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 Protection rapprochée [PV : Suzanna Bailey]

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MessageSujet: Protection rapprochée [PV : Suzanna Bailey]   Ven 17 Avr - 19:08

Thompson D. TaishoColonel
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    Sabaody, l’archipel qui termine la première partie de Grand Line. Le groupe d’îles le plus proche de Marie-Joa et donc des dragons célestes. Nombre de marines étaient installés ici, pour protéger les dragons célestes contre les pirates toujours plus nombreux. Les marines étaient doués, il le fallait puisque seuls les plus forts des pirates arrivaient jusqu’ici. Mais aujourd’hui, ce ne serait peut-être pas suffisant. Enfin, c’était ce que l’amiral en chef Sakazuki Akainu avait estimé, étant donné la mission qu’un haut-gradé m’avait transmis. Pendant le trajet, je feuilletais des avis de recherches bien particuliers en me remémorant les paramètres de la mission.

    « La journaliste Suzanna Bailey nous a indiqué la position de l’équipage de Barbe Noire. Tu n’es pas sans savoir qu’il est extrêmement dangereux. Nous craignons qu’il y ait représailles si nos sources venaient à fuiter. Tu vas donc aller à Sabaody, ton unité quadrillera l’archipel pour s’assurer qu’aucun de ses sous-fifres ne soit là. Quant à toi, tu resteras auprès de Mlle Suzanna pour assurer au mieux sa protection. Si jamais il y a un problème, tu devras rappeler le plus vite possible ton unité et escorter Mlle Suzanna jusqu’à ton navire, puis jusqu’à une base marine proche. »

    C’était clair et précis. Je mémorisais donc une dernière fois les têtes des pirates en question (notamment ce Jesus Burgess, avec son bras armé, il n’était absolument pas symétrique) quand quelque chose me revint en tête. La cabine des invités était-elle bien ordonnée ? Lâchant mes avis de recherche je me ruais jusqu’aux cabines. Heureusement, un de mes hommes ramassa les papiers pour ne pas les perdre. Eux aussi avaient déjà mémorisés leurs têtes. Mais ils ne se souciaient pas le moins du monde des décorations de la cabine. Une fois à l’intérieur, je fermais alternativement l’œil droit puis l’œil gauche pour m’assurer de la symétrie des lieux. Le lit semblait bien au milieu du mur et le tableau qui le surmontait bien horizontal. Les deux tables de chevets étaient à égale distance dudit lit, et les placards sur les côtés étaient bien face à face. Un soupir s’échappa de mes lèvres.

    « Parfait… »

    En ressortant sur le pont, je vis l’archipel droit devant nous. Un archipel constitué, d’après mes informations, de 79 groves. Ils n’auraient pas pu faire pousser 9 arbres de plus, qu’il y en ait 88 ? Cet archipel aurait été tellement parfait avec 88 îlots. Ou à défaut, un 80ème. Mais pas 79, aucun de ces deux chiffres n’est symétrique. RAAAAAH. Bon, calme toi Taisho, concentre toi sur ta mission. Nous arrimâmes donc sur le grove 68 (au moins il y a un 8), faisant partie de la base de marine du coin. Je fus évidemment reçu avec les honneurs dus à mon grade, par des marines qui avaient fait un effort pour être parfaitement symétriques. Cela me remplit de joie. Je mis mon manteau de colonel sur mes épaules, orné de mes insignes de chaque côté (quitte à ce qu’il jure avec mes habits…), après tout ma mission ici était pour le moins solennel. Je me mis ensuite en route pour le grove 78 avec mon unité.

    Le trajet se fit en évitant tous les arbres sur lesquels étaient inscrits les numéros. Cela m’évitait de voir ce fichu 7 de partout. Les citadins tournaient pour la plupart le regard vers nous, se demandant ce qu’il se passait. Mais nous ne pouvions rien dire, déjà que le nombre de marines collés ensemble risquait d’alerte les éventuels pirates de l’équipage de Barbe Noire… Une fois arrivé sur le grove où résidait la journaliste, il ne fut pas compliqué de retrouver ses appartement. Elle habitait juste à côté de l’arbre de ce grove. Heureusement, à côté du 7, il y avait ce cher 8 pour compenser. Je me tournais vers mes hommes.

    « Maintenant, dispersez-vous. On fait comme on a dit. Vous, vous vous occupez de la zone des hôtels, vous de la zone navale, vous de la zone touristique, et enfin vous de la zone de non-droit. Exécution. »

    Au fur et à mesure j’avais montré les groupes de marines qui devaient partir. Il avait également pour ordre de se disperser une fois dans la zone qui leur avait été assignée, afin de couvrir le plus de terrain possible. Les plus forts de mes hommes partaient donc pour la zone de non-droit où même les marines du coin avaient du mal à faire régner l’ordre, et les autres se dispersèrent dans les zones plus fréquentées. Cela pouvait sembler bête de les avoir amenés ici alors que certains devaient aller à l’autre bout de l’île, mais au cas où les pirates nous aient devancés, il valait mieux que j’aie toute la force de frappe possible à ma disposition. Une fois le groupé éclaté, je me retournais face à la porte et je frappais plusieurs fois, sans pour autant abuser. Il fallait être magnanime.

    « Mlle Suzanna ? C’est la marine. L’amiral en chef Akainu vous a prévenu de notre passage. »

    J’attendais maintenant qu’elle ouvre la porte. Je ne voulais pas ajouter « veuillez ouvrir » pour ne pas faire passer notre visite pour une perquisition. Toutefois, si elle traînait trop, j’avais mes pistolets aux hanches, et je n’hésiterais pas à forcer la porte pour vérifier qu’il n’y ait pas des pirates ici.
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MessageSujet: Re: Protection rapprochée [PV : Suzanna Bailey]   Dim 26 Avr - 7:05

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Trois jours ont passé depuis cette grande visite de la part du marine. C'était tout une rencontre je dois dire. Pourtant, je n'ai toujours pas eu de nouvelle de l'amiral. Quel dommage. Il m'avait pourtant dit qu'il me visiterait. Quelle tristesse. Dois-je supposer qu'il a oublié ? Probable, mais un homme comme lui n'aurait sûrement pas oublié. Pas après les informations que je lui ai gentiment données. Repensant à notre rencontre, je lève les yeux vers l'endroit où mon vase devrait se situer. Quelle brute. Sa voix l'avait brisé. Sans oublier qu'il m'avait décoiffé. Ah, la alors, je ne le prenais pas. Je ne passe pas des heures devant le miroir pour rien.

Aujourd'hui, trois jours auront passé depuis que Akainu est venue, pourtant je n'avais rien reçu. Même pas un petit appel. Et ma visite ? Ou était-elle passée ? Moi qui étais sûre qu'hier quelqu'un viendrait, je suis déçue. Pas un marine. Pas un civil. Pas de pirate non plus. Mais, où est donc passé tout le monde. Je n'en ai aucune idée. Une chance que mon servant est là. Il me tien occuper. Il me rappelle toujours ce que j'ai à faire. Même pas le temps de boire un verre. Quel drame ! Je n'ai même pas encore pu boire un seul verre de quoi que ce soit. Je suis très triste. Tant de travail, même plus le temps pour le plaisir.

Je continue d'écrire dans mes livres. Je n'ai bientôt plus d'encre pour ma plume. Comment écrire mes si précieuses informations sur les gens si je n'ai plus d'encre ? Ah, ça ne va pas du tout. Je crie le nom de mon valet. Ce dernier arrive en un temps-record. Ponctuel. J'ai toujours aimé cette qualité chez Chase. Je lui pointe mon encrier et il comprend. Un vrai gentleman. Le temps qu'il fasse mon encre, j'ai le temps de me faufiler dans la cuisine. Mais, Chase entendit ma broche dans mes cheveux. Je l'entendais déjà courir jusqu'à la cuisine. Lorsque ces yeux se posèrent sur la bouteille, il commença son discours. Bla, bla, bla.

Toc toc toc

Quelqu'un vient enfin me rendre visite e Je dépose tristement ma bouteille et prends ma pipe. Je prends mon temps pour faire attendre un peu la personne. Personne n'est pressé, non ? La vie est longue. J'arrive enfin à la porte. Alors la marine se décide enfin à me rendre visite. J'inspire puis souffle la fumer au visage de l'homme. Un homme étrange je dois dire.

« Vous avez raison, jeune marine. Trois jours ont passé, où étiez-vous donc ? Je m'ennuyais seule sans personne. Entrer donc, mon cher et ne brisé rien je vous pris. »




Dernière édition par Suzanna Bailey le Dim 17 Mai - 20:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Protection rapprochée [PV : Suzanna Bailey]   Sam 9 Mai - 12:41

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    J’attendais, fixant la porte, que l’on vienne finalement me répondre. Je me demandais combien de temps j’attendais, mais j’évitais de le faire transparaître sur mon visage. Au contraire, je commençais à me demander si on n’avait pas été devancés par l’équipage de Barbe Noire. Je serais fin si je retournais voir Akainu et que je lui annonçais qu’elle s’était déjà fait avoir… Finalement, une femme pipe à la bouche vint m’ouvrir. Celle-ci ne se gêna pas pour me souffler la fumée à la tête. Moi qui n’aimais pas ça, je dus aire un travail sur moi-même pour ne pas me laisser emporter. Les ordres étaient clairs, il fallait que je fasse bonne figure. Je me contentais donc de serrer les poings et de ne rien laisser transparaître, même si il me semblait avoir un léger tic du sourcil gauche. D’autant qu’elle semblait à moitié se plaindre des trois jours qu’on a mis à venir avant de m’inviter à entrer.

    « Je suppose qu’il était compliqué de trouver un gradé disponible par les temps qui courent, entre Teach et Marde Guille… »

    Puis, avant de rentrer, je me présentais tout de même, au garde-à-vous.

    « Colonel Thompson D. Taisho, à votre service. »

    Puis je rentrais dans les appartements de la personne que je devais protéger. Un appartement assez bien rangé, à l’exception d’un bureau rempli de feuilles et livres divers, à côté duquel un homme s’affairait avec un flacon d’encre. Il ne semblait même pas avoir fait attention à moi tellement il était concentré dans son remplissage de flacon. Je décidais de ne pas le déranger et je me retournais vers l’hôte que je devais protéger pour lui faire un rapide rapport de la situation.

    « Bon, mon unité s’est dispersée dans tout Sabaody. S’ils voient n’importe lequel des pirates de l’équipage de Barbe Noire, ils m’appelleront illico et nous devrons vous transférer. Je vous conseille de préparer le minimum de bagages requis, juste au cas où. »

    J’avais l’impression d’aller vite en besogne, mais il fallait être prêt à l’éventualité d’un transfert en trombe. Je restais debout au milieu de l’appartement, ne voulant pas m’asseoir sans son aval, ce serait malpoli. J’en profitais tout de même pour regarder discrètement le lieu, assez pour me rendre compte qu’il manquait quelque chose sur une étagère. Un trou qui cassait la simili-symétrie de l’étagère. Cette fois, je ne pouvais pas me retenir. Je me dirigeais vers cette étagère, et je répartissais les objets de façon équilibrée. Certes ils n’avaient pas tous la même forme, mais au moins c’était plus symétrique que toute à l’heure. Une fois cela fait, je compris ce que je venais de faire machinalement, et je me retournais vers Suzanna.

    « Excusez-moi, le trou sur cette étagère me perturbait, je ne le referai plus… »

    Sauf si je vois encore un truc qui n’est pas droit…
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MessageSujet: Re: Protection rapprochée [PV : Suzanna Bailey]   Dim 17 Mai - 20:39

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Enfin de la visite. Enfin, j'avais des gens dans ma maison. Ils étaient peut-être que de simple ignorant, mais j'avais enfin ma visite tant attendue. Trois jours j'ai dû attendre. J'ai horreur d'attendre. On m'avait dit que j'allais recevoir une visite après celle de l'amiral. Trois jours, c'est beaucoup trop long. La marine est lente on dirait bien. Est-elle trop occuper à chercher ses pirates ignorants ? Les pirates sont-ils plus importants que moi ? Alors c'est que la marine devrait revoir leur priorité. On ne fait pas attendre les gens. Ce n'est pas poli. J'ai déjà connu des pirates avec plus de manière. Ah, je vous dis, parfois les gens oublient leur étiquette. Mais, je suppose que je peux arrêter de me plaindre. Après tout, cet homme représente la marine.

« Mmh, vous avez sûrement raison. Maintenant qu'une nouvelle menace plane sur nos pauvres têtes, la marine doit être débordée. »

Si la marine a eu de la difficulté à trouver quelqu'un de décent, peut-être manque-t-il de soldat. Peut-être, qui sait. Mais, cela ne me regarde pas. Mes yeux tombèrent sur le marine et examinèrent son corps de haut en bas. Il est grand. Mais, plus petit que moi. Les hommes plus petits que moi me font rire. Mais, son titre n'est pas si petit. Un colonel. Rien de moins. Un sourire plus grand s'afficha bien rapidement sur mon visage. Je suis bien heureuse que l'amiral m'envoie quelqu'un ayant un grade aussi élevé. Quoique avec une telle information à propos du terrible équipage de Barbe-Noire, je doute très fortement qu'un simple colonel puisse suffire à ma sécurité.

Une fois à l'intérieur, je repris ma place à mon bureau. Chase quant à lui semblait très dévouer pour sa tâche. Il ne leva même pas les yeux pour voir qui venait d'arriver. Le colonel Thompson semblait savoir ce qu'il faisait. Il avait déjà pris certaines mesures pour surveiller l'île. J'espère que son unité est grande, car l'île n'est pas petite.

« Un minimum de bagages. Vous demandez à moi, Madame Suzanna Bailey, de faire ses valises pour partir de mon chez moi. Vous voulez m'emmener ailleurs que chez moi ? Sachez, colonel, que je ne quitte pas ma maison. Un bon marine saurait comment me protéger en s'assurant qu'aucune égratignure se glisse sur mon corps pendant que j'écris leur pauvre et malheureuse mort durant le combat. Mais, si vous insistez, je peux bien préparer quelque petit affaire. Chase. »

Il ne suffit qu'un claquement de doigt, et mon valet savait ce qu'il avait à faire. J'aime lorsqu'il sait ce qu'il doit faire. Je ne parle pas pour ne rien dire. En sachant quoi faire, il me sauve de la salive. Je n'avais pas tout à fait envie de partir. Et si quelqu'un venait pour des informations ? Je ne serais pas là pour leur donner. Je ne serais pas là pour connaître la vérité. Je ne serais pas là pour recueillir de précieuse information. Ce serait tellement dommage. Puis, j'aperçu le colonel fixait quelque chose. Je me demande bien quoi. Ses yeux semblent collés sur ma tablette. Je le regardais s'approcher de mon meuble et réorganiser mes décorations. Quel culot. Je l'aime bien. Ce n'est pas tout le monde qui ose toucher mes choses personnelles. Mais, son excuse fut encore plus drôle. Je regardais mon étagère maintenant réarranger de façon plus symétrique. Les espaces semblaient tous identique. Étrange décoration.

« Vous étiez troublé par le trou ? Comme c'est étrange. Vous êtes un homme étrange colonel. Allez, ne restez pas planter là. Prenez place. »

Je lui fis signe de s'assoir sur les chaises en face du bureau, là où l'amiral avait déjà pris place. Deux marines en trois jours. Ce n'est pas si mal. Peut-être un pirate cassera cette suite. Qui sait. Je déposai ma pipe sur le bureau, la fumée s'échappait tranquillement formant des formes diverses. Comme c'est beau.

« Puisque vous n'avez toujours pas reçu de nouvelles, parlez-moi vous. Je suis curieuse. Quelle sorte d'homme se trouve devant mes yeux ? »



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MessageSujet: Re: Protection rapprochée [PV : Suzanna Bailey]   Sam 6 Juin - 17:30

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    La journaliste semblait très ancrée dans ses habitudes. L’idée même de devoir se déplacer et rejoindre une autre île, même pour sa protection, semblait lui sortir par les yeux. Mais avant même que je ne puisse lui donner des arguments pour l’inciter à nous suivre si cela venait à se produire, elle se décida à demander à son laquais d’aller chercher des affaires, insinuant que j’avais insisté. Qu’importe, au moins elle serait prête en cas de transfert. Je regardais le laquais s’affairer sur un simple claquement de doigts tandis que Bailey m’invita à m’asseoir tout en me demandant pour mon geste au sujet de l’étagère que j’avais réarrangé. Je pris donc place sur une chaise assez confortable tout en répondant à cette question tout à fait légitime.

    « Hé bien, disons que je préfère quand tout est bien organisé. Et quelle meilleure organisation qu’un arrangement bien symétrique des choses. »

    Cette explication pourrait paraître un peu sommaire, mais c’était l’idée et je n’avais pas grand-chose à rajouter. Bailey posa sa pipe sur le bureau, de la fumée s’échappant encore du tuyau de l’objet. Retiens-toi cette fois Taisho, ne va pas l’éteindre. Je n’aime pas la fumée de tabac, mais j’ai suffisamment manqué de respect à la demoiselle pour l’instant, alors je vais prendre sur moi et ignorer ces volutes totalement asymétriques qui s’échappaient impunément de la pipe.

    Je me concentrais donc plutôt sur la question de Bailey. Honnêtement, ce n’était pas forcément le genre de chose que l’on est habitué à faire quand on suit l’entraînement de la marine. Mais bon, il faut bien savoir s’adapter, et il va donc falloir que je parle de moi le temps que mes hommes quadrillent la zone. Je ne savais pas combien de temps cela prendrait, et encore moins si ce que j’allais raconter allait meubler le temps assez longtemps, mais il fallait que j’essaie.

    « Très bien. Je suis né sur une petite île du nom d’Archadia, qui ne connaissait absolument pas la technologie jusqu’à l’arrivée du scientifique Vegapunk, peu avant ma naissance. Mon père était un gradé de la marine qui a été assigné à la base que Vegapunk a fait construire sur place. Depuis ma plus tendre enfance, j’ai donc été entraîné à devenir un marine et à chasser les pirates. »

    Je m’interrompis en voyant Chase revenir avec une valise. Il semblait plutôt doué pour sélectionner les affaires les plus importantes puisqu’il n’était pas revenu demander ce que sa maîtresse voulait emmener. Etant donné la réflexion de toute à l’heure de Bailey, en effet, les trajets surprises ne semblaient pas dans les habitudes de la maison, le laquais avait donc dû improviser le remplissage de cette valise. Bref, reprenons.

    « A 18 ans je m’engageais dans la marine sous les ordres du vice-amiral John Giant. Je me fis rapidement un nom comme tireur d’élite. »

    Tout en prononçant cette phrase, je tapotais mes pistolets pour appuyer mon propos. Pour les canons de Vegapunk toutefois… Je les garderai sous silence, il ne faudrait pas que ça s’ébruite.

    « Quand la guerre éclata, j’étais déjà devenu colonel. J’y ai participé évidemment. »

    Là encore, je tairai mon implication dans le test live des canons.

    « Après la guerre, je reçus un entraînement particulier de la part de Garp, maintenant instructeur de la marine, pour maîtriser une partie du rokushiki. Depuis, je dirige mon propre navire pour stopper les pirates en tout genre. »

    Et voilà comment faire un résumé de ma vie en peu de temps, tout en gardant pour moi les secrets militaires. Face à une journaliste, il valait mieux faire attention à ce que l’on dit…
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MessageSujet: Re: Protection rapprochée [PV : Suzanna Bailey]   Sam 20 Juin - 3:41

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J'ai rencontré bien des marines et bien des pirates, mais ce marine était bien étrange. Quoi que... Quand est-ce que je rencontre des gens normaux ? La plupart des gens assez fous pour mettre le pied dans ma propriété sont justement fou. Mais, il faut bien quelques gens anormaux pour faire bouger ce monde gris. Si rien ne bougeait, alors que serait ce monde ? Parfois, je me le demande. Les gens sont des moutons. Ils suivent la justice de peur d'être puni. Mais, si seulement ils savaient ce que le monde cache. Tant de mensonge. Tant d'hypocrisie. Seule la vérité peut changer les choses. Seule la vérité peut changer et bouger le monde sans vie dans lequel nous sommes. N'est-ce pas pour cette raison que j'ai décidé de vendre à l'amiral en chef la position de l'équipage de Barbe-Noire ? Pour voir ce monde bouger ? Mais, maintenant me voilà. Avec un marine devant moi qui demande de bouger. J'ai vécu sur l'île pendant des années et rien ne m'est arrivé. Pourtant, ce n'est pas la première fois que je vends des informations. Pourquoi autant de précaution ? La marine a-t-elle peur que je perde ma tête ? A-t-elle peur que moi, la grande journaliste Suzanna Bailey meurt de la main d'un pirate redoutable ? C'en est presque drôle. Mais, le plus drôle, c'est le comportement de ce marine colonel, répondant au nom de Thompson D. Taisho. Comme c'est étrange. Un autre D ? D'ailleurs, il me faut plus d'informations sur cette histoire.

« Alors, vous aimez la symétrie. Je suppose que vous n'aimez pas cela non plus. »

Je souris et repris ma pipe, inspirant puis expirai la fumer à son visage. Je regardais les forme s'envoler dans les airs formant différent forme. Toutes aussi différentes qu'asymétriques. S'il aime autant la symétrie, il ne doit pas du tout aimer ces formes qui se rependent partout dans ma demeure. Mais, ne voulant pas torturer le cher colonel plus longtemps, j'étranglai un rire et dissipai la fumer avec ma main. Peu à peu, la fumer blanche disparue ne laissant plus aucune trace de sa venue.

Je n'avais pas envie d'attendre en ne faisant rien. Alors, je m'informai sur le marine ayant la mission de me protéger. Si j'allais devoir rester avec lui, pourquoi ne pas le connaitre davantage ? Ce serait une bonne idée. Et puis, je vais avoir de nouvelles informations à rajouter dans ma bibliothèque digne de mon nom. Mon regard écarlate sans lumière plongea dans le sien pendant qu'il me raconta sa vie. Eh bien, il a de bonnes manières. Il n'ose pas me mentir. C'est très bien. Mais, à un moment, il arrêta de parler. Je tournais légèrement la tête et un grand sourire s'afficha sur mon beau visage. Il avait tout préparé. Comme il est parfait. Je lui fis un signe de la main et il s'approcha. Il se pencha, pensant que je voulais lui parler, mais au contraire, je lui donnai un simple bisou sur la jouer et lui dit :

« Merci, Chase, tu es un amour. Maintenant, prépare-moi quelque chose à boire. »

Je vis un moment d'hésitation dans ses yeux. Je sais qu'il déteste quand je bois. Mais, il finit toujours par me donner ce que je veux. L'homme idéal pour une femme comme moi.

« Désoler, continuer. »

Puis, il reprit. J'écoutais attentivement, notant toute son histoire dans ma tête. Cela pourrait être utile un jour. Puis, il attira mon attention sur ses armes. Étrange. Ce n'est pas des pistolets que l'on voit tous les jours. Ils sont différents de tous ceux que mes yeux ont pu voir. Il avait une formation bien intéressante. Il a participé à la guerre et il a même été entrainer par Garp. Un très grand marine.

« Je suis impressionnée, colonel Thompson D. Taisho. Êtes-vous donc née avec un destin pouvant changer le monde ? Est-ce que votre D à quelque chose à faire dans tout cela ? Je me le demande bien. »

À dix-huit ans il était marine. Ma foi, il m'a l'air d'être tout jeune. Début vingtaine, j'en suis sûre. Vingt-deux ou vingt-trois ans. En quatre ou cinq ans, il était devenu colonel. Et entraîner par Garp, rien de moins.

« Je vous aime bien Thompson D. Taisho. Vous êtes un homme étrange et bien drôle. »

Tout en sortant un cahier et une plume, je dis d'un ton léger :

« Mais, vous savez, après vous avoir entendu, je suis encore plus curieuse. Parlez-moi de ces pistolets que vous avez. Ils ont l'air bien... Particulier ~ »

J'avais déjà écrit son nom au haut de la première page. Une autre personne intéressante vient à s'ajouter à ma bibliothèque. Pas besoin de mes pouvoirs. Pas maintenant.



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MessageSujet: Re: Protection rapprochée [PV : Suzanna Bailey]   Sam 4 Juil - 13:08

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    On m’avait assigné à la protection d’une bien étrange personne. Elle avait rapidement compris que si les choses n’étaient pas symétriques, cela avait tendance à me taper sur les nerfs. Pire que cela, elle en joua en me crachant sa fumée au visage, celle si faisant des spirales dans tous les sens, sans aucun ordre précis. Je fermais les paupières, non pas parce que la fumée m’irritait les yeux, mais simplement pour ne pas voir ces formes imparfaites. Ainsi je pourrais me calmer et éviter de faire partir cette fumée avec de grands gestes ridicules, des moulinets de bras aléatoires. Cette fumée me fit tousser au moment où je sentais un peu d’air arriver sur mon visage. En rouvrant les yeux, c’était Bailey qui se décidait à écarter les volutes d’un mouvement de main. Avait-elle vu mes yeux fermés ou avait-elle juste décidé d’arrêter de m’embêter. Qu’importe, au moins c’en était fini de cette torture doublée d’un manque de respect (à moins de s’appeler Smoker et d’être face à un pirate, on ne crache pas de la fumée au visage de quelqu’un d’autre).

    Pendant que je lui racontais ma vie, Chase revint donc avec la valise et Bailey lui fit un bisou sur la joue. Voilà qui n’était pas conventionnel. Je n’ai pas vraiment d’expérience dans le domaine des serviteurs, mais je ne pense pas qu’on les remercie comme ça en général. Le peu que je voyais de son regard me faisait penser qu’il était également troublé par ce geste. Il resta figé un instant, puis décida finalement d’accéder à la requête de sa maîtresse, à savoir aller lui chercher quelque chose à boire. Je pus donc reprendre mon histoire. Cette fois, il n’y eut aucune interruption. Je vis simplement une étincelle dans les yeux de Bailey quand je lui montrais mes armes. Hum, j’aurais peut-être dû faire attention à ce détail. C’est une journaliste tout de même. Bon, je pourrais probablement donner quelques infos sans compromettre les avancées de Vegapunk. De toute façon, je ne savais même pas comment elles étaient fabriquées, c’est déjà une chose importante que je ne pourrai pas lui dire. Et maintenant que j’y pensais, le plus important était de garder secret les canons. Ceux-là, il n’y a que les pirates récalcitrants qui doivent le découvrir. Et ce, juste avant d’être envoyés à Impel Down.

    A la fin de mon récit, Bailey trouva un intérêt à mon second prénom. Le D. Ce n’était pas la seule à faire l’amalgame, et c’était compréhensible. Mais en tout cas, à moins d’une preuve du contraire, mon D n’avait aucun rapport à celui dont la rumeur parle, et que portent bien trop de pirates pour être une bonne chose. A moins que les mythes d’Archadia fussent si proches de la vérité, mais comme le signe qui m’avait donné ce surnom était mes bandes, je doutais qu’il y en ait d’autres.

    « Je ne pense pas. Mon D n’est à priori pas relié à ceux de grandes figures comme Barbe Blanche, Ace ou Teach. Il vient d’une vieille histoire de mon île, veut dire Death, et vient de ça. »

    En finissant ma phrase je montrais les bandes blanches dans mes cheveux noirs. Ces bandes qui avaient provoquées tant de moqueries dans mon enfance, mais qui représentaient la faucheuse pour les anciens. Avaient-elles tracé mon destin fulgurant ? Je n’étais pas le seul à avoir eu une telle montée en grade, je pense notamment à Kobby qui, bien qu’étant plus bas que moi, est parti du bas de l’échelle et a grimpé en deux ans. Bref. Finalement la question subsidiaire finit par tomber, à la suite de ce que je suppose que je peux appeler un compliment. Elle n’avait pas lâché l’histoire de mes pistolets. Avant de lui répondre, mon escargophone sonna. C’était les soldats assignés à la zone des hôtels. Ils avaient fini leur tour et il n’y avait rien à signaler dans cette zone. Pour être sûr, je leur annonçais de rester en position le temps que les autres groupes finissent leur tournée. Je reportais finalement mon attention sur la journaliste, prenant une grande inspiration avant de lui donner ce qu’elle voulait. Je tirais mes pistolets de leurs holsters, les prenant comme à mon habitude à l’envers, pour illustrer mes propos. Evidemment je prenais les deux, pas que je sombre dans l’asymétrie.

    « Contrairement aux pistolets à silex habituels, le canon et la poignée sont perpendiculaires, ce qui permet une meilleur prise en main. »

    Enfin, si je pouvais parler de prise en main vu que je ne faisais pas comme tout le monde.

    « Et la cadence de tir est plus efficace que les autres. D’habitude, il faut recharger à chaque tir, ceux-là peuvent tirer 12 fois chacun avant que je n’aie à les recharger. C’est beaucoup plus pratique en combat. »

    Encore une fois pour illustrer mes propos, j’appuyais sur le bouton qui permettait aux chargeurs de descendre et je les faisais glisser un peu pour qu’elle les voie. Je les remettais en place d’un mouvement sec de la main avant de terminer ma présentation

    « Toutefois, je ne sais pas comment ils sont faits. C’est une création du Docteur Vegapunk, il ne faudrait pas que ses secrets soient divulgués. »

    Je rangeais finalement mes armes à leur place quand Chase revint avec le verre. D’où j’étais, la couleur ne me permettait pas de savoir ce que c’était. Mais il n’était pas improbable qu’il s’agisse d’alcool étant donné les habitudes de Bailey. Je la regardais prendre le verre, attendant les appels de mes autres unités et attendant la réaction de la journaliste. Allait-elle me croire quand je lui disais que je ne savais rien de la conception de ces armes ou pas…
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MessageSujet: Re: Protection rapprochée [PV : Suzanna Bailey]   Mer 22 Juil - 18:59

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Protection Rapprochée
Suzanna Bailey Feat Thompson D. Taisho


Thompson D. Taisho. On dit que ceux ayant le "D" peut changer le monde. On dit qu'un jour, ils feront quelque chose de grand. Pour le moment, ce marine porte le "D" mais il n'a pas l'air grand. Il n'a pas cette... aura si je puis dire. Mais, il est vrai qu'il a un certain charme. Peut-être est-ce à cause de son rang dans la marine. Au moins, lui a plus de manière que l'amiral en chef. S'il revient, je ne suis pas si certaine que je veuille lui ouvrir la porte de ma demeure. Le mérite-t-il premièrement ? J'en doute. Il est un homme que je respecte, mais ce n'est que parce qu'il a le pouvoir de me faire visiter Impel Down. Mais, je ne peux pas dire qu'il est un marine comme les autres. Sa façon de voir les choses et sa façon de diriger ce monde de fous est loin d'être comme les autres. Il ne porte pas le "D" et j'en suis bien contente. Qui sait ce que son "D" nous aurait apporté. Malheur à tous les pirates je vous le dis. Mais voilà que j'apprends que ce marine me dit qu'il n'est pas une personne avec le destin pouvant chambouler la terre. C'est dommage et triste. J'aime avoir des grandes personnes à mon bureau. J'aime rencontrer les gens avec le pouvoir de changer ce piteux monde. Mais, un large sourire se dessine lorsqu'il me dit ce que la lettre représente. Une vieille histoire. J'aime les histoires. Qui n'aime pas les histoires. Même les légendes ont un fond de vérité, il faut simplement savoir quelle question poser.

« Death... J'aime bien. Apportez-vous donc la mort à tous les pirates que vous croisez ? Vous n'avez peut-être pas ce "D" mais, je suis sûre que vous allez réussir à faire quelque chose dans ce bas monde. N'oubliez pas ces mots, car la grande Suzanna Bailey n'a jamais tort. »

Qui sait, peut-être serais-je celle qui écrira ses aventures. Le monde est si petit et à la fois si grand. J'ai bien hâte de voir le monde changer. Quel rôle aura-t-il ? Seul le temps nous le dira. Mais, avec ces armes plutôt étranges sur lui, je sais qu'il sera un marine tout aussi étrange. La plume en main, je notais chaque mot qui passait ses lèvres. Avec le temps, tout journaliste apprend à écrire rapidement. Il serait inconcevable d'oublier un détail essentiel. Écoutant ses paroles attentivement, je souris en pensant aux pirates qu'il croisera plus tard. Quel pirate pourrait se douter qu'un jeune homme tel que lui ait en sa possession des armes provenant de la grande scientifique Vega punk. Même moi je suis surprise. Un gamin comme lui a donc des armes de cette grande personne. Mais, il ne sait rien de sa création. Décevant. Cette information aurait été bien amusante à divulguer. Combien de personnes auraient été prêtes à tout savoir sur des armes à feu venant du plus grand scientifique ?

« Ne vous en faites pas marine, je comprends très bien que Vega punk n'aimerait pas que quelqu'un d'autre que lui connaissent ses secrets. »

Et puis, ce n'est pas comme si on pouvait me mentir à moi, Suzanna Bailey. Mais, maintenant, j'ai l'impression qu'une visite chez ce scientifique s'impose. Lui aussi est une grande personne. Chaque grande personne a un grand secret. Quel secret renferme-t-il ? Mes pensées firent couper lorsque Chase revint. Je sentais déjà l'odeur du saké malgré le fat que le verre soit encore dans ses mains. Je pris le verre et le déposai sur le bureau puis demanda à Chase de revenir avec un autre verre pour notre invité. Il serait triste qu'il se sente délaisser, non ? Il hocha la tête et en moins de temps que je ne l'aurais pensé, il était déjà revenu pour servir Taisho.

« Ne soyez pas timide et prenez le verre. Ce n'est pas comme si j'avais demandé à Chase de l'empoissonner. Mais... si je lui demande, je suis sûre qu'il le ferait ♥ »

À force de jouer avec le feu, on finit par se brûler. Mais, la vie ne serait pas aussi drôle si on ne se brûle jamais, non ? Mais, je voyais bien la panique dans les yeux de Chase lorsqu'il essayait de convaincre le marine qu'il n'avait rien empoisonner. Il est plus peureux que moi. Je fis signe à Chase de partir et retourner faire autre chose avant de reprendre la parole avant que Taisho croit quoique se soit.

« Mais, ne vous inquiétez pas, je ne lui ai pas demandé. Croyez-vous sincèrement que je vous aurais empoisonné sachant que l'amiral en chef vous a demandé de venir me protéger. Une journaliste telle que moi n'a pas le temps de perdre son temps à Impel Down. »

Je ne suis pas folle, mais si plusieurs rumeurs le disent. Je cherche seulement à rendre ma vie un peu plus amusante, car les gens du monde extérieur semblent si monotone. Surtout dans certain coin de cette île. Et à vrai dire, même si je cherche la vérité et un peu d'amusement, il y a certaines places que je n'irais jamais seul... Mais je ne suis pas seule aujourd'hui. J'ai la chance d'avoir un colonel bien spécial avec moi. Terminant mon verre d'un coup, les joues un peu rouges, je me levai et souris aux marines.

« Et si on sortait ! Vous n'avez pas reçu de nouvelles de vos hommes, cela veut dire qu'il n'y a pas de danger. Et puis, vous pourrez me montrer l'efficacité de vos armes. »




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MessageSujet: Re: Protection rapprochée [PV : Suzanna Bailey]   Dim 9 Aoû - 18:36

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    Ça avait tout de même quelque chose de perturbant d’être face à quelqu’un, de lui parler, mais que cette personne écrivait tout ce que l’on dit. C’est un peu comme parler via un escargophone et savoir que l’on est sur écoute. Malgré tout, ce qui m’étonnait le plus dans ce fait, c’était le bruit de la plume. Ce type d’outil est relativement fragile, et pourtant elle arrivait à écrire à une vitesse folle sans casser la plume. On entendait au grattement contre le papier que l’écriture allait bien plus vite que ce que le commun des mortels était capable (ou voulait) faire. Elle devait être journaliste depuis longtemps pour réussir à écrire aussi rapidement tout en écoutant les histoires des gens, et en parlant également. Mais bref, l’histoire de ce D ne cessera de me suivre. Je n’avais pas fait attention au sourire qu’elle avait esquissé quand j’avais parlé sommairement de l’origine de mon deuxième prénom, mais sa signification semblait lui avoir plu. A tel point qu’elle me fit ce qui, de loin, ressemblait à un oracle un peu aléatoire, mais qui, en connaissant un minimum ses pouvoirs, pouvait se révéler être bien plus.

    « Depuis l’accession d’Akainu au grade d’amiral en chef, et ses directives « mort ou vif », il arrive effectivement que je sème la mort sur les mers de Grand Line. Mais bon, avec tous les pouvoirs de fruits du démon ces temps-ci, il n’est pas si facile de tuer les pirates. Heureusement qu’on a des menottes en granite marin pour pouvoir les capturer quand même. »

    Puis avec un sourire

    « Je n’oublierai pas. »

    La conversation continua, jusqu’à ce que Chase revienne avec un verre de saké pour sa maîtresse, puis sur un ordre de cette dernière, un verre pour moi. Avant même que j’aie le temps de de tendre le bras pour prendre le verre, Bailey, comme cela semblait être son habitude, me taquina en parlant d’empoisonnement du verre. Je n’y avais pas vraiment pensé, puisqu’il s’agissait de la personne que je devais protéger. Il n’y avait aucune raison qu’elle fasse une telle chose de toute façon. A côté, son majordome s’agitait un peu pour me faire comprendre qu’il n’avait pas fait une telle chose. Il était moins fiable que je ne pouvais le penser en voyant tout ce qu’il avait fait jusque-là. Je n’eus pas le temps de calmer le majordome avant que Bailey ne confirme elle-même que le saké était inoffensif. Comme elle le soulignait, si ça avait été le cas, mes hommes auraient déboulés dès qu’ils se seraient rendus compte que je ne répondais pas à leurs appels. Et sans vouloir sous-estimer Bailey, elle semblait plutôt inoffensive.

    « Je pense bien. »

    Je pris donc finalement le verre, remerciant le majordome d’un geste de la tête, et commençais à boire le contenu. J’en bus à peine une gorgée que Bailey vida le sien pour proposer une sortie en ville. Redressant mon verre, presque aussi rempli qu’il l’était quand Chase m’avait servi, je pesais rapidement le pour et le contre. D’un côté, sortir était dangereux tant que je n’avais pas de nouvelles de mes autres unités. En plus, bien que mes hommes aient pour ordre de repérer les pirates de Barbe Noire, il pouvait toujours y avoir des pirates moins côtés. Sans compter que pour aller à la zone touristique, qui serait probablement plus intéressante pour une sortie que la zone des hôtels, il fallait soit faire un détour, soit passer par la zone de non droit. D’un autre côté, j’étais toujours là pour la protéger, et prendre l’air éviterait peut-être d’autres questions qui pourraient se finir dans un journal. Oh et puis allez.

    « D’accord, laissez-moi juste finir mon verre »

    A mon tour j’avalais d’un coup le saké, avec une pointe de déception de ne pas avoir pu en profiter. Me levant de mon siège, je jetais un œil à Chase.

    « Toutefois, je vous conseille de prendre un escargophone pour contacter Chase. Si mes hommes trouvent un pirate de Barbe Noire sur l’île, il faudra quand même emmener votre valise. »

    Une fois cette précaution prise, je sortis de l’appartement, en premier (après tout je n’étais pas l’hôte, la galanterie passait après). D’un regard rapide je vérifiais que mes hommes soient bien placés, au moins celui qui devait se tenir dans une ruelle non loin d’ici. Après cette vérification, nous nous mîmes en route, mais nous fûmes vite interrompus par une bagarre dans une ruelle, hors de vision de mes hommes. Le fautif était un pirate peu renommé, le genre que je pourrai facilement abattre. Il n’avait même pas de pouvoirs. Pourtant, mon expérience de pirate me rappelait que tuer des gens devant la population, ce n’était pas bon. A moins d’y être forcé. Bref, il fallait donc que j’agisse. Retirant mes armes de mes holsters, je lui faisais le discours habituel et formel qui n’arrive jamais à calmer les pirates, bien au contraire.

    « Pirate Gang P. John, je vous somme d’arrêter vos actes et de vous rendre ! »

    « Oh, encore un marine qui croit que je vais me rendre. Pas sans me battre ! »

    Oh, il est réactif celui-là. Il tira une épée de son fourreau et se rua vers moi. D’un coup de Soru, j’esquivais son attaque, puis je tirais deux balles à bout portant dans son bras gauche. Il fit une grimace de douleur, ne comprenant pas non plus comment j’avais esquivé sa charge, mais cela ne suffisait pas à le calmer. Il lança son bras droit qui tenait l’épée vers moi avec violence pour me toucher, et ce fut seulement une occasion de montrer la résistance de mes armes, en utilisant le Death Block. La démonstration n’avait plus vraiment d’importance, la dernière chose à montrer était la cadence de tir de mes pistolets. J’exécutais un nouveau Soru en arrière, puis je lui tirais 4 balles de chacun de mes pistolets dans les genoux, à une vitesse affolante. Avec des genoux dans cet état, il ne pouvait plus rien faire. J’appelais donc un de mes hommes pour venir le menotter et l’amener sur le navire. Puis je rangeais mes armes pour revenir vers Bailey.

    « Voilà, vous avez de la chance, la démonstration sera venue rapidement. »
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MessageSujet: Re: Protection rapprochée [PV : Suzanna Bailey]   Dim 30 Aoû - 3:17

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Protection Rapprochée
Suzanna Bailey Feat Thompson D. Taisho


Mort ou vif. Tel étaient les nouvelles directives de l’amiral en chef. Pas un pirate n’ignorait cette directive. Après tout, tout être humain tien un minimum à sa vie. Les pirates ne font pas exception. Depuis que cet homme se trouve en haut de cette échelle, il dirige le monde avec un gant d’acier. Aucune souplesse. Aucune beauté. Aucune faiblesse. Plusieurs aiment cette nouvelle façon de diriger ce monde, mais les pirates ne pensent pas la même chose. Peut-être faire un petit sondage serait bien, mais par peur, bien des gens répondront le contraire de ce qu’ils pensent vraiment pour vivre une seconde de plus. Puisque répondre négativement à la question concernant le chien rouge peut facilement être un motif pour faire un tour en prison. Même si je n’aime pas tout à fait cet homme sans manière et plutôt vulgaire, je n’oserais pas mettre mes pensées sur papier. J’ai écrit des choses choquantes, mais il y a des limites à ce que je peux écrire avant d’aller à Impel Down ou trouver la mort. Mais, voilà que je suis surprise. Heureusement qu’il y a les menottes en granite marin pour arrêter les pirates. Je suis bien consciente des pouvoirs que les pirates et les marines peuvent avoir, mais c’est à croire qu’il ne veut pas tuer. Ses mots ne me donnent pas l’impression qu’il veut vraiment tuer. Mais, ce n’est pas non plus toutes les marines qui aiment donner le coup fatal. Le dernier cri est quelque chose qui peut hanter les gens jusqu’à leur dernier souffle. C’est un cri que l’on entend si souvent et si rarement. Seules quelques personnes peuvent supporter ceci.

« Des menottes pour capturer… Vous préférez capturer plutôt que tuer. C’est intéressant. »

La conversation se termina lorsque Chase revint. S’il serait revenu moins rapidement, peut-être aurais-je trouvé d'autres trésors à l’intérieur de la tête du marine. Mais, pour le moment, je regardai rapidement mes notes et souri e à moi-même. Une écriture parfaite malgré la vitesse. Pas une tâche et des notes claires et précises. Je déposai les notes un peu plus loin pour que l’encre puisse sécher. Il serait si dommage que mes notes soient moins belles pour un détail. Je m’amusais et taquinais le marine. Mais, le sujet du poison ne semblait pas affecter le marine. Peut-être qu’il n’avait pas peur d’être empoisonné. Sinon, il savait peut-être que je n’allais pas risquer ma vie pour une simple plaisanterie. Je suis belle et intelligente. Je n’aurais tout de même pas fait un geste aussi stupide. Après tout, pour le moment, c’est son équipe qui doit assurer ma protection. Je n’allais pas lui faire du mal. Moi, la grande Suzanna Bailey ne peut pas se permettre d’avoir la marine et les pirates à son dos. Sinon, vers qui se tourner ? Ce groupe qui porte le nom des révolutionnaires ? Je ne pense pas. Si une telle situation se présente, je trouverais bien une solution. Après tout, je tiens entre mes mains certains secrets et je suis sûre que personne ne veut que je les dévoile. Encore moins lorsqu’il s’agit de secrets pouvant changer bien des choses. Mais, voilà que je me laissais. Chase avait déjà préparé mes valises pour le pire, mais même après une conversation qui ressemblait plus à un interrogatoire, le cher Taisho n’avait toujours pas de nouvelle. Et il n’était pas question que je reste une seconde de plus à l’intérieur de ma demeure. Durant trois jours sans sortir, j’ai dû attendre la visite de la marine. Mon travail s’empile en trois jours sans rien faire, mais attendre. Je fus bien contente lorsque j’entendis la réponse que je voulais. Enfin, j’allais pouvoir sortir. Mais, je vis un court instant une certaine émotion dans les yeux du colonel. Je m’approchai de Chase et lui chuchota rapidement quelque chose. Jusqu’ à présent il m’avait bien plu. Il mérite donc une certaine récompense de ma part.

Lorsque Taisho termina son verre, je le pris et le donna à mon cher serviteur. Lorsque l’odeur me parvint à mon nez raffiné, je sus quel saké Chase avait utilisé. Je suis sûre qu’une bouteille plairait au colonel. Ce dernier sort de mon appartement en premier, s’assurant de la sécurité de l’endroit. Les rues étaient libres de tout danger, mais dans une ruelle tout près, il semblait avoir de l’action. Le devoir appela rapidement le marine puisque toute son attention fut portée sur le pirate. C’était à croire que la présence de ce pirate était plus grande que la mienne. Ce qui fut plutôt offensant. Lorsque je marche dans ses rues, tous les regards devraient être sur moi. Je suis la grande journaliste que tout le monde connaît. Mais, cette offense fut bien vite oubliée lorsque je vis les armes du marine en action. Avec un sourire accrocher aux lèvres, je sortis le petit appareil que je gardais sur moi et capturai la scène qui se déroula devant mes yeux. Ceci allait être bien intéressant. D’ailleurs, apprendre que Thompson D. Taisho pouvait utiliser le Rokushiki était bien amusant. Un autre marine a ajouté dans mes journaux. Mais, le spectacle se termina bien rapidement. L’un de ses hommes arriva et emmena le pirate ailleurs.

« Vraiment, je suis chanceuse. Mais, vous savez, maintenant, tous les pirates sauront qu’un marine aussi douer se trouve dans les parages. Si vous m’accompagnez, je doute que quelqu’un ose s’en prendre à moi. »

Je rangeai mon appareil photo et continuai ma marche en regardant derrière. Pauvre pirate. Dans cet état, il ne pourra jamais s’enfuir. Mais, mes yeux tombèrent rapidement sur les deux armes à feu du colonel. Même lorsqu’il se bat, semble-t-il qu’il aime la symétrie. Quel drôle d’obsession.

« Maintenant que vous m’avez montré l’efficacité de vos armes, je vous donne l’honneur de passer une journée dans mon monde. À attendre la visite des marines pendant trois longs jours, mon boulot s’est empilée. Vous allez donc devoir me suivre partout où je vais. Et nous en avons pour une journée complète mon cher. »

Je ris aux grands éclats en voyant l’expression du jeune homme. La justice et le journalisme étaient deux choses bien différentes. Et aujourd’hui, par ordre de ses supérieurs, il devait m’accompagner partout. Pauvre lui. Mais, n’étant pas si méchante et ayant un bon cœur pour le moment, je lui dis entre deux rires :

« Ne vous inquiétez pas, à la fin de cette journée bien rempli, Chase nous préparera un verre de saké et vous pourrez emporter la bouteille avec vous à la fin de votre mission. Après tout, j’ai vu votre déception lorsque vous n’aviez pas eu le temps de savourer votre verre. »

Une journée bien longue attendait notre cher marine.




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