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 Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]

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MessageSujet: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Sam 21 Nov - 15:14

Thompson D. TaishoColonel
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    Banaro. Cette île dévastée par le combat entre Ace et Teach (qui n’avait finalement servi à rien puisqu’on n’avait pas pris la tête du nouveau commandant de l’armada de Barbe Blanche), avait fini par reprendre vie au cours des deux ans qui avaient passés depuis la guerre au sommet. Evidemment, qui disait vie, disait attaques de pirates, et bien que la vue de l’île de loin me répugnait par son asymétrie, il fallait bien que quelqu’un préserve la paix des villages presque nouveau-nés du coin. Ils étaient fragiles et une attaque de pirates pouvait facilement les mettre dans de sales draps. Pour quelques temps, le temps également de ravitailler mon navire, j’allais donc rester sur Banaro, m’assurant de la sécurité du peuple.

    Cela faisait à peine quelques heures que j’étais arrivé dans le village qu’une attaque se déclara, de la part d’un capitaine de seconde zone, Roger le roi. Rien à voir avec Gol D. Roger, c’était juste un pirate avec une couronne par-dessus le chapeau, et dont l’équipage représentait les pièces d’un échiquier. N’ayant aucun pouvoir, il décida rapidement d’abandonner ses camarades pour fuir loin de la ville. Mes hommes s’occupèrent donc de pions et autres fous tandis que je poursuivais le roi au pied d’un des grands pics rocheux que j’avais pu voir de loin. Il pensait m’avoir semé, mais deux balles dans l’épaule lui firent comprendre qu’on ne pouvait pas semer un utilisateur de Soru. Avant qu’il n’ait le temps de comprendre, je me déplaçais rapidement, lui tirant deux balles de chaque côté pour lui dire qu’où qu’il aille, je l’aurai, avant de réapparaître devant lui, menottes à la main.

    « Capitaine Roger le Roi, vous êtes en état d’arrestation. Toute résistance se soldera, comme vous avez pu le remarquer, par une mort certaine. »

    Alors que je m’approchais, Roger tombant à genoux, dépité et tendant ses bras en signe de soumission, un homme passa rapidement devant lui. Si je n’étais pas habitué à la vitesse, je n’aurais probablement pas vu ce qui s’était passé, et je n’aurais pas su avant de voir la giclée de sang que Roger venait d’être assassiné. Je me préparais à poursuivre l’agresseur, au cas où ce soir un autre criminel, mais celui-ci n’était pas parti, il s’était stoppé à quelques mètres du capitaine pirate, rangeant son épée. Sans attendre je pointais mes armes vers l’inconnu borgne avant de lui demander de décliner son identité.

    « Qui êtes-vous ? Pourquoi avez-vous tué cet homme ? »

    Un supérieur qui avait peur qu’il révèle des informations ? Un justicier masqué qui tuait sans hésitation ? Qu’importe, il allait répondre de ses actes. La victime était certes un pirate, mais il s’était rendu, et bien qu’Impel Down ne soit pas totalement reconstruit, il y avait sa place.
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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Lun 23 Nov - 15:48

Reed Grigory~ Aussi grand que curieux ~
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Conflit de


points de


vue




Aujourd'hui encore, il faisait radieux. Le soleil était à son apogée dans le ciel et le petit équipage de marines, avec à sa tête Francesco, s'apprêtait à accoster sur une nouvelle île. Ce dernier était encore une fois seul, dans ses appartements, tandis que les hommes sous ses ordres se détendaient pendant qu'Intégra et Victoria les observaient d'un mauvais oeil. Cette île n'était pas n'importe laquelle, notre ami et les deux femmes étaient donc très solennels depuis qu'ils savaient qu'ils poseraient le pied sur cette île. C'était, pour tous, la première fois qu'ils iraient y accoster depuis l'affrontement entre Barbe Noire et Ace aux poings ardents. Ce duel avait été l'élément déclencheur qui a propulsé l'odieux pirate parmi les rangs des Shichibukais. Avec la guerre, la marine avait perdu par deux fois : la première parce que le détenteur du fruit Mera Mera n'était pas mort et la seconde car personne n'avait vu venir Marshall D. Teach. Le sous-amiral enrageait à cette pensée. Non seulement la Marine avait odieusement déclaré et fixer une date pour une exécution qu'elle aurait dû mettre en pratique dès la capture du fugitif mais en plus elle n'avait pas été foutue de lutter contre Un empereur alors qu'elle avait réuni toute sa force au même endroit.

Le borgne serait les dents, ce souvenir ne faisait que lui rappeler successivement l'inutilité déconcertante d'être clément, le fait que l'ordre des Shichibukais possédait une raison supplémentaire d'être dissous parmi toutes celles qui lui était déjà reproché et aussi l'impuissance générale du Gouvernement et donc par extension du gradé lui-même. Il avait grandement besoin de vider son esprit, dans son fort intérieur il espérait pouvoir faire quelque chose de plus distrayant sur Banaro que ravitailler leur vaisseau.
Sortant de sa cabine, habillé de son uniforme, la coiffure parfaite mise à part les deux épis de chaque côté de son visage, les mains jointent derrière le dos, ses quatre épées réparties à sa taille de façon uniforme, il était plus que prêt depuis sa rencontre avec Sabo. Il s'avança sur le pont et vit qu'un autre navire de la marine se trouvait déjà là. Un peu curieux, il se demandait si cet autre équipage était venu pour remplir une mission ou bien dans la même optique qu'eux. Il n'attendit pas qu'on amarre le navire et sauta déjà dans le port. Il marcha ensuite comme si de rien n'était en direction de l'autre bateau. Rencontrant déjà un marin, s'étant lui-même stoppé en ayant vu la cascade qu'avait exécuté Francesco.

Un peu impressionné il répondit tout de même aux interrogations que lui posa l'homme aux quatre sabres. C'était l'équipage d'un colonel aux attributions spéciales qui avait décidé, dans le but de protéger la population encore fragilisée, de rester quelque temps sur place. Il était d'ailleurs à la poursuite, avec les plus forts de ses hommes, d'un équipage pirate au look de jeu d'échecs. Qu'à cela ne tienne, de par sa modeste contribution, le borgne allait leur prêter main-forte! Il y trouva là l'occasion parfaite de pouvoir s'évader de ses pensées.
Il tourna le dos en remerciant à peine le marin et il donna quartier libre à ses subordonnés avant de tenter de se calmer pour utiliser efficacement son haki. Suffisamment habitué, il put déceler deux présences retirée d'un flux plus important, dont l'une était nettement plus faible que l'autre. Instinctivement, il ne réfléchit pas et fonça dans cette direction. Au pire c'était le colonel, au mieux un ennemi qui sortirait de la moyenne. Zigzaguant entre les arbres, il arriva bientôt près d'un des pics rocheux de l'ile. D'un seul coup d'oeil, il put voir un espèce de rigolo avec un chapeau pirate et une couronne déjà stoppé net par un autre homme au look plutôt sombre. Ne faiblissant pas le rythme, il passa derrière le pirate et lui trancha la gorge par l'arrière, brisant ses cervicales avec son haki pour être sûr d'atteindre l'aorte.

Ayant préalablement évité de se trouver sur le trajet de la gerbe de sang qui s'en suivrait, Francesco s'arrêta net à trois mètres de ce qui portait maintenant officiellement le nom de cadavre. Il sorti un mouchoir de sa poche et l'utilisa pour frotter sa lame souillée. Ce faisant, il se fit interpellé par l'homme habillé en noir, qu'il devinait déjà être le colonel. Si lui avait deviné son appartenance à la marine comment ce faisait-il que cet homme ne puisse deviner son appartenance malgré son uniforme majoritairement bleu? Puisqu'il semblait choqué de la mort du pirate, le sous-amiral se dit qu'il allait tout de même lui répondre, même s'il s'attendait à plus d'esprit de quelqu'un s'étant hissé au rang de colonel...

« Est-ce une surprise si je vous dis que je fais partie de la Marine? Seriez-vous daltonien, Colonel? Je suis Francesco De Asturia, Sous-Amiral à la tête d'un équipage créé par l'Amiral en chef Akainu lui-même et je tue parce qu'il le faut. Cela répond-t-il à vos questions, Colonel ..... ? »

Ayant fait l'effort de répondre poliment, notre ami toisait cependant assez froidement son interlocuteur. Il espérait que des questions assez simplettes comme "qui êtes-vous" n'allaient plus être posées, sans quoi il ne pourrait rester calme. Il finit sa phrase en rengainant son arme d'une main, l'autre bras levé, accomplissant un signe qui signifiait qu'il désirait aussi que l'autre gradé décline son identité et qu'accessoirement, il baisse ses revolvers.


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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Sam 5 Déc - 15:42

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    Une fois l’adrénaline redescendue d’un cran, ainsi que la poussière soulevée par le passage de l’inconnu et par la chute du corps inanimé du pirate, je reconnus finalement le manteau des gradés de la marine. Je ne baissais pour autant pas mes armes dans un premier temps, attendant malgré tout les réponses à mes questions. Le temps qu’il nettoie ses armes, je pouvais le scruter un peu plus pour savoir qui il pouvait être dans la marine. Il était difficile de se détacher de cette horreur qu’étaient ses yeux asymétriques, mais cette veste semblait indiquer qu’il était plus haut gradé que moi. Pourtant son visage (eurk ces yeux) m’était inconnu. Il faut dire que je ne connais pas par cœur tous les gradés de la marine, surtout qu’il y en a récemment eu de nouveaux. Finalement, le marine répondit à ma question, avec un ton, certes poli, mais toujours acerbe, accompagné d’un œil froid. C’était donc un sous-amiral d’un équipage crée, apparemment, par Akainu lui-même. Le fait de tuer, par contre, n’était pas satisfaisant en soit, c’était une réponse assez facile et qui ne menait pas à grand-chose. Sa réponse se finit donc par une invitation à décliner mon identité. Il rengaina son épée, et après une courte hésitation, je faisais de même avec mes revolvers. Après tout, bien que sa méthode ne me plaise pas, il était mon supérieur hiérarchique. C’est donc avec un regard suspicieux et un ton qui se voulait neutre bien que laissant transparaître un peu d’amertume que je me présentais brièvement.

    « Colonel Thompson D. Taisho. Et puisque vous le demandez, non, cela ne répond pas vraiment à ma question. »


    Mes hommes devaient être en train de chasser le reste de l’équipage de Roger. Ils n’auraient probablement pas besoin de moi, ils n’étaient pas très connus comme pirates. J’avais donc le temps d’échanger quelques mots avec le sous-amiral Francesco. Je ne comptais pas laisser cette histoire, bien que le fait que son équipage ait été créé par l’amiral en chef lui-même fût déjà une réponse en soi. Croisant les bras, je n’allais donc pas lâcher cette affaire de meurtre de sang froid sur une personne qui s’était de toute façon rendue. Qu’importe qu’il fût mon supérieur, j’avais bien le droit de parler de mes avis.

    « Sauf votre respect, cet individu s’était rendu. Il aurait dû être envoyé à Impel Down, et pas abattu. Ce n’était, de plus, pas un pirate de premier rang, sa mort n’était donc pas nécessaire. Il aurait vécu l’enfer d’Impel Down et aurait ainsi reçu ce qu’il méritait. »

    Je fixais désormais le visage insoutenable d’asymétrie du sous-amiral d’un regard inquisiteur, attendant une vraie réponse de ses actes.
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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Lun 7 Déc - 11:00

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Moralité :



aucune pitié




Aucune autre présence ne rôdait aux alentours. Peut-être que les habitants ne voulaient pas habiter près d'immenses rochers qu'ils avaient vu s'écraser avec le passage de deux immondes pirates. Seule la forêt bordait cet endroit et délimitait, au fil des éboulements naturels, une zone où il ne faisait pas bon de rester. Acculé, l'ancien forban s'était précipité dans cette zone, sans doute sans vraiment avoir pleine conscience de ce qu'il risquait. Mais, de toute façon, cela n'avait plus d'importance maintenant. Non, Francesco avait fait son devoir, "exécuter" pouvait-on dire. En frottant sa lame il regarda quelques instants le pirate se vidant de son sang, fort heureusement il n'avait pas eu le temps d'articuler un mot ou de crier de la plus idiote des façons comme le gradé en avait pu voir tant d'autres le faire. De toute façon qu'aurait-il pu dire? Se serait-il justifié? L'aurait-il insulté? Aurait-il pleuré ou supplié? Cela n'aurait rien changé. Rien aux yeux du borgne ne justifiait la clémence face aux criminels, surtout ceux qui se condamnent à entrer dans l'illégalité sans en mesurer toutes les conséquences. Non, tant mieux, celui-là n'avait pas pu se montrer sous un jour si pitoyable, même si il avait déjà fui son équipage comme un lâche.

L'épée soigneusement nettoyée et rangée dans son étui, l'officier redoutait maintenant de devoir faire face à l'un de ses collègues. Non pas parce qu'il en avait peur, mais parce qu'il l'avait déjà catégorisé comme ennuyeux à cause de la première question qu'il lui avait posée. Il redoutait donc la suite, sachant qu'il avait une chance sur deux de devoir tout lui expliquer dans le détail pour qu'il arrête de rester dans une optique de dialogue stérile. Au moins, il se présenta d'abord, ce que notre ami apprécia grandement. Ensuite, la prédiction du sous-amiral se réalisa : il allait devoir s'expliquer pour qu'on le laisse tranquille. Soit. De toute façon il était déjà énervé et perdait déjà du temps. En y repensant, sa division s'occupait aussi du reste des pirates avec les marines du Colonel alors cette affaire pourrait certainement se finir sans qu'il doive intervenir à nouveau... Francesco passa une main dans ses cheveux, histoire de vérifier que ses cheveux étaient toujours bien plaqué sur son crâne tout en soupirant suffisamment fort pour être entendu par son homologue. Enfin, il remit ses mains derrière son dos et les joignit, comme à son habitude. Il toisait toujours Taisho.

« Evidemment, je m'en serais douté. On pourrait dire qu'en effet, vous n'êtes pas respectueux, mais passons. J'ai effectivement vu que cette loque humaine se rendait mais cela ne modifie en rien ma mission et qui est aussi celle qu'on m'a confiée. Voyez-vous, jusqu'à il y a de ça deux ans, nous donnions aux pirates notre pitié. Et nous avons vu qu'ils ne la méritaient pas. La prison a montré ses limites avec une évasion massive, nous avons été trop tendres, comme le voulait Sengoku. Ainsi Akainu m'a demandé de continuer ce que j'appliquais déjà : ne pas faire preuve de pitié. Une fois qu'on a gouté au crime il n'a plus de marche arrière qui tienne, plus d'expiation possible. L'homme devient bandit et donc nuisance. On envoie des types vivre en prison alors qu'ils n'ont pourtant jamais cessés eux-mêmes d'enlever la vie. Je leur rend donc la pareille. Ce que je trouve encore pire ces sont les déchets qui utilisent la piraterie comme une facilité et qui pensent qu'en se rendant ou en s'excusant à genoux on fera preuve de clémence. Si un enfant s'aventure dans une forêt et fait face à un loup, fera-t-il preuve de clémence si le garçonnet s'excuse? »

Francesco sentait monter la sève en lui, sa sève toute personnelle qu'il identifiait comme sa colère. Il rageait que si peu de gens le comprennent, surtout d'autres marines confrontés aux mêmes désolations que lui. Etait-ce si difficile de comprendre? De se rendre compte qu'enfermer des âmes n'était jamais une assurance définitive de ne plus les voir recommencer? Des criminels ne méritent pas de seconde chance surtout quand ils ont une chance de s'arrêter eux-même et qu'ils ne la saisissent pas. Les mains du marine se resserrèrent dans son dos, son visage se fermant un peu plus alors qu'il s'égarait dans ses pensées, ses cordes vocales et sa langue les amplifiant face au Colonel.

« Il n'a donc que ce qu'il mérite ! Et vous semblez d'ailleurs aussi naïf que ce guignol qui osait se balader avec une couronne sur la tête ! Ne voulez-vous pas vous battre pour rendre ce monde plus sûr?! Servir la Justice?! Parce qu'enfermer un pirate dans une prison ne fait que faire rire les autres qui pensent qu'eux, jamais ne se feront arrêter ! Leur offrir le même sort définitif à tous, par contre, instaurera la peur et leur fera comprendre que l'on n'accepte pas qu'ils fassent ce qu'ils veulent sur les mers ! »

Il suspendit son flot de parole, attendant ce qu'aurait à dire son collègue. Après tant d'éloquence, le gradé espérait rallier à lui un nouvel allié, c'était dommage que le discours d'Akainu avait si peu mobilisé les effectifs de la Marine... Il fallait que tous se rendent compte du bien-fondé d'une telle pratique!


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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Jeu 31 Déc - 11:55

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    Décidément, je commençais vraiment à ne pas l’apprécier cet homme. Et son cache-œil n’en était pas la seule raison. Il était peut-être effectivement supérieur à moi dans la hiérarchie, mais je trouvais qu’il le faisait beaucoup trop ressentir. Ou du moins, lui-même se sentait beaucoup trop supérieur. Le passage de sa main dans ses cheveux accompagné d’un soupir qu’il aurait probablement voulu faire entendre jusqu’au village sur la côte en étaient des preuves indéniables qu’il me prenait, pour ne pas partir dans le langage fleuri, pour un moins que rien, ou presque. Même sa position quand il finit par me répondre voulait dire « bon, écoute moi petit ». Vint ensuite l’explication tant attendue. Et il était décidé à donner tous ses arguments d’un bloc. C’était un choix comme un autre. Au moins, dans ce flot de paroles, je pouvais oublier la pique qu’il m’avait envoyé dès qu’il a ouvert sa grande bouche. Il parla de pitié qui n’avait plus lieu d’être, de la prison qui n’était plus tellement bien gardée. Apparemment c’était Akainu lui-même qui lui avait demandé de travailler ainsi. Ça ne m’étonnait pas vraiment du nouvel amiral-en-chef. Puis vint une morale sur le fait que les bandits resteraient des bandits à vie, avant de faire une métaphore sur un loup et un enfant. Voilà qui était intéressant, mais j’allais le laisser finir avant de rebondir là-dessus.

    Bien qu’il fasse une pause dans son monologue, je le laissais, car je sentais bien qu’il n’avait pas fini. Il semblait simplement qu’il se souvienne de quelque chose, à en juger ses traits qui se raidissaient. Et surtout, la voix encore plus tonitruante avec laquelle il reprit son discours. Et cette fois, ses arguments devinrent plus ciblés sur ma personne, me traitant de naïf, sous-entendant que je ne servais pas la justice en emprisonnant des pirates, et finissant à nouveau sur le fait que les tuer instaurerait la peur dans les rangs de la piraterie. Cette fois, je sentais qu’il avait fini pour de bon. Je croisais les bras comme si cela allait m’aider à outrepasser les attaques qu’il avait proférées à mon égard. Si je voulais tenter de lui faire entendre raison, il ne fallait pas que je laisse, comme lui, la colère se profiler dans ma voix.

    « Tel est votre point de vue alors ? Très bien. Donc si j’ai bien suivi votre analogie au loup, vous suggérez que nous ne devrions être que des bêtes ? Des animaux vivant et tuant à l’instinct ? Car si le loup s’attaque à l’enfant dans la forêt, c’est parce qu’il n’a pas la même capacité mentale qu’un humain. Il est du coup assez réducteur de nous comparer à un loup. »

    Un léger sourire fit son apparition au coin de mes lèvres, mais je n’en avais pas fini. Je comptais bien continuer à pointer les failles de son argumentaire.

    « Et puis, depuis quand on a le droit de vie et de mort sur les gens ? Pour les pirates puissants qu’on n’arriverait pas à maintenir, à la rigueur. Mais si on peut aisément les garder en cellule, qu’est-ce qui nous donne le droit de leur laisser ou leur retirer la vie ? On s’abaisserait à leurs pratiques. Parce que si on se l’autorise sur les pirates, pourquoi on n’y aurait pas le droit sur les citoyens ? Certains pourraient très bien dériver vers le côté obscur, devenir des bandits. D’ailleurs, revenir dans le droit chemin n’est pas impossible. Il y a deux ans, j’ai croisé un soldat dans une base, un certain Jango. Il était pirate avant de venir grossir nos rangs. »

    Je ne connaissais peut-être pas le vice-amiral De Asturia, mais il semblait que j’avais un peu plus d’ouverture d’esprit que lui pour connaître Jango.

    « Enfin, j’en conviens que nous sommes censé apprendre de nos erreurs. Mais dans ce cas, autant renforcer la sécurité des prisons, ça fera moins de nous des tyrans. Et comme je l’ai déjà dit, vivre à Impel Down, c’est vivre l’enfer. C’est parfois plus punitif que les tuer. Et l’avis populaire s’en trouverait peut-être un peu plus ravi. »

    Si certains pourraient être heureux que l’on tue les pirates sans sommation, d’autres pourraient bien ne pas apprécier ces pratiques extrémistes. A force, on pourrait bien instaurer un climat de peur même chez les citoyens qui n’ont rien demandé…
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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Dim 3 Jan - 17:33

Reed Grigory~ Aussi grand que curieux ~
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Philosophie



et désaccord




Ses cheveux remis en place de façon plus décente, il avait pu livrer à son collègue un discours inspiré et investit sur sa vision du monde. Quand on y pense, ce genre de long monologue, c'était un peu son quotidien, sa norme. Il devait sans cesse justifier ses actes, composer avec les organes généraux de la marine qui, de fait, n'avaient pas encore l'habitude de travailler comme lui même le faisait. Pourtant, avec l'arrivée du nouvel Amiral en chef, tout le monde devrait s'acquitter de son devoir comme Francesco. La majorité du temps, il ne pouvait que constater l'apparent mépris envers les méthodes d'Akainu ou de sa nouvelle politique. C'était bien dommage, personne ne se rendait compte de l'importance de telle mesure? Depuis plus de vingt ans maintenant il n'y avait jamais autant eu de pirates, jamais aucune mesure n'avait suffit. Avec la nouvelle révélation d'Edward Newgate juste avant son dernier souffle, une nouvelle vague soufflait à nouveau sur les mers! Alors que la marine devait se restructurer, de nouveau forbans apparaissaient, tandis que ceux déjà connus l'étaient de plus en plus! Il était grand temps qu'on remette en cause cette optique de "capture de la vermine", c'était l'évidence même! Il fallait stopper le problème à la racine.

Au fil de sa prise de parole, de son discours qui l'enflammait, il ne pouvait que constater le détachement et la répugnance qu'avait le colonel à son égard. Outre le fait qu'il fixe son cache-oeil d'une façon étrange, tout dans son regard signalait l'incompréhension. En voilà donc un de plus, un marine de plus qui n'avait pas compris, pas réalisé à quel point le fait d'être sans pitié était loin de l'abaissement mais bien la dernière solution face à ces vagues successives de criminalité intenses! A peine arrivait-il à la fin de sa dernière phrase que le jeune homme croisait les bras, réponse manifeste de ses pensées latentes. Il n'avait pas besoin de l'entendre, il savait déjà depuis longtemps qu'il n'était pas d'accord. Les deux marines pouvaient-ils seulement parvenir à se mettre d'accord avant l'année prochaine? Rien n'était moins sûr. Alors lui aussi, prit la peine d'écouter une nouvelle fois ce que son collègue amenant comme argument. De toute façon au vu des qualités du capitaine, l'équipage ne devait pas représenter une grande menace. Nul doute que les braves marines présents - même s'ils les captureraient - sauraient s'en charger. Le borgne se contenta, en conséquence, à fixer droit dans les yeux son interlocuteur.

Il fallait décidément tout apprendre, même aux serviteurs de la Justice. Le regard froid, de plus en plus glacial d'ailleurs, pour qu'il s'empêche lui-même de rire face à ce qu'il venait d'entendre, le sous-amiral patienta, moins que ce qu'il ne pensait d'ailleurs. Même s'il ne trouvait pas l'argumentaire de son homologue si brillant, il allait au moins ne pas le couper. Si Taisho l'avait fait, il allait donc respecter le même code de politesse. Malgré tout, quand il eu fini, Francesco ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire, il préféra même rire un bref moment à ce qu'il venait d'entendre que de continuer à s'énerver. Peut-être qu'ainsi, en voyant qu'il se fourvoyait à ce point, le colonel pourrait se remettre en question.

« ... Hahaha haha. "Tel est votre point de vue, alors?" Comme vous disiez vous-même. Ainsi donc vous pensez réellement ébranler mes arguments en m'attaquant sur ma métaphore? Soit. Alors je vous répondrait que oui. Il nous faut devenir des animaux. Déjà pour ce que je vous avais affirmé précédemment : nous avons usés de tous les moyens affectifs ou possibles et qu'aucun n'a fait ses preuves. Je rajouterais aussi que j'ai déjà eu l'occasion de constater, lors de mon existence, qu'énormément d'animaux étaient parfois plus intelligent que nous. Si un pirate agit en fonction de son intérêt et que nous lui renvoyions l'image d'un loup, ou de n'importe quel animal, en fonction de votre convenance, sans doute serait-il moins courageux pour passer à l'action. »

« Permettez-moi aussi de répondre à vos autres arguments. Vous savez que vous êtes un des rares hommes à savoir me faire rire? Mais rassurez-vous, je ne ris pas de vous, juste de vos arguments, arguments que j'ai d'ailleurs maintes fois entendus. Par exemple, quand vous vous inquiétez du droit de vie ou de mort, mais qu'ensuite vous concéder tout de même qu'il faudrait en tuer certains, vous touchez au paradoxe! Passons. Vous voulez un argument de plus contre l'emprisonnement? Nous y affectons du personnel et des ressources qui, plutôt que de servir à nourrir bêtement ou à assurer la sécurité, pourraient être employées à un but plus noble. Si la prison était "un enfer" comme vous dites, alors expliquez moi pourquoi Barbe Noire a pu y recruter des pirates? N'auraient-ils dû pas mourir de peur à l'idée qu'ils allaient peut-être y revenir? N'auraient-ils pas dû en profiter pour disparaitre dans la nature plutôt? Ho, et cette fameuse optique de la seconde chance. Je n'y crois pas. C'est aussi simple que ça. On ne peux jamais être sûr des raisons qui animent quelqu'un qui passe du statut de pirate à marine. Vous avez des exemples, moi aussi : pourquoi ne pas prendre l'exemple de Barbe Noire. On pourrait dire que lui aussi à rejoint la "Marine" après tout. Et voyez ce qu'il s'est passé... »


Francesco poussa un petit soupir, avec le reste d'oxygène qui lui restait dans les poumons. Ce n'était qu'il se fichait éperdument du colonel mais qu'il aurait crû qu'un de ses collègues hissé à ce rang n'aurait plus cette façon enfantine et utopique de considérer le monde qui l'entourait. Le borgne lui, en avait marre. Jusqu'à il y a peu, la marine se résumait à du : "gifle moi sur la joue gauche, je te tendrais la droite" c'était devenu insupportable. Il avait fallu qu'on tue sa famille pour qu'il s'en aperçoive. Il ne voulait plus que d'autres vive ce qu'il avait vécu, il agissait pour une Justice, certes, mais la justice qu'il considérait être comme la meilleure. Plutôt que de s'en faire un détracteur, il voulait enfin que d'autres marines qu'Akainu comprennent le véritable sens de sa démarche. La Justice représente 195 pays, elle n'est pas au-dessus des hommes mais agit en fonction des idées qu'ils y font passer. Si avoir du sang sur le mains permettaient à d'autres de vivre autre chose que, lui, avait vécu, où était le mal? Il fallait qu'il comprenne ! Voilà pourquoi l'officier se permit encore d'ajouter quelques mots.

« Encore une fois, sachez que je ne me moque pas de vous. Nous faisons partie de la même institution, nous sommes collègues, nous affrontons les mêmes choses. Je n'ai à coeur que de protéger les honnêtes gens, en utilisant d'autres ressources que celles, trop laxistes, de nos prédécesseurs. Malheureusement, encore beaucoup de marines prometteurs, tel que vous, ne se rendent pas compte de l'urgence et de l'importance de changer nos pratiques... »



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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Sam 30 Avr - 22:20

Thompson D. TaishoColonel
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    Malgré le désaccord flagrant qui persistait entre nous, une forme de politesse s’était définitivement installée, certainement due à notre affiliation commune et à nos grades pas si bas dans l’échelle. C’était presque ironique étant donné la divergence complète de nos points de vue. Mais après tout, c’était ça un débat, exposer ses argument, écouter ceux de l’autre, et éventuellement y aller de sa petite critique sur ceux-ci. En effet tout comme je l’avais écouté il m’avait écouté, sans m’interrompre. Et pourtant, l’ayant fixé tout du long de mon discours, je repérais qu’il avait beaucoup de mal à s’en retenir. Son regard asymétrique changeait au fil de mes paroles, se durcissant au fur et à mesure. Ce qui m’attendait à la fin par contre était bien moins respectueux. En effet, le vice-amiral me rit littéralement au nez, provoquant chez moi un froncement de sourcils. Je m’attendais bien à ce qu’il n’accepte pas ce que je lui disais, mais de là à en arriver là, c’était presque à se demander s’il n’avait pas simplement décidé d’envoyer voler le respect qu’on avait réussi à installer. A tel point qu’il reprit la parole en me paraphrasant. Bon, garde ton calme Taisho. Ce n’est pas un ennemi malgré ses méthodes que tu ne peux approuver, pas la peine de lancer un combat.

    Gardant la même position bien planté sur mes appuis j’écoutais donc ce qu’il avait à répondre. Il commença par à nouveau me rabaisser pour la construction de mon argumentaire, mais en confirmant tout de même ce que j’avais dit. Pour lui nous devrions devenir des bêtes parce que nos « anciennes » méthodes n’avaient jusque-là par réussi. Il finit même par m’avouer avoir rencontré des animaux intelligents et que les pirates seraient moins courageux si on leur montrait une telle image. Cela étant, pour se lancer dans la piraterie de base ils savent contre quoi ils se lancent, donc à priori ils l’ont, ce courage… Il continua de descendre mes arguments avant d’enfin faire une pause d’un soupir. Une courte pause s’imposa ensuite, non parce que j’avais besoin de temps pour réfléchir, mais plutôt parce que je voyais à son œil valide qu’il n’avait pas encore totalement fini. En effet, ce fut lui qui rompit le silence en répétant ne pas se moquer de moi, finissant par ce qui ressemblait à un compliment. A force, j’avais fini par penser qu’il ne savait pas ce que c’était. Je repris donc à mon tour la parole avec un sourire en coin.

    « Oui tel est mon point de vue. Au moins maintenant les choses sont claires : la marine doit devenir une bête. Faire peur aux gens, aux petits enfants innocents qui mettent un pied à l’orée de la forêt. Mais je ne suis pas sûr que ça empêchera les petits enfants aventuriers de tenter leur chance dans celle-ci. Après tout, s’ils tiennent tant à entrer dans la forêt en sachant que le loup s’y terre, sa présence n’aura aucun impact sur leur entrée ou non. Tout ce qu’il fera, c’est les manger une fois dedans, ce qui n’enrayerait pas la machine. Certes on se débarrasserait de pirates, mais jamais on ne les empêchera d’en devenir. Là où une meilleure tenue redorerait un peu le blason de la Justice et pourrait attirer plus de personne de passer de ce côté-là de la barrière. »

    En un sens, il était tout aussi naïf de penser qu’on pourrait stopper totalement la piraterie. Les hommes cupides se lanceront toujours sur les traces de Roger ou de Newgate. Ceux qui veulent outrepasser les lois et n’ont pas peur de la marine n’en auront jamais peur. Il valait peut-être mieux simplement gagner une bonne image publique pour que d’autres nous rejoignent afin de protéger les civils. Mais je n’avais pas encore fini mon monologue.

    « Maintenant, je dois vous contredire, je ne fais aucun paradoxe dans ma vision du droit de vie ou de mort. Le droit implique un choix. Dans le cas où on n’a pas d’autres options, ce n’est plus un droit, plus un choix qui s’offre, mais un devoir, une obligation. Ce sont deux cas bien distincts qui ne vont donc pas l’un à l’encontre de l’autre. Quant à l’histoire des prisons, je pense qu’il est plus simple d’avoir une infrastructure pour un moment plutôt que de devoir à chaque fois creuser une tombe non ? L’exemple de Barbe Noire va d’ailleurs plutôt dans mon sens. Pourquoi ses recrues seraient-elles restées dans la prison s’ils y étaient si bien installés ? Certes ils pourraient y retourner, mais ils ont surtout vu une occasion d’en sortir. C’était une éventualité sûre, tandis que leur retour implique d’abord qu’ils se fassent à nouveau attraper. Et puisqu’on parlait de courage, quoi de mieux pour avoir le cran de s’élever contre la justice que de se retrouver sous le pavillon d’un homme qui a réussi à berner la Marine ? Soyons honnête et acceptons notre erreur : il n’a jamais rejoint la marine, il n’a fait que se jouer de nous et on l’a cru. »

    Sans compter que les shichibukais, bien que sous les « ordres » de la marine, n’en restent pas moi des pirates. C’est certes une institution homologuée par les grands de ce monde, mais ce ne sont pas et ne seront jamais des vrais marines. Preuve en aura été avec Barbe Noire. Il nous avait certes ramené un pirate renommé en guise de patte blanche, mais au final, ce n’était que pour servir ses propres intérêts dans tous les cas.

    « En effet, nous représentons les mêmes valeurs, et en cela je vous respecte. La protection des civils est la priorité absolue de la Marine. Cependant, je ne pense pas que c’était du laxisme dont nous faisions preuve à l’époque. Je vois plutôt cela comme une façon juste de prodiguer la justice. »
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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Sam 7 Mai - 10:31

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L’échange était enflammé entre les deux hommes, chacun s’observait tour à tour, guettant les réactions de l’autre. Ainsi, le sous-amiral put constater de la surprise suivit d’un froncement de sourcils et de l’énervement sur le visage du colonel alors qu’il finissait de rire. C’est une des raisons qui le poussa notamment à bien spécifier, à la fin de sa prise de parole, qu’il ne riait pas de lui, bien évidemment. Même s’il aurait voulu s’en faire un supporter de ses idées, il respectait bien trop la marine et surtout les autres gradés pour se moquer d’eux ouvertement. Après tout, si ce jeune homme était colonel, ce ne devait pas être pour rien. Francesco n’était pas idiot : la jeunesse d’aujourd’hui fera les futurs cadres de demain, voilà pourquoi il était plus sage d’essayer de changer sa vision des choses plutôt que de le rabaisser. Mais de toute façon, au vu de la tournure de la discussion, il commençait à douter de plus en plus à la possibilité de convaincre Taisho.

Si le borgne en acquérait la certitude, ça changerait la donne. Etant donné qu’il détestait perdre son temps, poursuivre un dialogue de sourd ne l’intéresserait pas. Il avait autre chose à faire, comme s’occuper de la vermine ! Et puis, il possédait un grade plus élevé que son collègue. Rien ne l’empêchait d’agir à sa guise. Pour l’instant cependant, il devrait patienter. La parole était à l’homme aux fusils. Il prit le temps, point par point de critiquer les idées du plus haut gradé, repassant une fois de plus sur la métaphore du loup, abordant ensuite de l’impossibilité à contrôler ce que les hommes voulaient devenir. Bien entendu, il avait raison. En partie raison. Un peu raison. Mais cela n’allait pas couper l’élan et la verve du moustachu. Par contre, il tiqua méchamment lorsqu’il entendit qu’il fallait « une meilleure tenue ». Mais de quelle tenue parlait-il ? De celle qu’avait toujours suivie Sengoku et qui avait amené la marine dans un tel embourbement ?!

Une chose était sûre : cet officier n’était pas innovant et son schéma de pensée était effectivement dans la droite ligne de celui de l’ancien Amiral Commandant en Chef. Le regard de Francesco s’était donc une nouvelle fois durci, trahissant ses pensées. Pendant ce temps, le colonel reprenait son souffle et revenait ensuite sur le droit de vie ou de mort, discutant des points de détails à la manière d’un médecin qui mettrait des pansements pour soigner une plaie béante. Pour le sous-amiral cela se résumait au mieux à de l’idéalisme et au pire à de l’hypocrisie. N’avait-il pas envie de « redorer le blason, donner une bonne image » ? Si l’on exécute un criminel c’est seulement et uniquement par choix. Tergiverser sur la notion de droit, de choix et d’obligation n’y changerait rien. Un acte est un acte et tenter de le justifier pour le rendre plus joli n’avait pas de sens, mis à part s’attirer l’incompréhension ou la méfiance de la population qu’on tente de protéger.

Poursuivant, le jeune homme aborda le thème de la prison. Il préférait ça que creuser des tombes, semble-t-il. Le borgne leva son œil au ciel avant de le faire revenir sur la silhouette du marine. Il était compliqué, il se creusait la tête pour réfléchir à des choses presque futiles ! Tout cela faisait partie de l’ère précédente ! Aujourd’hui nous étions dans une nouvelle ère, non pas celle de l’obèse alcoolique mais celle du renouveau de la Marine. Cette façon de penser devait de plus en plus obsolète au fil du temps… Au final, l’homme décida enfin de se taire, prenant également le temps de témoigner de son respect envers Francesco, de ses valeurs communes même si, évidemment, pour lui son point de vue n’est pas laxiste. Notre ami allait enfin pouvoir répondre et Dieu sait qu’il brûlait d’impatience ! Une nouvelle fois alors, il calqua ses arguments sur la conversion précédente. Ne sachant quoi faire de ses mains, il les joignit dans son dos puis commença à parler.

« Je vais vous dire sur quoi je vous rejoins : oui, nous n’empêcherons jamais un homme de choisir idiotement sa voie. Pour autant, nous nous devons d’être intransigeants, inflexibles avec eux, nous devons être fort, inébranlable pour arrêter n’importe quelle menace. En cela, nous redorerons le blason de la Marine ! J’aimerais bien savoir de quelle tenue vous parlez, d’ailleurs. J’ai l’impression d’entendre l’ancien Amiral… Vous rendez vous compte que c’est ce qu’il a essayé des faires des années durant ? Et que cela n’a pas fonctionné ! Alors nous devons faire peur oui, à tous ceux qui seraient tenter de dévier, de plus nous devons être inflexibles et appliquer ce que la population voudrait que l’on fasse. La Marine, la Justice, c’est ce qui empêche la vendetta, le conflit à tous les niveaux dans les villes, le désordre. Si nous voulons être justes, nous devons répondre adéquatement aux sentiments de frustration, de colère de la population pour qu’elle continue de nous soutenir et qu’elle voie en nous un organe suffisamment fort pour assurer sa sécurité. »

Il reprit brièvement son souffle, bien lancé sur sa voie.

« Alors ne venez pas me parler de vos notions du droit. Bien que je vous respecte, je ne peux m’empêcher de penser que vous êtes encore un peu trop idéaliste : il faut appeler un chat, un chat. Exécuter un criminel sera toujours un choix. Vous pensez sans doute qu’on vous l’oblige mais c’est faux, vous préférez sans doute le penser pour éviter de donner des cauchemars à vos idéaux. Vous pourriez décider de ne tuer personne, c’est nous qui tenons l’arme, c’est nous qui nous occupons des prisons. Se sentir « obligé » n’est qu’une excuse, tout de moins de mon point de vue, pour des personnes comme vous qui êtes encore trop accrochés à vouloir voir les criminels comme des gens normaux. Cette obligation vous donne le droit légitime de tuer et donc de ne pas faire souffrir votre logique qui pourtant, en pâtit. Et puis parlons-en des prisons… Vous ne souhaitez pas creuser de tombes si j’ai bien compris ? »

Il fit une pause, déliant ses mains pour qu’une aille se poser sur son visage, masquant sa bouche, comme s’il prenait une pose de penseur. Mais il l’enleva rapidement pour continuer de répondre.

« Vous savez que les pirates qui entrent à Impel Down sont tous condamnés à vie, non ? Qu’ils sont torturés jusqu’à rendre leurs derniers souffle ? Creuser des tombes maintenant ou plus tard ne changera donc rien. Les espèces de raclures qui doivent mourir, mourront au final. Et puis sachez que je n’ai jamais dit que les détenus devaient y être bien installés, que du contraire. La souffrance qu’ils doivent y ressentir les poussent à vouloir s’enfuir mais il faut être bien atteint, comme dans le cas des nouvelles recrues de Barbe Noire, pour se dire que pour échapper à la prison, repartir sous un pavillon pirate leur permettra de ne plus y revenir. Avec un peu de jugeote, on s’échappe et on se fait oublier mais dans ce cas-ci, force est de constater que ce que je crois est réel : inutile de penser à la seconde chance. Les exécuter tout de suite nous aurait épargné bien des choses… C’est d’ailleurs étrange que les hautes instances ne se soient pas « senties obligées » de le faire. Après tout, les détenus du niveau 6 sont les pires criminels qui soient. Vous imaginez bien alors mon avis sur le laxisme pour moi bien réel de la gouvernance précédente ainsi que ce que devrait être la Justice. »

Il finit sa tirade en fermant les yeux. Il sentait que Taisho souhaitait ardemment lui répondre encore et cela commençait tout doucement à l’ennuyer. Peut-être avait-il été un peu plus sec et moqueur cette fois, il ne s’en était pas vraiment rendu compte sur l’émotion du moment. Peut-être que cela jouerait-il sur les relations mais, au final, Francesco n’en avait cure. Il avait l’habitude d’échanger de façon ardente avec d’autres marines qui ne suivait pas son point de vue et plusieurs ne l’aimaient pas. Il s’était fait une raison, il ne s’en souciait plus : il avait d’autres choses à faire que de se rabaisser à trouver un terrain d’entente. Lui, ce qu’il voulait s’était s’occuper des pirates, des criminels, tout comme eux s’étaient occupés de sa famille. Rien ni personne ne changerait sa ligne de conduite ! Le colonel s’apprêta à parler, dit quelques mots mais se fit interrompre par le bruit d’un escargophone. Potentiellement le sien puisque le son provenait de ses habits, non pas de ceux du sous-amiral.

Il prit alors l’appel pour entendre que ses soldats avaient des ennuis. D’après leur rapport, plusieurs pirates avaient pris des civils en otage et la situation n’évoluait plus. Les marines tenaient simplement les pirates en joue sans pouvoir rien faire. Les subordonnés de l’officier lui demandaient son aide urgente. Après qu’il ait raccroché, le borgne acquiesça et lui proposa de ne pas perdre de temps, lui laissant le loisir de lui répondre sur le chemin s’il le désirait. Il ne fallait pas faire attendre cette bande de larves, après tout !





HRP : Bordel j'étais inspiré ! x)
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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Sam 18 Juin - 12:26

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    Plus la discussion avançait et moins on avançait. Je n’étais pas prêt de céder à ses idées de barbarie tout comme il ne comptait pas entendre raison. C’était à se demander si ça n’était pas un traumatisme qui l’avait mené à penser cela. Ou bien était-il simplement trop proche de l’amiral-en-chef pour pouvoir penser autrement ? Moi, j’avais eu d’autres mentors, plus laxiste dirait-il. Peut-être cela justifiait-il notre différend, ou peut-être pas. En tout cas une chose était sûre, la discussion était de plus en plus vaine. Et le regard du sous-amiral confirmait ma pensée. Celui-ci se durcissant au fil de mes paroles, il me confirmait que l’on n’arriverait à rien. Cela étant, il débuta à son tour un monologue, par politesse j’allais donc l’écouter bien que je ne pense pas qu’il ne trouve de nouvel argument suffisamment valable.

    Il répéta donc à nouveau qu’il nous fallait être inflexibles puisque nous ne pouvions pas empêcher les gens de choisir une vie de débauche. Cet argument commençait à être redondant, surtout en rappelant à nouveau que c’était ce que Sengoku avait essayé de faire pendant des années, bien qu’il y apporte tout de même une nouveauté en précisant que cela évitait les vendettas perpétrées par les civils eux-mêmes. Cela étant, même en enfermant simplement les pirates on évitait déjà ce genre de situation, tuer à vue n’était toujours pas nécessaire pour atteindre ce but. Il reprit son souffle mais je sentais que c’était loin d’être fini. Les bras toujours croisés j’attendais donc la suite sans me permettre de l’interrompre.
    Il s’attaqua ensuite au problème du droit de vie et de mort, déformant ce que je m’étais efforcé de dire. Si quelque chose m’obligeait effectivement à tuer, c’était une situation, mais contrairement à ce qu’il semblait penser, si cela arrivait, je l’assumais pleinement. Bien qu’il pensât que j’étais un idéaliste, je ne m’étais pas non plus engagé dans la marine pour être un enfant de chœur. Encore une explication qu’il prendrait pour un paradoxe. Mais c’était simplement que je savais ce qu’impliquait ce job, bien qu’il ne semblât pas vraiment le croire. Il finit enfin par le cas d’Impel Down. Comme s’il était nécessaire de me rappeler ce qu’était cette prison alors que j’avais moi-même fait mention du traitement des pirates là-bas. Cependant, je pense bien qu’ils ont déjà tout ce qu’il faut là-bas pour enterrer les morts. Toutefois je devais le rejoindre sur le cas des recrues de Barbe Noire. Bien qu’il représentât un parti puissant, le rejoindre était un ticket pour revenir là-bas un jour ou l’autre. Il finit donc son monologue en rappelant de nouveau l’obligation de tuer et le laxisme du gouvernement. Et après ça il ne voulait pas se moquer de moi hein ? Enfin, à mon tour de répondre.

    « Certes, ce n’est… »

    La sonnerie de mon escargophone me coupa dans mon élan. D’un petit geste de la main je demandais à Francesco de patienter le temps que j’y réponde. Et l’appel n’était pas pour me plaire. Une prise d’otage avait lieu en ville et mes hommes ne pouvaient donc rien faire. Je leur répondais donc que j’arrivais, et à peine avais-je raccroché que le sous-amiral me fit comprendre que l’on pouvait continuer cela en y allant. Le village n’était pas très loin, mais je pourrais au moins répondre à la réflexion qui me tenait le plus à cœur. Nous nous mîmes donc en route rapidement, et je repris ma réponse.

    « Ce n’est pas très malin de la part des nouvelles recrues de Barbe Noire en effet. Cependant, pour en revenir sur le droit de mort, l’obligation est un bien grand mot. Certes, c’est mon dernier choix, faisant effectivement de ce choix une obligation en un sens. Cependant, je n’ai pas besoin de cette dénomination pour éviter des cauchemars. Quand je dois le faire, j’assume complètement mes actes et je suis prêt à en répondre devant quiconque viendrait me critiquer sur une exécution. Comme je disais, la protection des civils est la priorité absolue. Si c’est ce qu’il faut faire, je le ferai sans hésitation dans le tir. Mais tant que je peux protéger les citoyens autrement, je le ferai autrement. »


    Il aura très certainement le temps de répondre avant que l’on n’atteigne le lieu de la prise d’otages. Moi, je n’allais pas en rajouter, du moins pas avant de m’occuper de ces pirates.

    Nous arrivâmes donc derrière le mur que constituaient mes hommes, qui faisait face à une dizaine de pirates, chacun avec un ou deux civils au bout de leurs pistolets. S’ils avaient été un peu moins nombreux, j’aurais pu tirer sur eux d’ici. Mais d’après ce que l’on m’avait dit à l’escargophone, le simple bruit de tir leur ferait appuyer sur la détente, ne me laissant pas le temps d’en incapaciter suffisamment. Cela étant, j’avais une autre option, plus discrète. Et bien que je pourrais les tuer par la même occasion, je ne comptais pas le faire. Pas devant Francesco. Ce n’était pas nécessaire et je comptais le prouver. Je lançais un regard au sous-amiral qui voulait dire « regardez », bien qu’il aurait certainement voulu participer. Et de toute façon, nul doute qu’il le ferait si je n’étais pas assez rapide. Mais c’était peu probable. Usant du soru pour me déplacer rapidement, je fis le tour pour atteindre le premier des pirates, le frappant au niveau du coup de façon à le faire tomber dans les pommes. Je répétais l’opération, toujours en utilisant le soru pour éviter une réaction de la part des pirates, pour finalement attraper violemment le dernier, l’écartant de sa victime. D’un regard à Francesco, je dis « Vous voyez. ».


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Jeu 23 Juin - 11:18

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Encore face à face, les deux hommes se passaient la parole à tour de rôle. Pour autant, tout cela ne ressemblait plus qu’à un dialogue de sourds. Chacun restait sur ses positions, rebondissant sur chaque critique, bien décidé à vouloir clouer le bec de l’autre mais cela ne voulait pas dire non plus qu’ils auraient pu continuer ainsi. Francesco commençait déjà à s’en lasser, n’ayant jamais eu beaucoup de patience. Il ne savait pas ce qu’il en était du colonel mais si ce den den mushi ne s’était pas mis à sonner, peut-être serait-il intervenu une dernière fois avant de rebrousser chemin. A quoi bon rester sur une île où patrouillait déjà un autre gradé, alors que les mers sont si peu sécures ces derniers temps… Mais ce simple coup de fil changea la donne. Enfin pourrait-il prouver à son vis-à-vis que la peine de mort était une nécessité et non qu’une alternative !

Il l’enjoignit à poursuivre en rejoignant le village, ayant retrouvé maintenant un peu d’espoir pour faire valoir son point de vue. Taisho et lui courraient côte à côte pendant que le premier prenait la parole. Voilà que maintenant il disait que cela ne le dérangeait pas plus que ça. Pourtant le borgne avait eu l’impression qu’il n’allait pas dans le même sens avant, peut-être avait-il mal compris ? Au moins les deux marines avaient le même but : protéger la population. Le colonel se tût ensuite, le moustachu sentant qu’on lui laissait la place pour répondre, il ne se contenta que d’une phrase, la végétation se raréfiant, étant le signe qu’ils approchaient de leur destination.

« L’avenir nous dira lequel d’entre nous a raison. »

Le sous-amiral ferma ensuite les yeux, déployant son haki d’observation. Au détour de la prochaine bâtisse, il pouvait déjà ressentir la présence des pirates, mettant en joue des civils. Il devait y en avoir une dizaine mais nul doute que « l’humaniste » saurait se débrouiller tout seul. Malgré tout, il suffirait d’une seule erreur pour que la situation dégénère. Ce dernier ne tarda pas d’ailleurs à lui faire comprendre par les gestes de le laisser faire et surtout d’observer son intervention mais ce n’était pas à un vieux singe qu’on apprendrait à faire des grimaces. Si ces pirates étaient aussi pitoyables que leur capitaine, une simple utilisation du soru classique le rendrait indétectable et il pourrait neutraliser rapidement tout ce petit monde et c’est bien ce qu’il fit. Pourtant, tout ne se passa pas comme prévu.

Bien entendu, il immobilisa tous les pirates mais pas le dernier, qu’il se contenta d’attraper. Il tourna alors son regard en direction de Francesco, l’air triomphal, en ajoutant un « Vous voyez » des plus assurés, certain d’avoir bien agit. Mais l’homme qu’il avait attrapé, lui, ne l’entendait pas de cette oreille et même s’il avait été désarmé, il parvint à sortir une arme blanche d’une de ses manches. Plutôt que d’avoir fixé son œil dans celui du colonel, le borgne avait toujours voulu observer chaque pirate, c’était dans sa nature, il était toujours méfiant. Cela lui permit déjà de ne pas s’énerver en niant presque l’autre marine mais cela lui permit aussi d’intervenir juste à temps, fondant sur sa future victime grace à sa technique du Shidensen. Il planta d’abord son épée dans la main du petit malin, à deux doigts de planter son couteau dans le ventre de Taisho.

Puis il dégaina une deuxième épée et la planta dans le torse du petit malin. Agonisant, il laissa la victime se vider de son sang pendant que lui tournait lentement la tête en direction de l’autre gradé, profitant de son erreur pour le battre à son propre jeu. Il lui répéta alors très calmement ce qu’on lui avait dit il y a quelques instants à peine :

« Vous voyez ? »

Il reprit ensuite ses épées une à une pour pouvoir y enlever le sang avec son mouchoir avant de les remettre dans leur fourreaux. Il ne savait pas ce qu’allait lui répondre le jeune homme mais une chose était sûre, il mourrait d’envie de le savoir, sans mauvais jeux de mots. De plus, plusieurs des subordonnés de l’homme en noir et blanc étaient étonnés d’avoir vu apparaitre un autre officier. La confusion régnait mais les civils étaient en liesses, tant mieux…





HRP : Me rajouter, pas de soucis! x)
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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Ven 1 Juil - 11:08

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    « L’avenir nous dira lequel d’entre nous a raison. » C’était en effet ce que j’espérais de l’action qui allait se dérouler dans quelques instants. Je n’avais rien à rajouter et, de toute façon, peu de temps après, le village se dessinait devant nous, tranchant avec la végétation abondante que nous avions traversé. La suite de l’action, ce fut de mettre hors d’état de nuire tous les pirates les uns après les autres. J’étais presque étonné que le sous-amiral n’ait pas bronché comme je lui avais suggéré. Il semblerait qu’il savait se contrôler en fait. Ce n’était pas qu’une bête sauvage tuant au moindre mouvement menaçant comme je l’avais extrapolé. C’est avec assurance que j’avais annoncé mon « vous voyez » qui voulait dire qu’il n’y avait pas besoin d’assassiner froidement les gens pour protéger la population. A peine avais-je terminé que mes yeux se tournait sur un de mes soldats qui était mal coiffé, rompant la symétrie que j’imposais à mes subordonnés. Mais avant que je puisse l’engueuler, j’aperçus son regard alerté avant qu’il ne puisse parler, et je détournais donc mon regard pour le diriger vers le pirate que je tenais qui, dans un élan désespéré, venait de sortir un couteau d’on ne sait où pour me planter. Il était déjà dans le mouvement, je n’avais aucune certitude de pouvoir activer mon tekkai assez rapidement. A vouloir montrer ma façon de penser, j’en avais baissé ma garde, quel abruti. J’activais tout de même mon système de protection en espérant qu’il soit assez rapide pour que la lame vienne simplement se briser sur mon corps solidifié.

    Mais bien évidemment, Francesco fut plus rapide et débarqua, empalant d’abord la main du pirate qui lâcha son arme sur le coup, puis son torse, le tuant sur le coup. Plus besoin de le tenir, il n’était plus qu’un cadavre, je relâchais le corps inanimé qui tomba mollement au sol tandis que le sous-amiral me retourna ma phrase au visage. Je devais avouer que cela m’irritait un peu qu’il répète aussi souvent mes phrases mot pour mot. Cette irritation me força une première réaction qui aurait pu être attribuée à un gamin blessé dans son ego.

    « Tss, j’allais me protéger avec le tekkai. »

    Ce n’était pas faux en soi, mais je n’avais aucune certitude que cela aurait suffi. Après tout, j’avais fait une erreur, c’est tout. En un sens, cela ne montrait pas vraiment le point de vu de mon collègue, puisque ma situation n’était due qu’à moi, mais d’un autre cela lui donnait raison puisque le pirate, même désarmé et ayant vu ses camarades tomber, avait encore l’intention de se battre. Dans un soupir je calmais un peu mon énervement dû à la répétition du gradé, et je continuais, sans lui avoir laissé le temps de répondre à ma première phrase.

    « C’est vrai, ce pirate-là comptait continuer ses méfaits malgré la situation, vous aviez raison. »

    Ce devait être la première fois que l’un de nous deux accordait un point à l’autre. C’était moi qui avait dû plier, mais c’était bien fait pour moi après tout.

    « Je n’irai pas jusqu’à dire que votre solution est la meilleure, j’ai surtout fait une erreur aujourd’hui, mais je comprends un peu mieux votre point de vue. Je ne vous dirai pas non plus que mes méthodes changeront dans votre sens, ce serait mentir. Mais je respecterai les vôtres. »

    Ca faisait beaucoup de concessions pour une action pas si grandiose que ça. Mais il fallait bien qu’à un point dans la discussion quelqu’un cède, sinon tout ce blabla n’aurait servi à rien. Et de toute façon, étant maintenant auprès de mes soldats, je suppose que la conversation va couper court rapidement…
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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Mar 5 Juil - 16:33

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Et aussi



techniques





Tuer du pirate faisait toujours autant de bien au Sous-Amiral. Plus encore que d’œuvrer pour la Justice, mettre fin à une vie inutile avait le don de le relaxer, lui qui est toujours d’assez mauvais poil. C’était un bref interlude dans sa journée qui lui permettait de se défouler, sans ressentir le moindre soupçon de culpabilité. Ces pauvres bougres n’étaient même pas un danger pour le borgne ! Il avait déjà croisé des criminels bien plus malins ou bien plus forts, voir les deux. Cela lui rappelait son bref affrontement avec Sabo. Cet homme est vraiment dangereux… Son haki surpassait celui du gradé et ses techniques de combat avaient détruites ses épées. Au-delà de ça, même si le blond avait essayé de faire comprendre au moustachu que la révolution sauvait des vies, cette organisation n’en était pas moins dangereuse pour la Marine et le Gouvernement.

Mais cela n’avait aucun rapport avec ce qu’il se passait aujourd’hui. Alors que Francesco était doublement satisfait, puisqu’il avait également pu prouver au colonel que son point de vue l’emportait, il n’en fit rien paraitre. Tout au plus, un léger sourire émergea de son visage mais il avait pris soin de se tourner dans une direction où personne ne pouvait voir ses traits tout en nettoyant ses lames. Egalement, il pouvait très clairement entendre son collègue s’énerver subitement, voulant absolument se justifier. Il semblait jeune et pourtant il parvenait à maitriser quelques techniques du rokushiki, nul doute qu’il était vite monté en grade mais il avait l’air bien sûr de lui. Tout le contraire du Chef de la Bastard qui ne baissait jamais sa garde par principe. Pourtant, en l’espace de quelques instants, Taisho changea de comportement.

Conscient de son erreur et du point qu’avait marqué son supérieur, il lui donnait raison. C’était bien la première fois depuis leur rencontre que l’un des deux hommes faisait un pas vers l’autre ! De son côté, notre représentant de la Justice préféré venait justement de finir de nettoyer ses épées et il reprit un visage neutre en se retournant vers l’officier. Peut-être qu’un sourire aurait été mal interprété, surtout s’il n’avait pas pour habitude de montrer ses émotions. Les mains à nouveau jointes dans son dos, il se tut jusqu’à ce que son vis-à-vis finisse de parler. Et tout ce qu’il disait était plaisant à entendre. Ainsi faisait-il amende honorable, affirmant qu’il respecterait dorénavant la méthode plus musclée du sous-amiral, même s’il avait la franchise de dire que cela ne bouleverserai pas ses propres méthodes. Au moins, son point de vue faisait du chemin !

Le borgne s’y attendait, personne ne change ses opinions du jour au lendemain sauf lors d’un traumatisme important. Le plus détestable était encore d’être un hypocrite juste bon à lécher des bottes et le marine était content de ne pas compter le colonel parmi ceux-là. Ainsi, quand l’autre eut fini de prendre la parole, il intervenu. Il se permit également de discuter des techniques de combat de l’homme aux cheveux noir et blanc, car le rokushiki avait ses avantages mais aussi ses inconvénients… S’il ne se basait que sur le peu de techniques qu’il avait pu maitriser, certains forbans plus intelligents pourraient le contrer.

« Je suis ravi d’apprendre qu’à l’avenir vous respecterez le genre de méthodes que j’utilise. Je n’en attendais pas plus de notre discussion, après tout, personne ne change d’avis comme de chemise. Et si je puis me permettre, j’aimerais vous avertir sur l’utilisation de votre tekkai. Avez-vous été membre du CP pour pouvoir maitriser cette technique ? Maitrisez-vous les autres mouvements qui en font partie ? »

Francesco chuchotait presque maintenant. Après tout, beaucoup de monde étaient autour d’eux et ce dont ils allaient parler était encore secret pour une grande partie des marines non-gradés et du public. Néanmoins, l’homme de la Bastard était fort curieux et il ne pouvait s’empêcher de poser ses questions. Taisho n’avait pas la dégaine des hommes et des femmes rompu à ces arts spéciaux et puisque la conversation précédente s’était bien déroulée, l’amiral se sentait d’humeur à partager ses conseils avec le jeune homme. Son utilisation du soru était très correcte mais mieux valait être prudent et méfiant plutôt que trop sûr de soi. Sans vraiment le consentement oral de son interlocuteur, il posa sa main sur son épaule et le tira un peu à l’écart de la foule en faisant un signe aux subordonnés du colonel pour ne pas qu’ils s’inquiètent.

« Voulez-vous que je vous donne un conseil ? Cela doit rester entre vous et moi, d’habitude on en parle que quand quelqu’un s’y est éveillé mais… Savez-vous ce qu’est exactement le haki ? »



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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Mer 6 Juil - 10:49

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    C’était tout de même une drôle de manie qu’il avait, de nettoyer ses lames à chaque fois. Nul doute que ça devait être une histoire de « sang de pirate » ou quelque chose dans le genre, mais le geste était assez atypique. J’ai affronté plusieurs sabreurs, j’en ai vu d’autres se battre, et aucun ne faisaient systématiquement ce nettoyage après chaque bataille. Evidemment ils devaient bien entretenir leur arme à un moment ou un autre, mais pas juste après le coup. Cela étant, je le comprenais. Des éclaboussures d’hémoglobine, ça donnait rarement des motifs harmonieux, au contraire les effusions étaient plutôt chaotique et promptes à l’asymétrie. En ça, les pistolets étaient une alternative plus propre. Décidément, même jusqu’aux armes nous étions aux antipodes l’un de l’autre, malgré ma concession et ce qu’il s’apprêtait à me répondre.

    Il s’était redressé quand j’avais commencé mon discours, reprenant la position qui me semblait déjà si familière venant de lui, avec une expression faciale (je suis vraiment obligé de le regarder dans son œil ? C’est tellement pas symétrique…) qui ne trahissait aucune émotion. C’était légèrement perturbant, mais en même temps, je préférais ça à un regard moqueur ou de jugement. Ce respect dont il faisait preuve dans sa tenue et son respect des temps de parole était presque à l’opposé de son habitude de reprendre mot pour mot mes phrases. Alors était-il plutôt du côté respectueux ou de l’autre ? La réponse se fit savoir peu de temps après. Dès que j’eus fini, il prit la parole, d’abord à haute voix pour se déclarer heureux de ma déclaration, et avouant ne pas chercher plus, conscient qu’un homme ne changeait pas du jour au lendemain. En effet, j’avais du mal à croire qu’il ait rassemblé des hommes suivant ses motivations parmi des gens qui pensaient plutôt comme moi. Car oui, en tant que sous-amiral il doit bien avoir tout un équipage sous ses ordres. Tous aussi violents que lui probablement. Ce n’est définitivement pas le genre d’équipage qu’un criminel veut croiser… Enfin bref, il continua en baissant le ton pour me parler du rokushiki. Il semblait vouloir me donner un conseil sur le tekkai, mais ça ne s’arrêtait pas là. Il me prit à part (au point où j’en étais, sa main sur mon épaule était le cadet de mes soucis) pour finalement en venir au haki. John Giant étant un vice-amiral, j’en avais forcément entendu parlé, et je l’avais forcément vu à l’action, bien que sa taille faisait qu’il en avait rarement besoin. Mais je n’avais jamais réfléchi d’où venait ce pouvoir. Avec moi aussi une voix basse pour que personne ne nous entende, je répondis donc à ses questions.

    « Non, je n’ai jamais été au cipher pol. J’ai toujours été un marine. Mais il y a quelques années, peu de temps après sa retraite, Garp le Héros m’a formé pour maîtriser une partie des techniques du rokushiki, celles qui semblaient le plus intéressantes pour mon style de combat. Le fait de ne pas toutes les apprendre aura permis de mieux se concentrer sur celles que je maîtrise aujourd’hui. J’ai donc appris le soru comme vous l’avez vu, le tekkai comme je l’ai mentionné, et le geppou. »

    Excepté le Kami-E, les autres techniques étaient des techniques d’attaque. J’avais déjà une technique d’esquive par le soru, mes pistolets faisaient déjà office de techniques d’attaque, que ce soit à distance ou au corps à corps. Après tout, on disait que le shigan rendait le doigt aussi dur et meurtrier qu’une balle. Au final, une technique de défense, et de la mobilité pour pouvoir tirer par plusieurs angles différents étaient tout ce dont j’avais besoin.

    « Un conseil est toujours la bienvenue. »
    répondis-je à la suite avec un léger sourire. « J’ai déjà entendu parler de cela. Mon ancien capitaine, John Giant, le maîtrisait et je l’ai vu parfois s’en servir. Je ne sais toutefois pas d’où vient cette technique, il a toujours été très avare d’informations là-dessus. »

    Il me semblait également que cela permettait de toucher les utilisateurs de logias, mais je n’en étais pas sûr. De toute façon, pour une partie d’entre eux, j’avais les canons de Vegapunk. Mais ça, il n’y avait pas besoin d’en faire mention…
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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Jeu 14 Juil - 10:31

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Les deux hommes s’étaient enfoncés dans les bois pendant qu’ils parlaient. Tant qu’à faire, le borgne marchait en direction de son navire, son départ était imminent maintenant qu’aucune menace ne subsistait ici. Cependant, avant de partir, il allait encore un peu discuter avec son collègue. Il attendit donc que ses premières questions trouvent réponses avant de se stopper tout en se mettant face au colonel. Il devait y avoir au moins une centaine de mètres qui les séparaient de toute oreille indiscrète, le sous-amiral allait donc accaparer la parole une nouvelle fois. Parallèlement, il déploya son haki de l’observation pour pouvoir sonder les alentours, histoire de savoir si quelqu’un approcherait. A son age, il ne pouvait plus s’en empêcher, sa méfiance était devenue une déformation professionnelle !

« Vous avez été formé par l’ancien vice-amiral Garp… Cela explique pas mal de choses en effet. Il est clair que le fait de n’en connaitre que trois vous aura épargné bien des années d’isolement et d’entrainement, comme doivent le faire en général les agents voulant maitriser le rokushiki. Mais comme vous le savez, le CP9 n’a pas pu assurer ses opérations après le passage du Chapeau de Paille. Voilà pourquoi je vous conseille vivement de vous pencher sur le haki. Ne vous arrêtez pas en si bon chemin. Être dur comme l’acier peut vous sortir de beaucoup de situation mais le tekkai possède une grosse faiblesse que vous connaissez : l’impératif d’immobilisme. »

Il se tût quelques instants pour laisser ses paroles couler dans l’esprit du jeune homme. Francesco prenait un air plus sérieux maintenant, soutenant le regard de son interlocuteur. Cette conversation n’allait plus durer longtemps, il sentait une présence familière s’approcher d’eux. Elle venait du bateau s’était donc certainement l’un de ses subordonnés ou bien Victoria. Il allait devoir abréger son discours, il n’avait jamais aidé ses hommes sur cette question alors sans doute serait-ce mal vu si ces quelques mots échangés venaient à être connu. Il ordonna rapidement à Taisho d’exécuter la technique pour lui montrer, cela serait sans doute plus rapide avec une démonstration. Une fois cela fait, le gradé prit l’un de ses fourreaux, qu’il imbiba de haki. Il l’abattit ensuite sur le torse de l’officier qui, sous le choc, recula et perdit sa position.

« Vous voyez ? Je n’ai pas mis toute ma force et je suis parvenu à vous déstabiliser. Vous mettez votre vie en jeu en restant immobile face à un utilisateur du fluide. Il y a trois types de haki. L’un permet de prendre conscience des alentours et de prévoir les mouvements adverses, l’autre permet d’acquérir plus de force, mais aussi de toucher les logias, comme vous venez de l’expérimenter. Ces deux-là peuvent s’apprendre, c’est quelque chose de personnel, que l’on doit faire par soi-même. Il y en a un troisième mais qui dépend de la naissance. Alors commencez votre nouvel entrainement le plus tôt possible, sur ce… »

« Francesco ! T’en as mis du temps ! J’peux savoir ce qui se passe ici ?! »

Juste à temps, le moustachu termina sa dernière phrase juste au moment où des buissons se courbèrent pour laisser passer la silhouette de l’autre sous-amiral de la Bastard, Victoria. La jeune femme s’impatientait visiblement et le fait que son « supérieur » fasse des messes basses soulevait en elle beaucoup de questions. Elle regardait alors successivement les deux hommes avec un regard que l’on aurait pu attribuer à un meurtrier sur le point d’agir. Stoïque et droit comme un i, Francesco pivota sur sa gauche pour faire face à la femme marine dans sa position habituelle, les mains jointent dans le dos. En passant, il avait vu que le colonel était toujours un peu dans les nuages après avoir reçu son coup dans le ventre. Cela allait profiter à la situation !

« Je te présente Thompson D. Taisho, un colonel qui a cru bon de se dresser entre moi et des pirates pour ne pas que je les tue. Du coup je l’ai gentiment accompagné pour lui montrer ce qui arriverait la prochaine fois que lui passerai par la tête une idée si saugrenue ! Il à l’air de me prendre un peu plus au sérieux maintenant. »

Pour une fois, il était content de n’avoir pu jauger sa force ! Dans la précipitation, il avait dû frapper plus fort qu’il ne le pensait… Il en était sincèrement désolé mais malheureusement, il n’aurait pas le loisir de le dire de vive voix à son interlocuteur. Il espérait qu’il ne lui en veuille pas trop et qu’il se focalise surtout sur la confidence que le bretteur venait de lui chuchoter. Dommage que cela ait dû se passer ainsi mais dorénavant, il n’était plus possible d’ajouter quoi que ce soit. Au moins, Victoria avait l’air de gober son histoire, tant mieux. Il la rejoignit alors, commençant à s’éloigner de sa victime involontaire. Effectivement, il n’avait plus de raisons de rester sur Banaro désormais…





HRP : Dis moi si ça te va! Après tout j'ai pris un peu de liberté avec ton personnage...

Et donc je te propose d'en rester là avec ton dernier post, j'étais à court d'idées pour ajouter autre chose au RP ^^"
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MessageSujet: Re: Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]   Mer 20 Juil - 10:21

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    Il avait pris de sacrées précautions pour me parler du haki. A force de marcher, nous nous étions tellement éloignés de la ville qu’on ne la voyait presque plus derrière la végétation. Je comprends qu’il ne veuille pas que l’information passe, bien que certains de mes soldats aient probablement vu cette force à l’œuvre, mais ça faisait beaucoup. Enfin, je supposais qu’il avait ses raisons, je l’avais donc suivi sans faire d’histoire. Je lui avais donc parlé de mon entraînement avec Garp et, bien que son visage restait toujours autant impassible, il semblait relativement impressionné. Du moins c’était comme ça que j’interprétais sa première phrase. Ce n’était probablement pas ça, et je n’en tirerais de toute façon pas de fierté face à lui après les évènements récents, mais malgré tout je le voyais comme ça, allez savoir pourquoi. Puis il parla des désavantages de ces techniques en prenant pour exemple le passage de l’équipage du chapeau de paille à Enies Lobby qui avait fait de grosses vagues notamment à cause de la défaite du CP9 qui était censé être une institution de haut rang. Il est vrai que le tekkai demande l’immobilité, mais avec les ennemis que j’ai pu rencontrer jusqu’ici, c’était suffisant. S’ils arrivaient à m’atteindre, je bloquais le coup avec ma technique, et j’attendais une opportunité pour m’écarter avec le soru. Mais il avait raison, si j’étais tombé sur plus fort, je me serais certainement fait avoir.

    En guise d’exemple il me demanda de déployer mon tekkai tandis qu’il dégainait un de ses fourreaux, qui se recouvrit d’une sorte de couche noire. Une fois cette préparation faite, que je suspectais d’être du haki puisqu’il s’agissait de la leçon du jour, il me planta le fourreau entre les côtes. Et son exemple porta ses fruits puisque, malgré que j’aie pris une position qui aurait dû limiter le recul de son attaque, je me déplaçais d’une dizaine de centimètres, perdant momentanément mes appuis et surtout ma respiration. Pas toute sa force ? Bah c’était quand même déjà pas mal dans le genre. J’arrivais à entendre ce qu’il rajoutait, mais pas moyen de lui répondre le temps que je ne reprenais pas mon souffle, et il allait être compliqué à retrouver. Il me parla donc des trois types de haki, les deux que l’on pouvait apprendre et le dernier qui était inné. Il me conseilla de m’entraîner à ça quand une femme, certainement sa subordonnée d’après ses paroles, apparut pour le chercher. J’avais encore un peu de mal à respirer et il n’hésita pas à en profiter pour me descendre encore un coup. Il avait raison sur sa dernière phrase, mais ce n’était pas forcément une raison pour le crier sur tous les toits !

    Il partit donc avec la femme et, quand il eut disparu de mon champ de vision, je réussis finalement à retrouver une respiration normale. Il n’y était pas allé de main morte tiens. Mais je suppose que c’était le choc dont j’avais besoin pour me décider à maîtriser le haki. Cependant, il avait omis quelque chose dans son monologue, soit par simple oubli, soit à cause de l’apparition de membres de son équipage.

    « Enfin, s’entraîner sur une technique sans savoir comment elle fonctionne, c’est un peu compliqué… »

    Je l’avais dit à haute voix comme s’il était encore en face de moi, bien que je sache que ce n’était pas le cas. Mais il fallait que je le dise. Bon, je n’avais plus qu’à trouver quelqu’un qui serait un peu moins avare d’informations à ce sujet, sinon m’entraîner n’allait pas mener à grand-chose. Je fis à mon tour demi-tour pour retourner en ville. Heureusement que mes hommes ne l’ont pas vu me frapper, ils n’auraient probablement pas trop apprécié… Maintenant, on a une île à protéger.


HRP : Ouais ça me va, c'est pas comme si tu lui avais fait faire n'importe quoi X)

Du coup on a fait le tour donc on s'arrête effectivement là o7
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Conflit de points de vue [PV : De Asturia Francesco]

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