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 Au commencement l'Homme créât la folie [PV Taizone]

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MessageSujet: Re: Au commencement l'Homme créât la folie [PV Taizone]   Mar 11 Avr - 13:47

Hunter VesperineThe Loose Cannon
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Au commencement l'Homme créât la folie

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Le sang qui recouvrait quasiment tout mon corps ainsi que mes cheveux commençait déjà à sécher, preuve du temps qui passait doucement. Pourtant j'avais envie que le temps s’arrête, que la journée se prolonge encore un peu, juste de quelques heures, est-ce que c'était trop demandé ? Il y avait tellement longtemps que je n'avais pas fait la connaissance de quelqu'un qui m'attirait autant. En y réfléchissant bien, cela ne m'était jamais arrivé en fait. Je n'arrivais pas à expliquer ce qu'il se passait entre lui et moi, je n'arrivais pas à mettre des mots dessus. Si ce n'est que c'était fort, bien plus fort que moi, je n'arrivais pas à résister à cette attraction. Tel la gravité d'un soleil qui agit sur les planètes qui l'entourent. J'aurais pus essayer d'y résister, mais c'était tout bonnement impossible.

Je commençais à me poser des questions, mais je n'osais pas trop y réfléchir, de peur que tout s'effondre subitement, que cela se brise au moment où je poserais le doigt dessus. C'était trop beau pour être vrai à mon sens, je ne pensais pas que cela puisse m'arriver un jour, non pas à moi. On me le répétait sans cesse que j'étais trop étrange, trop folle pour que quelqu'un puisse être attiré par moi un jour. C'était pour cela que je n'osais pas y penser, je voulais conserver cet instant si parfait aussi longtemps que je le pouvais. Je lui avais alors avoué que j'étais heureuse d'avoir fait sa connaissance, je m'étais même surprise à lui demander spontanément si nous pouvions devenir ami. Juste après j'avais déposé un délicat et chaste baiser sur la joue, rendant le moment surréel pour moi alors que j'avais l'impression que mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine.

D’ailleurs il ne calmait pas lorsque sa main se posait sur ma joue, la caressant d'un geste rempli de tendresse, allant même jusqu'à effleurer délicatement mes lèvres. J'avais l'impression que ce geste doux allait briser la carapace que je m'étais forgée au fil du temps, rejetée par tous, même pas ceux que j'avais cru être mes parents. Quand Taizone me répondait qu'il acceptait de devenir mon ami, avant de me gratifier d'un compliment, je me mordillais un peu la lèvre, les yeux toujours plongés dans les siens. Je ne voulais pas détourner mon regard de lui, j'aurais même voulu pouvoir y plonger, ne plus jamais en sortir.

J'avais l'impression de me sentir pousser des ailes, de grandes ailes capables de me porter là où je le souhaitais, aussi loin que je le voulais. Je me rapprochais encore un peu de Taizone alors que ma poitrine montait et descendait rapidement, alors que j'avais l'impression qu'il n'y avait plus rien du tout qui nous entourait. Juste Taizone et moi. Je me mettais sur la pointe des pieds, avant de venir l'embrasser doucement, les yeux fermés. C'était un simple baiser, doux et sans arrières pensés. J'étais simplement portée par la joie d'avoir enfin eu la chance de rencontrer quelqu'un comme moi. Après quelques secondes des plus délicieuses, je me laissais retombée sur mes pieds, mais sans m'éloigner de lui, j'aurais presque pu sentir la chaleur qui émanait de son corps si j'en étais capable. J'espère qu'il ne m'en voudrait pas pour ce que je venais de faire...



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MessageSujet: Re: Au commencement l'Homme créât la folie [PV Taizone]   Lun 1 Mai - 17:26

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Venait-elle réellement de m’embrasser ? Était-elle en possession de son esprit ? Je n'avais pour ma part plus le mien, je n'étais pas très serein. Je n'avais vraiment plus l'habitude de sentir de douces lèvres se poser pour m'offrir un baiser. Je n'étais malheureusement pas le seul puisque, ne comprenant pas pourquoi sur le moment, je voyais un terrible fantôme derrière Vesperine. Mes yeux n'arriver plus à quitter cette silhouette. Elle était là. Revenant du passé. M'observant passivement. J'étais incapable de bouger. Mon corps était tétanisé. Je n'arrivais pas à y croire. Elle était bel et bien là. Pourquoi ? M'en voulait-elle ? Je ne pouvais donc passer à une nouvelle aventure. J'en avais l'impression. J'étais mal tout d'un coup. Je ne comprenait pas vraiment comment cela était possible de la voir de nouveau sous mes yeux, cependant je la voyais comme je pouvais voir la bleue. Elle ne me quittait pas du regard. J'avais froid. Je me demandais si c'était l'effet que son retour me procurait, cependant j'en doutais car elle avait été importante pour moi, et elle le sera pour toujours. Mon cœur était perdu dans un labyrinthe de confus sentiments. Je regardais par dessus l'épaule droite de Vesperine, j'étais dans l’impossibilité de bouger. Je n'avais plus le contrôle.

Je semblais complètement paniqué. On pouvait clairement observer que je voyais quelque chose de surnaturel qui ne devait pas exister. Il ne fallait pas être un génie pour saisir que j'étais ailleurs. Ma tête était pleine. Je paniquais totalement. Je ne supportais pas cette atroce pression. Pourquoi me faire ça ? Était-ce vraiment elle ? Se pouvait-il que cela ne soit qu'une invention de ma conscience pour m'empêcher de vivre ? Je n'arrivais pas à savoir. J'étais en crise. Quelques larmes coulaient sur mon visage. Affreuse situation de malaise. J'avais vraiment des difficultés pour être quelqu'un de normal. J'essayais de le devenir, mais j'étais loin d'y parvenir.

« Ahhhh sors de ma tête ! »

Mon corps se couvrait d'acide. Je voulais me construire une carapace. Je tenais à m'échapper de cette gène. Insupportable. Je voulais en finir. Mon nectar divin s'échappait de mon corps à une vitesse hallucinante. La bleue devait s'écarter si elle tenait un minimum à sa personne. Mes poings se fermèrent brusquement avant de se jeter sur mon doux visage d'ange. Je frappais de toute mes forces. Je ne voulais pas la voir. Pas maintenant. Pas en ce jour. Je passais un merveilleux moment, et il fallait qu'elle se montre pour tout gâcher. Je devais avancer. Je ne pouvais pas m'arrêter de vivre éternellement. Elle était morte. Décédée. Notre histoire était terminée. Ainsi, j'avais le droit d'en commencer une nouvelle, du moins je le croyais naïvement. Mes poings continuaient de s'acharner avec une certaine rage. Je commençais à saigner. Du sang se mélangeait à l'acide pendant que mon regard n'avait pas bougé depuis l’instant où le fantôme était apparu de mon esprit.
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MessageSujet: Re: Au commencement l'Homme créât la folie [PV Taizone]   Dim 14 Mai - 11:46

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Comment est-ce que les choses peuvent dégénérer aussi vite ? Et comment est-ce que j'avais été aussi bête pour croire qu'un truc bien puisse m'arriver à moi ? Le karma fini toujours par me rattraper, quand on la poisse comme moi c'est pour toujours. Quoi qu'on essaye de faire, chaque minuscule instant de joie fini par être gâché, piétiné, saccagé. À croire que je n'avais vraiment pas droit au bonheur dans ce fichu monde. Par moment je sentais que ça me faisait perdre pied, par d'autres j'avais envie de me battre pour ça. Pourtant, à cet instant j'hésitais… Pourquoi j'hésitais ? Revenons un peu en arrière.

Alors que je m’étais risquée à un baisé, tout ne c’était pas passé comme je l’avais espérer malheureusement. Tandis que je me reculais, je remarquais que quelque chose derrière moi semblait attirer le regard de Taizone. Pourtant en me retournant je constatais qu’il n’y avait absolument rien, rien de vivant en tout cas, ou rien que mes yeux ne puissent voir. Pourtant Taizone semblait comme captivé par quelque chose que seul lui pouvait voir. Un fantôme ? Je n’en avais aucune idée et j’étais sûre que si je lui demandais, je n’aurais pas de réponse. J’avais l’impression que mon cœur se compressait sur lui-même dans ma poitrine, qu’il se rabougrissait au fil des secondes qui s’écoulaient dans un silence de mort. Même le chant des oiseaux semblait s’être tût.

Taizone regardais toujours derrière moi alors que je le fixais dans les yeux, ses yeux qui semblaient me rendre complètement transparente à son égard. Le peu d'empathie qui me restait me permettait de distinguer sans mal qu'il n'était plus vraiment lui-même. C'est alors que je remarquais que quelques larmes venaient rouler sur ses joues déjà tâchées de sang. À présent l'inquiétude se lisait aussi sur mon visage alors que je ne comprenais pas l'entièreté de la situation. Est-ce que je l'aurais voulu ? Pas vraiment. Certaines choses sont faites pour rester strictement personnel et il semblerait que s'en était une. Je savais d'ores et déjà que cela ne me regardait pas le moins du monde et je n'avais pas envie de fourrer mon nez là où je ne devais pas. Comme pour rajouter une couche à mon incertitude du moment, Taizone s'écrit alors « sort de ma tête ». Il ne pouvait parler de moi, je n'avais pas cette capacité intrusive. L'hypothèse du fantôme revenu subitement pour le hanter devenait de plus en plus plausible. Ou alors était-ce simplement son cerveau qui lui jouait des tours ? Ça j'y croyais déjà plus.

C’est alors qu’il usait sans doute involontairement de son pouvoir, de l’acide le recouvrait alors quasi totalement. Je me reculais un peu précipitamment, manquant de tomber sur un corps sans vie. Je n’étais plus que spectatrice d’une scène sans pareil. Visiblement en proie à de vieux démon le jeune homme c’était mit à se frapper lui-même frénétiquement le visage sans que je sache pourquoi. Je le regardais, complètement paniquée. Voilà où j’en étais. J’hésitais. J’hésitais entre deux options qui semblaient s’offrir d’elle-même à moi. Le laisser, ou l’aider. Mon cerveau me murmurait de fuir, de ne pas risquer ma peau face à un autre monstre qui était sans conteste bien plus fort que moi. Mon cœur quant à lui me hurlait de faire quelque chose, de ne pas rester les bras ballant à le regarder s’autodétruire. Pourquoi est-ce que je ressentais le besoin de l’aider ? Moi qui n’en avais strictement rien à faire des autres d’habitude ? Peut-être parce que je m’étais brièvement retrouvée en ce monstre que j’avais en face de moi. Dans la puissance qui l’habitait, qui m’émerveillait, qui me fascinait.

Alors, je ne pouvais pas rester sans bouger une seconde de plus, la vision qu'il m'offrait était trop dur à endurer, je devais agir pour que cela change. Je retournais vers lui, sachant dès à présent que je n'en sortirais pas indemne. Je n'avais pas peur malgré le danger certain qu'il représentait pour moi, j'étais consciente de ce danger, pourtant j'allais le braver. Malgré tout j'étais paniquée, j'avais comme un nœud au travers de la gorge quand je saisis à pleine main les poignets de Taizone, recouvert d'acide. Je ne sentais rien, pas la moindre douleur, pourtant je savais que mon corps subissait des lésions qui me marqueraient à vie. Du peu de force que j'avais j'essayais de l'empêcher de se frapper. Je le regardais dans les yeux alors que l'inquiétude se lisait toujours sur mon visage. J'avais même l'impression que je pleurais à mon tour.


-Taizone arrête !

Dis-je d’une voix fébrile, que j’aurais voulue plus assurée. Je ne savais pas quoi lui dire d’autre, les mots me manquaient devant une situation pareille, que je n’arrivais pas à gérer…



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MessageSujet: Re: Au commencement l'Homme créât la folie [PV Taizone]   Jeu 1 Juin - 21:33

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Mon mental était plus que fragile. Je n'étais donc pas en mesure de ressentir émotions ou sentiments de nouveau pour quelqu'un. Effectivement j'en avais éprouvé à l'égard de cette fille qui me faisait face, mais je ne pouvais en supporter davantage. Je n'en avais pas la capacité. J'étais faible. Tellement faible que je me dégouttais intérieurement. Je n'arrivais à rien. Je ne pouvais modifier ce que j'éprouvais . Mes pensées étaient encore et toujours tournées vers une certaine défunte tout comme ma vue qui me paraissait incapable de prendre une nouvelle direction. J'étais tétanisé par mes affects. Mes émotions et sentiments se manifestaient dans un même cri de douleur. Je souffrais à cœur ouvert. Je n'avais pas la force de le cacher ; j'étais pris au dépourvu. Pour être sincère, j'avais une force incroyable en moi, cependant je ne pouvais m'en servir pour combattre ce fantôme du passé. J'avais aimé. Je ne pouvais faire de mal à celle pour qui mon âme était lié à la vie à la mort par cette douce et sauvage chose que l'on appelle l'amour. Quel coup du sort. Je ne pouvais y échapper. Il n'y avait pas la moindre issue. Il était impossible de faire autrement que de vivre avec ces terribles ressentiments. Me frapper ne changeait rien, mais cela ne m'empêchait pas de continuer à envoyer des coups de plus en plus puissants, faisant couler le sang sur mon pâle visage.

La bleue avait l'air de croire à la réalisation d'un certain idéal, un qui nous unissait pour le meilleur et pour le pire, une belle utopie que je ne pouvais promettre. J'en étais loin. Je n'allais pas chercher à lui mentir. Ma folie était telle que je craignais pour ma vie. Une puissante peur me gagnait. Petit à petit celle-ci grandissait. Elle prenait d'autant plus de place dans mon esprit pendant que ce qui me faisait vivre, ce qui devait battre dans ma poitrine semblait se déchirer. Les coups continuaient de pleuvoir dans un même temps. Quelle catastrophe. J'étais mal. Je me faisais souffrir. J’espérais ne plus avoir à faire avec ce fantôme du passé qui me hantait sans me laisser de répit. Je ne pouvais avancer dans la vie à cause de ses soudaines apparitions. A chacunes d'entre elles, le désespoir s'invitait en personne. Je ne l'invitais pas, je ne voulais de sa venue, cependant cela n'avait pas le moindre effet sur son envie de me tourmenter. Toquant à la porte de mon âme en m'accusant de sa mort, j'avais énormément de difficulté à surpasser ses reproches. Ils me rendaient fragile. Je devenais une proie facile.

L'acide s'échappait de mon corps sans que je ne puisse l'en interdire. J'avais la sensation que mon nectar divin avait sa propre volonté, et qu'il avait choisi son moment pour prendre le dessus sur la mienne qui était momentanément portée disparue pour une durée indéterminée. Je ne me maîtrisais plus. Le contrôle avait comme été cédé de force. J'aimais celle qui n'était à ce jour de ce monde, et rien ni personne ne pourrait faire taire tout ce que je ressentais à son égard. Saisir mon poignet n'était alors pas une excellente idée. Je ne me contrôlais plus du tout. Comprenait-elle que je ne pouvais être raisonner ? Il n'existait pas de bouton qui permettait de me mettre en arrêt. Il était improbable qu'elle puisse mettre un terme à ma folie. Le fantôme me fixait. Je ne fuyais son regard. Un vide presque sans fond aspirait mon humanité. J'en perdais ce qui me gardait vivant. La bestialité allait sûrement devenir mon proche futur. Il n'y avait d'alternative pour un monstre. Le destin se devait de s'acharner sur mon cas. Il tenait à me détruire comme j'allais, sans faire attention, peut-être faire de même à cette réelle fille qui ne me lâchait pas. Je voyais trop de mauvais souvenirs remonté à la surface. Ils me rendaient fou. Malade. Mon crâne avait une bombe qui ne cessait d'exploser en son centre. Évidemment, je n'arrangeais pas en le frappant, mais je ne pouvais cacher le fait que cela me faisait du bien. Pas vraiment en vérité, si je dois être le plus franc possible, cela avait plus pour objectif de me faire pensée à autres choses, mais cela ne fonctionnait pas aussi bien que je ne l'aurais espéré.

Mes yeux devinrent plus rouge que le sang. Une lueur brillait sans interruption. Signe de mauvais présage à accueillir avec attention. Il fallait prendre cela au sérieux. La menace était là. Bien présente. Je ne savais pas si la bleue pouvait la voir, mais je n'étais désormais plus celui qu'elle avait rencontré. Un autre souhaitait jouer. Je n'avais moyen de le stopper. Ma force ne valait pas la sienne dans cet état. L'acide s'arrêta ainsi de couler. Un implacable sourire s'installa sur mon visage. Mes blanches dents se montraient. Saviez vous que le monstre avait des goûts plutôt différents de ceux que je pouvais avoir ? Il aimait tué pour s'amuser, j'aimais pour me détendre. Nous n'étions pareil. Il avait alors comme veux de passer un moment de joie, ne pouvant m'y opposer, je surveillais ça incapable d'agir pour altérer ce qui allait éventuellement se passer.

« As tu déjà eu envie de mourir ? Est-ce que si je te détruisais sans te tuer, tu aurais cette si belle envie de quitter ce monde ? Suis-je en mesure de te donner la mort ? Tant de douces questions ! »

Mes yeux ne fixaient plus ce mystérieux point où se trouvait le fameux fantôme. Ils s'étaient tournés vers Vesperine. Mon regard était plongé dans le sien, et je la voyais comme une agréable proie qui pourrait me divertir. L'acide était de nouveau produit en abondance. La cible était devenue la bleue, du moins c'est ce que je croyais comprendre de ce que l'autre me faisait dire. Il était bien plus dérangé que je ne pouvais l'être au maximum de ma forme. Allait-elle réussir à faire face à ce monstre ? De son côté, allait-il vraiment essayer de la détruire ? J'étais un spectateur qui n'avait aucun impact sur ce qui pouvait se passer.
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MessageSujet: Re: Au commencement l'Homme créât la folie [PV Taizone]   Dim 11 Juin - 9:08

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J'avais envie de crier, de pleurer, de frapper des poings et des pieds tel une enfant capricieuse. Moi qui pensais que pour une fois avais l'impression que ma malchance m'avait quittée, elle m'était en fait revenu en pleine face de la manière la plus brutale qui soit. Pourquoi est-ce que c'était tombé sur moi ? Qu'est-ce que j'avais fais de mal ? C'était à cause de tous ces pauvres gens sans aucune importance que je venais de tuer ? Le karma m'avait rendu la monnaie de ma pièce ? L'espace d'une très courte seconde, je m'étais prise à imaginer que nous aurions pus lier une véritable amitié avec lui. Voir même un peu plus après le baiser que nous avions échangé -enfin, c'était plus à sens unique qu'autre chose-. Quelle conne j'avais été ! Jamais il ne m'arriverait quelque chose d'aussi bien, d'aussi beau. C'était comme croire en l'impossible...

Comment est-ce qu'un garçon aussi incroyable que Taizone pouvait s'intéresser à moi ? C'était totalement idiot.... C'est surtout pour cette raison que je me sentais mal. Ce n'était pas tant le fait qu'il m'ait rejeté qui m'ait blessé dans mon orgueil, mais plus le fait que j'avais été suffisamment niaise pour croire en l'impossible. À présent je sentais une nouvelle sorte de rage monter en moi en même temps que des larmes commençaient à m'embuer la vie. C'était comme une colère sourde, violente... Pourtant j'avais essayé de la retenir, de l'étouffer autant que possible et même de l'aider lui. Mais il avait refusé, il m'avait si violemment repoussée.

Ma respiration était forte et rapide alors que mon subconscient me prévenait d'un danger imminent, il me disait de fuir aussi vite que possible, que je courais un grand danger. Pourtant, je n'arrivais pas à bouger, comme si mes pieds étaient encrés au sol. Je ne pouvais pas non plus détacher mon regard du sien alors qu'il avait arrêté l'espace d'un instant de produire de l'acide. Je remarquais une étrange lueur dans ses yeux, lui donnant quelque chose d'un prédateur près à bondir sur sa proie et là, la proie, c'était moi. Et je savais pertinemment que je n'avais aucune foutue chance contre lui. Alors, quand il se mit à me parler, me demandant si j'avais déjà eu envie de mourir, ou si j'aurai envie de mourir s'il me détruisait, ou encore s'il était capable de me tuer.

J'avais l'impression d'avoir une boule dans la gorge qui m'empêchait de déglutir, je tremblais comme une feuille. Je me reculais d'un pas en arrière, puis deux, agrandissant la distance qui nous séparait. Je n'étais pas folle au point de rester près de lui alors qu'il semblait visiblement vouloir ma mort. Enfin pas vraiment ma mort, plus me torturer aussi longtemps que mon corps pourrait l'endurer, comme un chat qui joue avec une souris. J'avais de plus en plus les yeux pleins de larmes, mélange de tristesse, mais aussi de colère et plus qu'à cause de moi à présent, à cause de lui aussi.

Je continuais de reculer, avant que je ne me mette à fuir aussi vite que je pouvais, sans me retourner. Courant à toute jambe en direction du port où était amarré notre bateau. Je me hissais à bord tant bien que mal alors que je sanglotais. Mes nakamas découvrir horrifiée l'état de mes mains avant de se précipiter pour me soigner, ne manquant pas de me dire que mes paumes garderaient à vie les cicatrices de ces brûlures causées par l'acide. Après ça je regagnais tant bien que mal ma cabine, je n'avais plus de larme à pleurer, mais je m'étais faite une promesse à moi même, celle que plus jamais aucun homme ne me repoussera...




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MessageSujet: Re: Au commencement l'Homme créât la folie [PV Taizone]   Lun 26 Juin - 23:40

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Je ne savais pas comment me sortir de cette situation. Effroyable moment d’incapacité totale. Je n’étais désormais personne. Il avait prit ma place tandis que j’avais par faiblesse prit la sienne sans le vouloir. J’étais devenu misérable. Ma vie n’avait plus de réel sens puisque je n’étais même plus maître de celle que je croyais être mon existence. Quelle ironie du sort que cela me tombe dessus après l’apparition de ce fantôme sans me laisser le choix. J’avais trouvé une fille qui me plaisait, et voilà que je venais de tout gâcher. J’avais fais fort sans m’en rendre compte sur le moment, et j’avais presque envie de me féliciter. Bravo à moi. J’étais bel et bien un destructeur comme le pouvoir que me conférait mon fruit du démon. Rien de plus. Rien de moins. L’autre était devenu le patron. Il tenait à jouer. La bleue semblait être, pour lui, un jouet qu’il souhaitait briser. La folie le prenait entre ses mains et le poussait vers un nouveau carnage. J’avais massacré à ses côtés les habitants du village où nous étions, et là, il devait rester une personne à qui faire du mal. Elle devait fuir au plus vite. Pas une âme sur cette île n’était en moyen de la sauver. Elle était la seule en mesure d’y parvenir, et cela n’allait sûrement pas être facile. Je m’imaginais à sa place, face à moi, ou plutôt à lui et je ne me voyais pas réaliser l’improbable. Il était quasiment impossible que cette créature puisse me vaincre. Certes sa capacité était puissante, mais aucun des deux esprits n’avaient peur de souffrir. Nous étions résistants face à la douleur. Ainsi, nous pouvions tenir la souffrance assez longtemps. Quelle soit physique ou mentale. J’avais été entraîné jeune pour ne pas traîner dans la cour des faibles.

Mon corps ne bougeait pas. Il se tenait droit devant la bleue, mais ne prenait pas de décision concrète sur la suite des événements. Je me demandais donc ce qui allait se passer ensuite. Est-ce que, comme il le prévoyait, il allait détruire Vesperine ? Je m’attendais au pire car je savais exactement ce dont il était capable. L’acide tenait sa position. Lui aussi avait l’air de vouloir se lâcher. Elle était en mauvaise posture. Tant d’adversaires voulait sa peau, sa chair et sa vie. Comment lutter ? Excellente question dont j’ignorais la réponse. Je ne savais qu’une chose, plus ou moins importante, c’est que si sa survie est primordiale, il ne lui restais qu’à prendre ses jambes à son cou et à fuir aussi rapidement que possible. Voilà son unique chance d’échapper au monstre. Elle était perdue. Son regard ne me quittait pas. Étrangement, je sentais dans son regard, la même intensité que celle qui m’animait lorsque le fantôme était dans mon champ de vision. Elle était complètement paniquée et frustrée. Je n’avais pas besoin de lire dans ses pensées pour le deviner ; tout était observable depuis ses yeux ou la porte de l’âme. Je ne faisais qu’entrer sans demander la permission pour mieux la comprendre. Je ne voyais pas le problème à une légère intrusion. Elle ne pouvait le remarquer de toute façon, à moins que le fait que l’autre se soit stoppé ne résulte de mon intrusion ? Non. Il fallait être stupide pour croire à de telles âneries. Mon corps devait sans doute, de sa propre volonté, offrir un bon de sortie par pure gentillesse.

La bleue, qui reculait petit à petit pour s’éloigner, respirait fort. Son cœur devait battre vite sous le poids de la peur. Elle ne devait pas comprendre ce qui me prenait, et je ne pouvais lui en vouloir si à l’avenir elle m’en voudrait au point de se venger. J’étais un monstre, et une bête. Pas un insensé être humain. J’étais en mesure de ressentir des sentiments et des émotions, cependant avec une certaine ironie c’était cela qui me transformait en un dangereux phénomène. Ma métamorphose ne faisait que débuter. Sans m’avertir, elle se mit à courir. La vitesse était surprenante. Elle avait comprit. Saisie sa chance au meilleur des moments. L’acide prit sa suite. Il partait pour la chasser. La faire disparaître était donc sa priorité. Je voyais son plan. Son jeu était clair. Il lui avait laissé une courte avance. Le bougre n’avait pas la moindre compassion pour la fille qui m’avait fait oublié l’espace d’un instant celle qui me hantait chaque nuit. Je ne pouvais toutefois lui en vouloir puisque nous étions qu’une parfaite entité, et que même si je ne savais pas à cette époque, j’avais déjà l’impression à cette rencontre.

Suivant ses pas à distance pour ne pas être repérer, il usait de sa ténacité pour ne pas perdre sa proie. Il y prenait un malin plaisir, et il fut interrompu soudainement par une troupe de soldats de la marine qui passait dans les environs. Ils étaient en quête d’un jeune homme et d’une jeune fille qui aurait décimé un village ; ils avaient finalement trouvé un des deux criminels. Ne perdant rien de son incroyable sourire, le monstre abandonna sa cible pour se divertir avec ces nouvelles proies qui pointaient leurs armes d’un commun accord vers lui. Je vous laisse deviner ce qu’il a pu advenir de tous ceux qui ont oser se dresser sur sa route ce jour alors qu’il traquait Vesperine. Aucun n’a survécu. Sauf un. Il a pu assister à l’inimaginable. Un massacre. Une marre de sang. Des soldats dévorés vivants qui avaient des familles. Un monstre dans la nature.
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