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 J'ai encore rêvé d'elle [Solo]

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MessageSujet: J'ai encore rêvé d'elle [Solo]   Dim 27 Déc - 0:24

Nazario TaizoneDark Killer ☣ Albino ☣ Crazy Cannibal
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Fruit du Démon: Suppai Suppai no mi

J'étais en sueur, paniqué par ce qui venait de me hanter. Je venais encore de faire ce rêve si particulier. Un horrible cauchemar. Terrible moment qui venait de se clôturer dans la douleur. Insupportable pression que je ressentais au niveau de mon cœur. Mes sentiments venaient de ressurgir du passé. Je me sentais humain. Alissa était de retour pour me jouer un mauvais tour. Ce n'était pas son genre, cependant cela ne voulait pas s'arrêter. Je ne peux la blâmer d'être de nouveau là, à reprendre vie dans mes rêves. Cet ange si magnifique me manque. Je n'arrivais pas à l'accepter. Il fallait que je reprenne mon calme, mais je n'y arrivais pas. Mon souffle était coupé . J'étais complètement égaré. Perdu dans un monde obscur où je n'étais plus maître de mes actes. J'avais terriblement mal. Un goût amer envahissait ma gorge. Mes yeux ne quittaient pas mon corps tremblant du regard. Je ne me reconnaissais pas. Je n'arrivais même pas à réellement faire la différence entre des tremblement et des spasmes. Confus par tout ce qui me venait en tête en si peu de temps. La folie me gagnait.

Quelle déplaisante situation. Vivre était si dur. Le poids des morts étaient si imposant. Sa disparition était le comble. Son absence est tellement forte. Cette vision ne me quittait pas depuis plusieurs mois. Je ne pouvais plus me reposer. Le passé me rattrapait à vive allure. Alissa envahissait mes pensées. Sa mort me revenait chaque nuit. L'histoire repassait dans son intégralité jusqu'à la fin, en boucle. J'aurais du mourir à sa place. Perdre la vie pour la personne qu'on aime était bien plus romantique que de savoir celle pour qui on ressent des sentiments, au fond d'une minable tombe. J'avais envie de tout détruire autour de moi.

Pourquoi cela devait me revenir ? Je l'aimais mais je n'en pouvais plus de la revoir. Mon côté bestial ne se montrait plus, je perdais ma spécificité peu à peu. Je pensais avoir réussi à passer à un nouveau chapitre en entrant dans cette ère de barbarie, j'avais eu tord, j'avais la lourde sensation que je me trompais sur toute la ligne. Je ne pourrais sans doute ne jamais y parvenir. Je me voyais convaincu. Foutu pessimisme. Incapable de laisser tomber cette pauvre fille. Je ne pouvais pas. Petite correction, je ne voulais pas. J'avais été berné par mes propres envies. Comment avais-je fais pour ne rien voir durant toutes ces années ? Je n'étais pourtant pas aveugle. Je ne comprenais rien. Je refusais ainsi la réalité. Sans doute pour me protéger. Je n'y arrivais pas vraiment. J'avais besoin d'aide. Je manquais de lucidité. J'étais dans l'incompréhension total.

« Expliques moi ! Alissa ! S'il te plaît ! J'ai besoin de toi... Reviens... »

Je sanglotais à chaudes larmes, frappant mes poings contre le sol. J'avais l'impression d'être une chétive créature. Je faisais pitié à voir. Je ne supportais pas de me voir dans cet état, déjà que j'avais du mal avec les gens fragiles, là j'étais vraiment dégoutté. Les faibles provoquaient en moi de la colère. Les voir me submergeait d'une rage immense. J'étais pris d'un désir de détruire leur existence. J'adorais cette occupation lorsque le monstre avait la manette en mains. Il était si fort. J'étais également fort, cependant ce n'était que par à-coup. Je ne pouvais me permettre de me laisser submerger par mes émotions. Je faisais mon possible pour rester dans l'obscurité, loin de la lumière éclatante de la justice, cependant je sentais que ma chère amie souhaitait vivement que je change de bord. J'étais décevant. J'allais ainsi continuer de la frustrer pendant de longues années.

« Je te demande pardon pour mon incapacité à te satisfaire... Je suis irrécupérable... »

Le mal avait beaucoup à m'apprendre. J'espère qu'elle n'était pas à mes côtés depuis son décès. J'étais devenu un meurtrier sanguinaire au service de l'équipage et surtout pour mon exclusive soif de violence. Il était impossible que son amour soit intacte. Je ne lui en voudrait pas d'avoir arrêter de m'aimer. Je pourrais la comprendre, néanmoins je tenais à la rejoindre dans l’au-delà. Mon amour pour Alissa était toujours présent, cela constituait ma part humaine, celle qui disparaissais avec le temps. Je chérissais l'idée qu'elle soit avec moi comme autrefois. Je l'aimais tant. Je ne pourrais d'écrire exactement ce que je ressentais, je peux vous affirmer que c'était indescriptible.

Tous les bons moments passés près d'elle me venait, en même temps que les plus mauvais, dont le pire. Je n'ai jamais pu oublier le moindre de ses instants qui resteront gravé dans ma mémoire : l’odeur, le temps qu’il faisait, la période de la journée où c’est arrivé, les sons, les gestes, les mots ; je n’ai jamais pu oublier.

Je me sentais coupable. Comment ne pas l'être ? Sa mort était ma faute. Mes erreurs ne pourront être réparés, j'en étais tristement conscient. J'avais agis comme un satané con. La vie m'avait puni d'avoir été si faible, si stupide et si médiocre. Je méritais une sentence plus odieuse que la prison ou la mort pour m'expier de ce poids, mais aucune justice existait pour me punir. Je ne pouvais plus vivre avec cette intense souffrance. Je devais en finir. Il était temps de partir vers un autre univers, près d'elle pour l'éternité. Ne vous moquez pas, je vous en supplie, cela est l'un de mes vœux le plus cher.

Je me leva avec difficulté, me dirigeant lentement vers ma commode. Mon esprit était pollué par de mauvaises intentions, de sombres idées. Je songeais sérieusement à faire une bêtise. J'avais dans l'idée de mettre un terme à mes jours, un point à ma phrase finale. Je ne voyais pas de meilleure occasion. J'en avais envie même si je n'étais plus vraiment au commande. Personne n'y était, là était le problème. Il n'y avait rien de plus dangereux qu'un homme désespéré.

J'ouvris alors le tiroir du haut pour en sortir mon couteau. Je le regardais avec attention. Il fera largement l'affaire. Un maigre sourire de satisfaction s'installa sur mon visage lorsque je me mis à m'imaginer une nouvelle vie près de ma belle. Je tâtais mes veines une dernière fois, comme pour dire « adieux » à ma façon. Je ne pensais égoïstement qu'à ma propre personne, je ne souhaitais que mon bonheur. Je ne savais pas si j'allais être heureux de quitter mes proches pour la rejoindre, néanmoins je l’espérais sincèrement. Je ne pouvais savoir avant d'avoir essayer. Ma motivation me poussait à poser la lame sur la cible que j'avais préalablement identifiée. Je préparais mon lamentable suicide. Cette option était l'espoir et la force qu'il me restait dans les poches. J'étais désolé de partir de la sorte, le choix ne m'appartenait plus désormais.

Je pris une grosse respiration tandis que la lame s'approchait à vive allure. Je me voyais déjà ailleurs. Mes actes se préparaient à défiler comme un bon film à la télévision. Je sentais la conclusion approcher. Malheureusement ou heureusement, je ne sais pas comment qualifier cette situation. Je n'avais pas prévu qu'un inattendu événement me fasse sortir de mon funeste état. Croyez vous au miracle ? J'aurais péniblement le courage de représenter ce qui venait de se passer par un autre mot. Il était assez puissant pour être parfait. Un signe du destin surnaturel. Je ne croyais pas en un quelconque être suprême, cependant je me sentais définitivement mieux. Je ne pouvais qu'imaginer que mon temps n'était pas écouler.

Je peux vous garantir que si ce pauvre subordonné n'était pas rentré au moment où mon couteau allait accomplir sa mission, je serais mort, lui serait encore en vie et mes poings n'auraient pas détruits son visage. Je m'étais jeté sur lui. Ma haine fut déversé sans compassion pour un de mes serviteur, un membre sans importance dont je ne connaissais même pas le nom.

J'allais devoir me montrer digne de cette chance inouïe. Croyant de nouveau en mes capacités, l'espoir me revenait en puissance. Je venais de recevoir une occasion de grandir. Pourrais-je devenir un homme bon ? Je n'irais pas jusqu'à dire de telles balivernes. J'étais fou Je ne parlais pas de changer ma personnalité. Il était bien trop tard, mais j'avais encore le temps pour m'endurcir. Je ne tenais pas à voir un autre de mes proches perdre la vie bêtement par ma faute. La force du côté obscur était mienne. Le travail de cette matière était essentiel dans ma quête d'une maîtrise magistrale. Je ne laisserais aucunement quelqu'un se mettre en travers de ma route.
Taizone Nazario redevenait un satané outil de destruction.

Mon moral retrouvé, je prenais de conscience de ce que j'avais à faire. Évidemment, j'allais devoir faire disparaître le corps et nettoyer le plancher plein de sang. Ce n'était pas le plus dur, le corps serait sans doute manger. Je n'aimais pas gaspiller les possibles ressources puis je ne vais pas cacher que je n'ai rien contre un repas. J'avais besoin d’énergie ainsi que d'un objet qui pourrait bien être une sorte d’accélérateur de puissance.

Je ne sais pas si vous vous souvenez, que j'ai « affronté » un amiral par le passé. Tousen Naga. J'avais par la suite perdu la vue subitement en dépassant les limites de mon corps pour essayer de me surpasser et de le vaincre. Je n'ai pas réussi à le battre. Il me semble que je n'ai pas réellement tenté de le combattre. L'écart qui nous séparait était aussi immense que l'écart qui me sépare actuellement de mon nouvel ami, Akainu. Ce fut tout de même, l'un de mes meilleurs plans. Suite à cela, par hasard, j'ai pu découvrir la source d'une nouvelle aptitude ; le haki.
Cette capacité que je pensais secondaire, se trouvait finalement être primaire si l'on avait envie d'obtenir une place dans le Nouveau Monde. L'observation était la première partie de cette faculté, je l'avais découverte en perdant temporairement la vue, je travaillais régulièrement afin de devenir un expert. L'arment était la seconde, je ne saurais décrire comment l’acquérir ou l'aguerrir. J'avais réussi à développer certains aspects à travers des techniques plus ou moins liées à mon fruit du démon lorsque je laissais le contrôle à mon double intérieur. Cet entraînement m'avait coûté deux années. J'en étais fier.

Pour en revenir à l'objet, ne vous attendez pas à une arme antique, ce n'était qu'une vulgaire relique du passé. Je m'approcha de ma commode, deuxième tiroir en partant du bas, j'en saisis une petite boite. Je l'ouvris doucement, posant le couvercle à ma gauche. Un simple bandeau de couleur noir. Celui qui m'avait servi à garder mes yeux clos pendant que je m'appliquais à exploiter le haki de l'observation. Je pensais que le remettre était une stratégie de génie afin de m'améliorer. Je ne pouvais qu'essayer d'évoluer. J'étais au sein de l'un des équipages les plus doués du globe, je ne pourrais que gagner de l'expérience. Rien de mauvais. J'allais donc me lancer dans cette drôle d'initiative.

M'asseyant sur mon lit, je regardais le bandeau avant de le nouer autour de ma tête. Ma vision fut obstruer. Je ne voyais plus. Je redécouvrais une nouvelle façon de voir.
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