mais pourquoi tant de hâte ? La confrontation donne l'impression qu'elle était prévue depuis des années... alors que la réalité en est tout autre ! Rien n'était prévu ! Je suis même, presque, certain que le gradé se serait, volontiers, passé de me revoir en ces lieux, même de me revoir tout simplement ! Un traître reste un traître après tout mais... intérieurement, il doit quand même être « heureux » de me revoir comme ça il pourra se venger de toutes les années de galère que je lui ai faites subir pendant mon temps chez eux, ah ah !

- Nous sommes deux à ne pas écouter ce que dit l'autre mais cela ne servirait à rien qu'on s'explique... Nous aurions tort peut importe ce que nous ferions ou dirions ! Évidemment, pour vous, nous ne sommes que des idiots juste bon à égorger nos voisins. Nous ne pouvons pas comprendre quelque chose d'aussi compliqué que votre morale et votre éthique ! J'ai d'autres choses à faire bien avant de mourir !

Une fois ceci dit, je me projette en arrière et je touche le premier arbre que je croise. Pourquoi ? Parce que certaines de mes techniques nécessitent que mon corps garde les pieds au sol et ma main doit toucher le bois des arbres... J'y suis obligé mais je m'y suis fait ! C'est plutôt amusant parfois pendant un combat mais parfois, je dois bien avouer que c'est plutôt barbant ! Je maudis ma gourmandise d'ailleurs ! Si je n'avais pas trouvé et croqué ce fruit ce jour-là... Tsch... Serai-je seulement capable de rivaliser contre le gradé en ce moment même ? Pas sûr... Je pense même que je ne serai déjà plus de ce monde si je n'avais pas eu mon fruit en back-up pour m'aider... Après, ce n'est pas une certitude à 100% mais une forte probabilité ! Une fois mon bras droit transformé en lance, je frappe le sol qui se fissure jusqu'au gradé et des tiges de bambous sortent du sol, je veux juste lui couper l'herbe sous le pied ! Et, accessoirement, le blesser... Juste le temps que mes hommes s'en aillent... même si je doute qu'ils accepteront de rentrer en me laissant ici... de vrais têtes de mule ! Hmm hmm, et c'est moi qui dit ça...

Mon attaque lancée, voilà que le gradé contre-attaque ! Je ne comprends pas trop ce qu'il veut faire mais qu'importe ! Tout ce que je sais, c'est qu'il me faut riposter et le plus rapidement serait le mieux ! Je lui balance des morceaux de bois acérés comme des lames de rasoirs mais il les évite sans réelles difficultés... J'ai le droit de dire qu'il commence doucement à m'agacer ce haut gradé ?! Continuant mes attaques, je pensais – naïvement – qu'il allait me flanquer une correction comme il savait le faire par le passé... Je lève mon arme et... Que... ? J'ai trop bu ou je rêve ?! Il disparaît ?! Juste comme s'il tentait de s'évaporer... C'est flippant ! Comment réussit-il à faire ça ?! Finalement, il réapparaît derrière moi et j'ai juste le temps de me protéger avec l'acier de mon arme ! Sinon, il me transperçait réellement... mais sa vitesse... Comment diable fait-il pour aller aussi vite ?! Je n'ai même pas l'occasion de lui poser la question que la violence du choc me donne droit à une leçon de vol gratuite et je finis ma course dans une maison... en traversant le mur plutôt que de prendre la porte ! Aouch ! Je sais que je suis un logia... mais la violence du choc était telle que je n'ai pas pu me protéger à temps... Je suis littéralement parlant, dos au mur... Mauvais jeu de mots, je sais...

Qu'est-ce que je dois faire à présent ? Bouger ? Non... Je crois même que je suis blessé au flanc gauche... Encore ce rouge qui inonde le sol... Mais c'est plus fort que moi, il faut que je m'allume une cigarette et que j'en tire une latte ! Ca calmera mes nerfs un court instant...

- Tsch... Quelle ironie. J'avais 15 ans quand nous nous sommes rencontrés la première fois... « Arrogant, bagarreur et entêté », ce sont les seuls mots que vous avez utilisé pour me décrire. Je ne sais plus exactement les circonstances de notre rencontre mais j'me rappelle parfaitement le dénouement... Vous m'avez collé une raclée Lâchais-je, un sourire amusé sur les lèvres Je me demandais pourquoi cette technique me semblait familière... J'me souviens maintenant. Je l'ai déjà connu il y a 15 ans... Vous aviez utilisé la même technique... Comme quoi, certaines choses ne changent pas...

Je ne suis pas certain qu'il puisse m'entendre... mais je suis persuadé qu'il n'est pas si loin que ça... J'en suis presque sûr même ! Je tire une latte sur ma cigarette... Je commence à doucement reprendre le contrôle et la mobilité de mes membres... Cela pourrait s'avérer utile pour la suite... Surtout si je veux sortir de là en un seul morceaux...


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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Mar 1 Nov - 9:37

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Début de



la fin




De sa position, Francesco scrutait le résultat de sa technique. Posté là, en haut d’une maison presque mitoyenne, il attendait patiemment que le révolutionnaire pointe à nouveau le bout de son nez. Il pouvait sentir sa présence grâce au haki mais ce n’était pas comme si la maison avait été démolie. Seul un trou dans l’une des façades attestait de leur affrontement, probablement aussi des dégâts matériels mais impossible de savoir comment Gojyo s’était réceptionné. Le Sous-Amiral ne se risquerait pas à venir de lui-même de toute façon, étant donné la très probable présence de bois à l’intérieur. Ne sachant pas vraiment comment fonctionnait le fruit logia, il supposait que la présence de bois ne ferait que renforcer ses possibilités. D’un naturel toujours méfiant, il restait donc parfaitement immobile.

Tel un prédateur nocturne, il observait donc les contours de cette maison, s’attendant à recevoir lui aussi, d’autres coups. C’est à cet instant qu’il entendit son adversaire relancer la conversation. Voulait-il gagner du temps pour préparer quelque chose ? Simplement localiser le marine pour pouvoir mieux le prendre à revers ? Malgré les risques, il décida tout de même de répondre. Il était sûr de lui avoir infligé une blessure plus importante que les précédentes et puis… Ce dont il parlait lui rappelait leur passé commun. Le borgne n’était pas simplement nostalgique, c’est juste que cela lui faisait se remémorer ce pourquoi ils s’étaient côtoyés il y a 15 ans. Maintenant qu’il y repensait, il savait que l’ancien marine avait une affreuse manie à l’époque. Peut-être qu’aujourd’hui le gradé pourrait utiliser cela à son avantage !

« En effet. Vous n’avez pas changé. Dommage qu’à l’époque mes tentatives pour vous cadrer n’aient pas fonctionnées. Nous n’en serions pas là aujourd’hui si vous n’aviez pas été aussi entêté… Ce n’était pas juste avec moi d’ailleurs. Si je me rappelle bien, ne cherchiez-vous pas désespérément à savoir qui était votre père ? Le connaissant, il devrait se retourner dans sa tombe aujourd’hui en voyant ce que vous êtes devenus… »

Encore un peu plus concentré, l’officier s’attendait maintenant à une réponse du roux. Il ne pouvait pas être resté insensible à ce qu’il venait de dire, sauf s’il avait eu les moyens de trouver ce qu’il cherchait dans la Révolution. En tout cas il était maintenant futile de rester immobile. Le moustachu se résolu donc à descendre de son perchoir, sautant du toit et se réceptionnant au sol sans grandes difficultés. L’exercice avait réveillé sa blessure à la jambe, qui lui rappelait gentiment qu’il ne devait pas faire d’excès pour pouvoir continuer à se battre efficacement. C’est alors qu’il vit son ennemi ressortir par le trou qu’il avait laissé dans le mur. Une cigarette aux lèvres, le flan ensanglanté, il semblait cependant étonnement énergique pour quelqu’un dans sa situation. Il était sorti suffisamment vite pour que le marine le mette en garde.

Francesco ne s’attendait pas à une telle réaction… C’en était presque trop beau ! La lueur dans ses yeux ne laissait déjà aucune place au doute mais ce qu’il dit ensuite fit presque rire le Chef de la Bastard. Bien sûr, il lui demanda s’il connaissait son paternel. Il était tellement obnubilé par son père qu’il en oubliait tout le reste, même de penser à se défendre ! Oui, presque risible. Il n’avait pas changé d’un poil. Toujours aussi facile à berner ! Ne prenant même pas la peine de lui répondre, le Sous-Amiral fondit sur son ennemi. A cette distance, il n’aurait sans doute pas le loisir d’esquiver ! Il fallait frapper fort ! Pour cela son Kosen serait parfait. Il lança un coup d’estoc auquel il imprimait un mouvement rotatif avec sa main. Lancé en plein estomac, le coup porta mieux qu’il n’aurait pu l’espérer, le fluide du gradé l’emportant sur celui du révolutionnaire.

Sans doute dû à son manque de concentration, du bouleversement qu’il avait dû ressentir lorsque le borgne avait mentionné son père, Gojyo avait tenté de riposter mais… Trop tard. Seule une nouvelle blessure bénigne venait de naitre sur le bras du borgne alors que lui perdait encore un peu plus de son sang. Puisqu’il venait de se compromettre lui-même et que cet affrontement tournait à son avantage, il allait tout de même lui dire ce qu’il voulait savoir. De toute façon, il allait soit finir sa vie en prison ou bien mourir pour sa trahison. Le regard condescendant, l’amiral s’approcha donc du visage de son vis-à-vis, tout en ne gardant parallèlement qu’une main sur la garde de son épée pour en dégainer une autre. Il lui susurra finalement à l’oreille le nom de son père avant de faire un pas en arrière, lâchant sa première arme toujours plantée dans le hors-la-loi et de n’ajouter uniquement qu’un…

« Adieu ! »

Avant de tenter d’abattre son second sabre pour clore définitivement cette altercation !



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MessageSujet: Re: Cela faisait un bail ! [Francesco]   Mar 1 Nov - 16:21

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Cela faisait un bail !



J'pensais même que souffrir, ça pouvait pas t'arriver ! J'oubliais qu'tes tatouages et ta lame de couteau, c'est surtout un blindage pour ton cœur d'artichaut


Comme quoi ! Même après toutes ses années, je ne sais toujours pas me maîtriser... J'étais persuadé pouvoir me contrôler... être moins naïf mais finalement, ce n'était qu'une odieuse façade... Je crois qu'en réalité, j'étais dans le déni complet... Si je suis incapable de me protéger comment puis-je protéger les autres et tous ceux auxquels je tiens ?! Mes hommes qui attendent dans l'auberge ? Qu'est-ce qu'ils vont devenir ?! Non, hors de question que je ne perde encore quelqu'un uniquement parce que je suis incapable de faire face à mon passé ! Alors j'essaie de me mettre debout mais... je retombe aussi rapidement que si je n'avais rien fait... Ah ah ! Je crois que mes forces ne sont pas encore complètement revenues... Alors plutôt que de m'agiter, je cherche à entamer la conversation avec le gradé... J'me rappelle l'avoir rencontré quand j'avais 15 ans... même si la situation laissait à désirer parce que je n'étais qu'un petit effronté... Mais que voulez-vous ? Quel gamin voudrait obéir à ce qu'on lui dit à cet âge ? Certains étaient dociles... Moi, c'était le contraire... J'aimais les faire tourner en bourrique... Je m'amusais bien à l'époque ! Mais il semblerait que les choses ont changé... Enfin, pas entièrement puisque le résultat reste le même au final... J'me prends une raclée !

- Peut-être que les sanctions que vous nous aviez donnés, à l'époque, n'étaient pas encore assez sévères Sous-Amiral ! Après tout, nous n'étions que des gosses... On voulait juste s'amuser un peu et voir jusqu'où nous étions capables d'aller... Quand la suite de la tirade du gradé me parvient au cerveau, je crois que j'ai eu une absence durant quelques secondes ! Que vient-il de dire ? Vous saviez ce que je faisais de mes nuits alors... Lançais-je plus pour moi qu'autre chose... Je croyais que personne là-bas ne se doutait de mes activités nocturnes... J'n'ai pas dû être assez discret... Finalement, j'arrive à me relever tout en me tenant le flanc gauche et je me dirige vers le trou par lequel je suis entré

Mon père hein ? Cela pourrait être une ruse, un subterfuge pour me faire sortir de mon trou et je me dis que je fonce sûrement tout droit dans un piège mais... il connaît mon père ! Vrai ou faux ? Je m'en balance ! Je veux savoir qui il est... Est-il encore seulement en vie ?! Ce n'est que maintenant que je réalise les mots du gradé... « Il se retournerait dans sa tombe... » NON ! Je refuse de croire qu'il soit mort... Cela ne se peut pas ! J'avais tellement de questions à lui poser ! Je ne veux pas croire qu'elles resteront sans réponses... Non... Impossible... Je suis perdu... Je ne sais plus si je dois haïr cet homme que je n'ai jamais connu ou le remercier pour le temps que j'ai vécu... C'est assez compliqué.

Finalement, après être sorti par ledit trou, je me trouve face au gradé, aussi droit que ma blessure me le permet et la seule chose qui me vient à l'esprit c'est...

- L'avez-vous réellement connu ? Qui est-il ?!

Bien entendu, j'aurai pu me protéger, me mettre en garde ou que sais-je encore mais non... Il se trouve que je suis resté là, planté droit comme un piquet, face à la « mort ». Ouais face à la mort puisqu'il semblerait que le gradé soit mon bourreau... et même quand je vois son épée foncer droit sur moi... Je n'ai pas le temps ni même l'intelligence de penser à me protéger... Non... Tout ce que je fais... C'est la regarder venir et me transpercer l'estomac... Je recule d'un pas... J'en perds même ma cigarette... Etrange... J'ai un goût cuivré dans ma gorge... Je ne me suis pas protégé... Je n'ai pas eu le temps et quand bien même, je l'aurai fait, le résultat aurait été le même... Mon haki n'est pas aussi fort que celui du gradé ! Ah ah comme quoi... Ma naïveté causera ma perte... L'homme que je n'ai jamais connu sera celui qui aura raison de moi... Je tousse légèrement... Génial... Même comme ça, je crache du sang... La main du gradé se pose sur la garde de son épée... Je grimace de douleur... J'aimerais vous y voir avec une épée plantée dans l'estomac ! Même s'il ne fait que l'effleurer, je la sens bouger à l'intérieur et c'est douloureux ! D'instinct, je pose ma main droite sur le tranchant de la lame... Je perds déjà mon sang de partout alors un peu plus pour maintenant... La tête légèrement penchée en avant, j'écoute ce que le gradé me dit... avant d'écarquiller les yeux de surprise et de me redresser brusquement, oubliant complètement l'épée plantée dans mes entrailles ! Bien entendu, c'est tout sauf agréable...

- Vous... le saviez... depuis tout ce temps ?!

Il recule d'un pas... Pourquoi est-ce que j'ai un mauvais pressentiment ? Hein ?! Eh mais... Non pas adieu ! Mais le plus... idiot que je fais... C'est ça. Sans réfléchir aux conséquences, comme d'habitude, d'un coup sec, je sors l'épée de mon estomac – non sans avoir envie de vomir mes tripes au passage – et je bloque comme je peux, l'attaque du gradé... On ne pourra pas m'empêcher d'être inconscient jusqu'au bout !

- Je croyais... que vous deviez garder... vivant les Révolutionnaires que vous croisiez... Sous-Amiral !

Lâchais-je avec un air de défi dans le regard. Je n'ai plus rien à perdre désormais... Enfin si ma vie mais même elle, je suis sur le point de la perdre plus vite que prévu à ce rythme ! Soudain, j'entends siffler... puis un léger rire que je reconnaîtrais entre mille... Je l'ai tellement entendu qu'il m'agace... mais je crois qu'aujourd'hui... Je serais presque heureux de l'entendre...

- Sabo...

Murmurais-je à moitié conscient... C'est étrange... Pourquoi ai-je l'impression que tout devient flou ?


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