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 Sous le soleil [PV Schwarz Mirai]

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MessageSujet: Sous le soleil [PV Schwarz Mirai]   Ven 29 Mai - 2:00

Nazario TaizoneDark Killer ☣ Albino ☣ Crazy Cannibal
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Nazario Taizone

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Sous le soleil


    J'avais décidé de ne pas m'attirer de problèmes en allant visiter la ville principale de l'île que nous avions accoster plus tôt dans la journée. Je souhaitais être discret. Je n'étais pas quelqu'un qui se faisait remarquer par son comportement exemplaire. Ironiquement parlant. Je ne faisais pas exprès d'attirer l’œil sur ma personne, mon image de monstre le faisait gentillement à ma place sans avoir besoin de demander. Ajouter à cela mon apparence démoniaque, je collais parfaitement à la vision qu'avait le monde des pirates de Barbe Noire mais fort heureusement, je n'étais pas autant connu que mes aînés de la piraterie. Pourtant, il est vrai que j'essayais avec ardeur de m'imposer comme une icône crainte à travers le globe, j'avais sûrement encore beaucoup de chemin à parcourir. Je peux vous garantir que j'atteindrais mon objectif. Je dispose des moyens pour y parvenir ainsi que du soutien nécessaire, je ne vois pas ce qui pourrait se mettre en travers de mon chemin. Le gouvernement mondial peut toujours essayer de se jeter en travers de ma route, mais cela ne m'arrêterais aucunement. Je suis cruellement au-dessus de ces fous de la justice. Quand comprendront-ils que le monde est injuste et que leur absurde justice ne pourrait empêcher le monde de devenir le terrain de jeu de types tels que Taizone Nazario ? C'était une question existentielle qui me trottait ainsi dans la tête mais aurais-je un jour, une réponse ?

    Cette charmante petite île n'avait rien d'extraordinaire, c'est ce qui avait poussé l'équipage à choisir celle-ci comme destination afin de faire le plein de vivres. Dommage qu'il ne restait que peu de temps avant sa totale destruction. La présence du soleil offrait un léger charme à cette île qui ressemblait à n'importe quel autre foutu bout de terre perdue au milieu de l'océan. Portée sur l'agriculture, de nombreux champs et de vastes étendues de verdures ornaient le paysage. La ville se situait en contrebas de deux colossales collines, dans une rocailleuse vallée. Lorsque je l'avais visité afin de prendre ma part de fournitures à emmener à bord du Radeau, je fus totalement et en l'espace de quelques secondes, sous le charme de l'architecture de cette dernière. Une ville construite sur l'eau qui s'écoulait dans la vallée, battit différemment de Water Seven, néanmoins cela contribuait au charme. Les habitants étaient sympathiques, ils avaient offerts sans poser la moindre résistance, tout vivres que recherchait la troupe de Barbe Noire en échange de la liberté des gens de l'île. Teach n'avait rien à faire de leur liberté. Promettre des monts et merveilles pour obtenir ce qu'il convoite, c'était l'une des manœuvres frauduleuses du capitaine. Il ne tenait ses promesses qu'envers les membres de son équipage, il ne fallait pas qu'une mutinerie éclate. Sait on jamais, personne n'est réellement immortel.
    J’observais, assis sur un banc en bois, depuis une des imposantes collines, les vagues se jeter avec une certaine fougue contre la plage de sable blanc. Je me sentais apaisé tandis qu'une brise se levait. Je m'étendis de tout mon long sur le banc, savourant les caresses du soleil sur ma peau. J'avais l'impression d'être au paradis mais une présence m'ôta rapidement de mes pensées. Je ressentais qu'une personne s'approchait de ma position, je ne savais pas qui pouvait bien me rejoindre. Je ne m'inquiétais pas, je ne m'attendais pas à faire face à un Amiral de la marine. Je ramassa mes sabres qui traînaient sur le sol. J'hésitais à les déposer sur le banc pour avoir une main proche pour me défendre en cas d'une possible attaque. Je n'avais pas le temps de me poser de questions. Je ne voulais pas paraître insolent, je ne touchais finalement pas à mes armes, mais je les laissais à proximité si le besoin devait se faire ressentir.

    Attrapant une bouteille de cola qu'un des habitants avaient aimablement offert, il l'ouvrit et avala une gorgée avant que cette personne fasse son entrée.

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« Ne juges pas un homme au chemin qu'il choisit.
À moins d'avoir toi-même parcouru le même chemin de bout à bout, tu ne peux dire à autrui ce qui l'attend, ni ce qu'il laisse derrière lui. »
Thème :

Je luttais avec cette présence dans ma tête qui voulait prendre le dessus. Ce n'était pas le moment de se battre. Je ne voulais pas me salir les mains, pas en ce jour sur cette si belle île. Je voulais rester le plus humain possible tandis que la demoiselle à qui je faisais la conversation avait l'air de tenir à ce que le monstre sorte de sa tanière. J’espérais que ce n'était pas fait exprès, qu'elle n'avait pas réellement envie que je devienne un autre. Il ne m'était pas facile de garder ma folie. C'était évidemment toujours plus simple de tout laisser aller sans me retenir. Dans ce cas, la vie semblait déjà nettement moins problématique. Je détruisais tout sur mon passage tel une tornade pour solution, ne laissant que sang et désolation. Pourquoi voulait elle que j'ouvre la cage ? Souhaitait-elle rejoindre le royaume des défunts ? Si ce n'était que cela, je ne comprenais pas ce qui l'empêchait de me demander car pour tuer, je me débrouillais plutôt bien. Je me posais énormément de questions mais je ne devais pas être le seul à en avoir.

Je sentais que l'ambiance changeait petit à petit au fil que notre discussion s'intensifiait sous le poids des mots. Je ne tenais pas à m'en prendre à ce soldat, je ne voulais pas me battre, je me répétais ces quelques mots en boucle dans ma tête afin d'essayer d'enfouir mon envie de chaos qui grandissait à chaque apparition du monstre dans mon esprit torturé par le mal.

Suite à mes paroles un brin provocatrices, ce fût à son tour de prendre la parole. Nous étions courtois et écoutions les arguments proposés par l'un et par l'autre sans couper court aux échanges. C'était plaisant de pouvoir simplement parler. Je me doutais que ça n'allait pas continuer puisque les bonnes choses ont une fin.

Je prenais en considérations les phrases et les mots prononcés par le soldat. Je compris la raison de sa présence, comme elle l'expliqua clairement, Mirai avait reçu des ordres dont celui de ne pas nous attaquer, j'en étais persuader. Si ses pauvres âmes avaient eu la possibilité de se mettre dans notre chemin, ils n'auraient pas tarder. Cette obéissance aveugle allait coûter le sacrifice de cet endroit. J'étais fier de ne pas être soumis aux consignes de mon capitaine comme eux l'étaient avec leur supérieur hiérarchique. Je n'auras pas pu supporter de devoir suivre les règles sans broncher.
Elle utilisa la métaphore du l'asticot mangeant le loup en retour à ma gentille provocation qui n'avait que pour but de lui faire comprendre qu'elle ne devait pas rester. J'étais terriblement déçu que le message ne soit pas passer. Les asticots ne mangent les loups que lorsqu'ils sont morts, je ne suis pas mort. Nous pouvons écraser de nos pattes vos insignifiantes vies. Je devenais intéressé par l'idée de me battre. Je n'étais pas stable, changeant d'avis comme de chemises, la mort de cette demoiselle me séduisait. Je lui avais gracieusement offert des informations, en retour j'en recevais.

Cette fille semblait apprécier le jeu des provocations, je me demandais à quel point ce jeu pouvait continuer avant que la bête ne soit de sortie. Savait elle qu’attiser un tel démon, ce serait amené cette charmante petite île à sa destruction totale ? Cela pouvait être son objectif. Il se pourrait que la demoiselle veuille me pousser à ne plus me contrôler pour que je devienne une cible pour tous les marins présents. Je ne savais pas le nombre de ces derniers, ni la force de chacun de ses collègues. Un piège pouvait éventuellement se tendre dans l'obscurité. Je devais rester prudent, comme il se dit couramment, prudence est mère de sûreté alors suivons ce dicton.

« Tu es fort amusante, je ne pensais pas tomber sur une personne dans ton genre en venant en ce lieux. Es tu un clown parmi les asticots ? Pour ensuite répondre à tes questions, je vais prendre le temps de t'expliquer le monde dans lequel nous vivons actuellement. Vous les lamentables asticots ne pouvez être en mesure de nous grignoter. Je ne juge pas votre capacité de digestion mais je vous donne un avertissement afin que vous puissiez vivre un peu plus longtemps. Nous ne sommes pas de vulgaires pirates, nous sommes les pirates d'un des quatre pirates les plus influents du monde, ne nous sous estimes pas s'il-te-plait. Surtout que notre nombre sur cette île est sûrement bien plus important que le votre et notre force de frappe doit être au moins beaucoup plus dévastatrice que la votre au moment où nous parlons en cet endroit. Rien ne survivra à l'assaut de mon équipage. »

Je faisais une courte pause. J'avais besoin de reprendre ma respiration. Je n'aimais pas parler mais je préférais échanger quelques phrases que de me battre. Par cela j'avais ainsi l'occasion de barrer le passage de mon double intérieur.

« Pour finir, je voudrais que tu saches que je ne souhaites pas détruire ce lieux. J’essaie de garder mon calme pour éviter que je ne me lâche dans la barbarie. Je ne tiens pas à me battre, cependant si tu me pousses à prendre les armes, je n'aurais pas la moindre pitié pour toi et tes collègues de la marine. Je ne suis pas un type bien mais je suis sans doute le plus généreux de la flotte de Barbe Noire. Alors que choisis tu ? Veux tu te battre ou préfères tu continuer de me parler ? Je te laisse le choix, l'avenir est entre tes mains. »


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« Ne juges pas un homme au chemin qu'il choisit.
À moins d'avoir toi-même parcouru le même chemin de bout à bout, tu ne peux dire à autrui ce qui l'attend, ni ce qu'il laisse derrière lui. »
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