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 Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]

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MessageSujet: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Dim 22 Mar - 17:56

Neway AlanPirate des Yukiryuu
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Geo Skyscraper. On nous a convié là-bas pour clore notre formation en cartographie et en navigation. M.Hupp et Mme.Rove sont déjà installés au dernier étage. Au dernier étage de quoi ? Un immense immeuble qui appartient à l'établissement où je viens de finir mes études. Un gratte-ciel, quoi. Il y en a plein d'autres, sur cette île. Face à eux, elle semble toute petite, toute timide pourtant... Il n'empêche que les constructions n'y manquent pas. Toutes sont là pour servir les intérêts de la recherche, de la science ou des études en général. Notre gratte-ciel est consacré à la cartographie. Il a été acheté par mon établissement contre quelques berrys car, il y a de ça quelques années, il était tout abîmé et presque vétuste. L'ancien propriétaire ne s'y était jamais intéressé, il avait construit cet immeuble gigantesque pour loger toutes ses femmes. Enfin, c'est la rumeur. Lorsqu'il est mort, plus personne n'y logeait et c'est autant de gens qui ont voulu reprendre la construction. En plus, il n'avait aucune descendance. C'est donc presque naturellement que nos chefs d'établissement actuels l'ont reprit pour y installer leur centre. Beaucoup d'étudiants finissent par y travailler. C'est là qu'on actualise, corrige et même fabrique quasiment toutes les cartes qui servent à étudier. Apparemment, M.Hupp et Mme.Rove s'y rendent chaque année avec chaque classe de "5ème Terminale" (la dernière classe de la formation) pour parler du centre et des possibilités de poste. Perso, je suis pas trop intéressé... C'est vrai quoi, si j'ai étudié dans cette faculté à Spider Miles, c'est pas pour y rester encore, même si c'est pour faire autre chose. Bref, nos chefs d'établissement y ont donc leur bureau prévu pour leur séjour, avec un petit côté apparemment chacun, reculé. Enfin, c'est ce qu'ils m'ont dit. Je ne m'y suis pas rendu et à mon avis je n'irai jamais. Oui, car il n'y a aucun ascenseur pour s'y rendre. Il faut monter des escaliers qui relient quarante-sept étages entre eux. Déjà que je vais devoir passer une semaine dans cette "agglomération des sciences", comme l'appellent les dirigeants, c'est pas en plus pour m'amuser à perdre du poids en montant des dizaines d'étages. Si encore il y avait une grosse discothèque, ouais ! Mais pour visiter l'appartement de Hupp ou Rove... De toute façon, y'aura rien à faire ici. Geo Skyscraper c'est juste du boulot, du boulot et du boulot ou des bureaux, des bureaux et des bureaux (comme vous voulez). Les gens habitent à leur lieu de travail, c'est pour vous dire !

"Balade-toi !"

C'est ce que me dirais Mme.Rove. Le tour de l'île se fait en 30 minutes environ, si on suppose que la longueur du rayon se conserve le long de la circonférence de l'île. Au pire, je pourrais toujours voir le mini port de l'île bientôt... Je compte pas faire l'exercice demain cartographique pour être engagé dans leur usine à neurones ! J'aime ce que je fais mais moi, mon rêve, c'est... C'est... C'est autre chose. Moi je rêve de voyage, je rêve d'explorer, je rêve de rêver, de voir des gens, d'être heureux et de faire la fête ! Je rêve de joie, de couleurs et surtout d'aventure ! Je veux dire... Peut-être que... Peut-être que ma famille, ma mamie, ma mère et peut-être toujours la tombe de mon père m'attendent à Kamifubuki no Kuni ! Et moi, moi je devrais rester dans un bureau à tracer des traits qui n'ont aucun sens, aucune valeur ? Moi je veux tracer ces traits, ces beaux traits fins qui me mèneront à mon royaume que je cherche tant ! Je veux entendre sur la bouche des gens l'écho du port qui me manque trop, les rires des enfants qui chassaient les pigeons ! Je veux revoir ce soleil qui colorait les contours de l'horizon de mon île ! C'est ça que je veux, moi... Je refuse d'être coincé ici toute ma vie... Pourquoi devrais-je perdre l'espoir qu'un jour on se souvienne un tant soit peu de mon magnifique royaume où je suis né ? Il semble totalement disparu, alors que je suis sûr que... Qu'au fond, il... Il est juste quelque part, pas loin ! Mais... Comment faire ? Deux larmes se font une place sur mes poings serrés. J'irai au Nord, j'irai au Sud, à l'Ouest, à l'Est ou au Sud du Nord, à l'Est du Nord-Ouest, mais j'irai pour retrouver ce que je veux !

"Alan ? Tu vas bien ? Tous tes camarades sont rentrés dans l'immeuble. Tu devrais venir."

Je ne relève pas la tête.

"- Madame... Madame Rove ! Ce sont pas mes camarades, et vous n'êtes pas mon avenir ! Jamais je ne rentrerai dans cet amas de verre, d'accord ?"

Je pars en courant, comme si souvent... Je fuis toujours mes responsabilités, comme je fuyais jadis sur mon île perdu, lorsqu'on m'annonçait qu'elle allait disparaître. Maudit Gouvernement Mondial ! Et désolé, Mme.Rove, c'est plus fort que moi. J'arrive au port après quelques minutes de course. C'est toujours dans les portes que je trouve réconfort... J'essuie mes larmes idiotes et je regarde l'horizon. Dans celui-ci se découpe la silhouette d'un navire. Le temps qui passe me rend plus visible la forme de l'embarcation.  Quoi ? Je distingue une grande voile et... un drapeau pirate ! C'est un bateau de malheur qui arrive ici ! Je me lève, et je me cache derrière le premier gratte-ciel qui fait face au port : "Institution de Recherche sur le Mouvement Cosmique". Je sens que les problèmes vont arriver.
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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Mer 25 Mar - 20:43

Kokaku ShirahoLe guerrier dragon
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    Y a pas à dire, on avait un sacré bol avec Asa. Ca faisait quelques jours qu’on s’était rencontrés, qu’on avançait sur les mers un peu comme on pouvait, et on avait pas eu une seule tempête. Tant mieux, débrouillards comme on était ça aurait bien pu être la fin des nouveaux Yukiryuus. Surtout sans savoir nager. Mais bon, il fallait vraiment que je trouve un navigateur à temps plein, c’est plus possible là. Je sais que j’étais parti un peu sans le vouloir, c’est vrai, mais malgré tout, il était temps qu’on puisse naviguer comme on voulait sur Grand Line. Parce que c’est bien beau de retrouver enfin des gens pour me suivre dans mon aventure, mais si on était bloqués sur une seule île, ce serait quelque peu compliqué de découvrir du paysage et des gens.

    Enfin bref, pour oublier un peu à quoi on était réduit, je lisais le journal, posé contre la rambarde à l’avant du navire. Ca faisait un moment que je ne m’étais pas tenu au courant des informations du monde. Une bonne partie de ce journal parlait d’un certain Tartaros. Un « danger imminent », d’une ampleur que le monde ne semblait avoir jamais connue, ou du moins depuis un bon moment. En effet, d’après le journaliste, le leader, Marde Guille, avait su bien s’entourer, avec notamment un amiral, Barbe Noire, des membres de l’éternel équipage de Barbe Blanche, mais surtout de l’équipage du chapeau de paille. Comment avait-il fait pour réussir à allier des personnalités aussi disparates ? Surtout l’amiral et Barbe Noire qui se sont rencontrés à Marineford. Et pourquoi tous les mugiwaras n’étaient pas là, ça semblait bizarre. Le journal ne mentionnait pas d’informations sur ce sujet, sur le comment du pourquoi. Mais une chose était sûr, il fallait se préparer. Décrit ainsi, impossible de savoir à quel camp il allait s’attaquer. Mais dans le doute, j’allais devoir continuer un entraînement strict si je ne voulais pas que mon équipage tombe à nouveau. J’étais certainement loin de pouvoir faire de l’ombre aux célébrités citées dans ce journal, et j’avais intérêt à changer ça rapidement.

    En parlant de ça, j’allais à la page des primes, voir un peu où ils en étaient. Et effectivement, s’ils nous tombaient dessus, on était cuits. On pourrait se défendre, ou même tenter la fuite, mais ce serait tenter les 0.01%. Un long soupir s’échappa, cette histoire commençait à me miner le moral. Je m’étais entraîné à Alabasta pour pouvoir défendre un éventuel équipage, et voilà que je me rendais compte que ça ne suffirait probablement pas dans l’immédiat. Enfin, cette baisse de morale ne dura que jusqu’à ce que j’aperçoive un nom bien connu. Un certain Shiraho qui… qui…

    « J’ai dépassé les 100.000.000 de berrys ! »

    Depuis le temps que j’étais parti en mer, il était temps que j’atteigne la prime d’un supernova. Surtout avec un fruit comme le mien, la marine devait bien se réveiller à un moment ou à un autre. Faut dire que le trou que j’avais faire à Orange Town était pas mal dans le genre. Le combat contre l’homme-bonbon qui a précédé, malgré le malheureux sort de Ciel… Tout ça avait payé. En temps normal, avoir une prime élevée aurait pas été une trop bonne nouvelle, surtout à ce niveau-là. Mais dans l’état actuel du monde, plus j’en avais, plus je pouvais estimer, théoriquement, ma force, et donc me situer par rapport au Tartaros.

    Après cette bonne nouvelle, je finis par lâcher mon journal pour voir où on était, et…

    « Gros problème en vue ! »

    Terre en vue, un peu trop proche ! On arrivait pile en face du port, fort heureusement, mais maintenant, fallait trouver un moyen d’arrêter ce navire. Je me ruais donc vers la voile, me transformant en hybride pour ne pas perdre de temps avec les mécanismes de la voile pour la prendre et m’envoler avec pour la ranger et arrêter de suivre le vent. Je l’attachais avec une grosse corde qui traînait là pendant qu’Asa tentait une manœuvre pour éviter le contact frontal avec le port. Je redescendis sur le pont, reprenant ma forme humaine, pour aller prendre l’ancre, et la jeter en espérant que ça nous arrêterait. Et effectivement, bien que l’arrêt fut brutal, il fut efficace. Ca s’est joué à pas grand-chose, l’avant du navire était assez près du port pour qu’on puisse y aller en sautant. C’est ce que je fis, cet arrêt m’avait un peu retourné et il était temps que je remette les pieds sur la terre ferme. Evidemment, tout le monde s’était retourné pour voir cette arrivée triomphale. Pourvu qu’ils ne m’aient pas entendu m’exclamer sur ma prime, ni vu me transformer en dragon… Je fis quelques pas pour essayer de m’éloigner de la foule et je m’engouffrais rapidement entre ces immenses bâtiments. J’en avais jamais vu d’aussi grands, ça avait son charme… Et ça me permettrait de me cacher au besoin, pour éviter les combats inutiles. Toutefois, à peine un bâtiment passé, je vis un gars planqué, dos contre le mur. Je ris en voyant la scène.

    « Au moins un qui a eu le réflexe de fuir. Ils sont bizarre les autres, à croire qu’ils voient jamais de pirates au milieu de ces bâtiments. Mais t’inquiètes, j’suis pas là pour me battre. »

    Sur ce, je repris mon chemin. Vu la taille des bâtiments, devait bien y avoir plein de gens, donc éventuellement des navigateurs. Le tout, c’était d’en trouver qui accepteraient de rejoindre un pirate…

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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Jeu 26 Mar - 16:43

Neway AlanPirate des Yukiryuu
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Après que le bateau ce soit arrêté - un peu beaucoup maladroitement - deux personnes ont sauté à terre. Ils se dirigent maintenant droit dans ma direction. Il y a un homme, à l'allure plutôt fine, et une femme qui l'accompagne, elle semble porter un sabre. Pas vers moi... Je ne veux pas fuir encore une fois, je reste caché. J'ai l'impression de revivre la tragédie de Kamifubuki no Kuni, une histoire qui me hante encore, mais j'essaie de garder mon calme, de ne pas partir en courant comme je l'ai tant fait. Le pirate arrive à ma hauteur et me fixe un instant. Ouille, pourquoi moi ?

"Au moins un qui a eu le réflexe de fuir. Ils sont bizarre les autres, à croire qu’ils voient jamais de pirates au milieu de ces bâtiments. Mais t’inquiètes, j’suis pas là pour me battre."

Comment sait-il que je m'inquiètes ? Certes, j'ai une position peu anodine, mais il ne connaît rien de moi ! Il n'a pas à juger mon attitude ! Le pirate me dépasse, accompagné de son acolyte. Et non, il n'y a pas de pirates ici, pourquoi piller un lieu comme celui-ci ? Je me décolle du mur et observe un instant ce qu'il se passe devant moi, tout en réfléchissant à ce qu'il venait de me dire. Les gens sont étonnés mais n'ont pas peur, une bonne partie d'entre eux rejoignent même leurs immeubles. Moi, je pense que je devrais faire quelque chose. Oui, ils sont passés sans rien me faire et c'est louche. Il n'y a aucune raison que je passe à autre chose. Je ne compte pas fuir ni me détourner de leur plan tordu. Ils ont peut-être été calmes jusqu'à présent, mais ça ne veut rien dire ! Je... Je ne veux pas voir une île encore disparaître ! Cette fois, je voulais confronter le danger. Merde, quoi ! J'ai grandit, le schéma de mon enfance où je courrais en pleurant doit cesser de se reproduire, maintenant.

Caché dans l'ombre d'un gratte-ciel un peu plus haut - d'ailleurs très moderne lui aussi - je me dissimule. Les deux pirates avancent sur le plat du sol recouvert d'une matière goudronnée. Le Soleil se tient haut et ferait presque se luire le noir du parterre. Juste avant que les deux n'arrivent à ma nouvelle hauteur, je fais un bond en avant.

"Vous savez, vous n'obtiendrez rien en attaquant l'Agglomération des Sciences."

Je me maintient devant eux, prêt à leur barrer la route. Enfin ce souvenir affreux, où en un instant je me retrouve ailleurs, hors de mon île dont plus personne ne parle, semble prendre moins d'importance dans ma tête. J'ai 22 ans, il faut que je fasse quelque chose de ma vie ! Comme recevant une impulsion, je suis poussé à continuer mon intervention.

"Personne... Personne ne me volera une deuxième fois mon île, d'accord ? Rien ne bougera ici, je ne me laisserai pas faire !"

Dans le prolongement de mes paroles, je cours en avant en poussant les deux pirates. Plein d'entrain et d'élan, je déboule sur le port. Encore une fois, les gens se retournent. D'un geste presque inexpliqué, je grimpe sur le bateau des pirates. J'y trouve la voile un semblant perchée sur le mat, retenue par une corde très mal positionnée. On voyait qu'elle avait été jetée, limite maltraitée par le capitaine. A traiter le matériel comme cela, il était évident que le bateau finirait par tomber en ruine, surtout qu'il semblait flagrant que personne ne savait se servir des cordages et même arrêter le navire. Ne jamais effectuer des contrôles en voile pleine avec un vent arrière pour tenter d'arrêter le bateau. Relâcher tout d'abord les cordages pour limiter grandement l'influence de la voile, puis se positionner dans l'axe de stationnement. Actionner les cordes latérales pour replier doucement la voile sur elle-même. Près de l'arrivée, relever le gouvernail pour limiter les risques de changements de direction soudains et les dégâts au sol. Actionner le système éventuel de freinage, ou trouver un moyen d'appliquer une résistance à l'eau, aussi avec les rames. A l'arrivée, attacher les cordages aux bites d'amarrages et jeter l'encre en cas de difficultés. Voilà comment on stoppe un navire. Je réalise que je dois me dépêcher de faire ce que j'ai en tête avant de me faire arrêter. Je récupère l'ancre. Quant aux cordages, ils n'avaient même pas été mis en place à l'arrivée.

"On a pas besoin de plus d'équipage pour naviguer !"

Je remercie les cieux qu'il y ait un courant assez fort pour laisser reculer le bateau de lui-même. Il n'y avait apparemment aucune rame, le bateau fonctionnant sûrement à hélices. Ces pirates n'emporteront rien sans leur navire ! J'e suis désormais prêt à éloigner le bateau du port, pour l'emmener loin d'ici. Une fois la manoeuvre de recul terminée, je pourrais le diriger loin de l'île.
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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Ven 27 Mar - 18:47

Kokaku ShirahoLe guerrier dragon
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    Au final, y avait pas grand-chose à voir dans cette île. Des bâtiments, des bâtiments et encore des bâtiments. En plus ils se ressemblaient tous, exception faite de la taille qui était relativement variable. Mais d’ici, ça se voyait pas beaucoup. Il fallait avoir de bons yeux pour le voir. Et comme c’était à peu près la seule chose intéressante à voir, bah je l’avais remarqué. Enfin c’était la seule chose jusqu’à ce que le rouquin de tout à l’heure refasse irruption devant nous en un bond, avec un air bien plus déterminé que celui qui s’affichait sur son visage quelques instants plus tôt. Quelque chose dans le ton de sa première phrase me disait également qu’il n’était pas prêt à nous laisser passer. Dommage que j’aie oublié toutes mes armes sur le navire. Mais malgré tout, ce qu’il me disait m’intéressait quelque peu.

    « Agglomération des sciences ? La nav… »

    Avant de pouvoir finir ma phrase, il me coupa pour parler d’un vol d’île et qu’il ne se laisserait pas faire. Voler une île ? Il semblerait qu’il avait vécu de sales trucs. Un peu comme moi, même si ce n’était pas toute mon île qui avait disparu… Enfin bref, il ne nous laissa pas le temps de réfléchir, et se rua entre Asa et moi pour continuer sa course par-là d’où on venait. Je lançais un regard interloqué à Asa pour savoir si elle y comprenait quelque chose, quand je me souvins que justement, on venait de là, et que s’il voulait nous arrêter, c’était pas en fuyant qu’il y arriverait. A moins qu’il ne soit débile et qu’il pense que j’allais le poursuivre juste pour le taper, alors que je lui avais dit que je n’étais pas venu ici pour me battre. Non, il y avait quelque chose, et au bout de cette rue il y avait…

    « LE YUKIFUNE ! »

    Mon regard interloqué se transforma en un regard horrifié tandis que je tournais la tête vers le port. Mon navire commençait doucement à s’éloigner du port, et il était vite hors de portée de saut. Je jetais un nouveau regard à Asa.

    « Désolé pour ce que je vais faire, mais là, on n’a pas le choix. »

    Je me transformais en demi-dragon pendant que je la prévenais, puis je la pris par la taille pour me mettre à courir dans la direction du bateau, prenant mon envol progressivement. Ca me rappelait le transport des cadavres de bestioles d’Alabasta le soir. Ca m’avait bien entraîné les muscles des ailes, et maintenant porter le poids de Asa était bien plus facile que ça n’aurait été par le passé, avant cet entraînement. Je finis rapidement par atteindre le pont du Yukifune. Je me mis à peu près au milieu pour déposer Asa.

    « Je te laisse aller voir l’autre, moi je vais chercher mes armes. »

    Cela étant dit, j’allais effectivement dans les cabines chercher de quoi me battre. Pour prendre une décision aussi insensée, il devait forcément avoir de quoi se battre. Un fruit probablement, il ne semblait pas armé. Ou pire, le haki. Quoiqu’il en soit, il fallait que je puisse me battre convenablement également. J’atteins donc ma cabine, pris la première arme qui passa sous mes yeux, à savoir mon épée. Je ne pris pas le temps de récupérer ma muselière, l’instinct de protection me pris et je décidais d’aller au plus vite, pas qu’Asa ait de problèmes. Je ressortis donc en trombe, m’envolant pour atterrir devant la barre pour rejoindre Asa et l’autre gus qui avait pensé pouvoir me prendre mon navire. J’étais toujours en forme hybride, c’était pas le moment de déconner. Je tendis la pointe de ma lame sous son nez en guise de menace.

    « Tu as du cran de prendre mon navire comme ça. Je t’ai pourtant prévenu que j’étais un pirate, et même si je ne voulais pas me battre, si tu m’y forces je serai ton adversaire. »

    Rien à faire de ses éventuels traumatismes passés. On parlait là de mon moyen de transport, quand bien même il était un peu crade, je n’allais pas le laisser à un petit impulsif.

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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Dim 29 Mar - 0:34

Muneaki Asa
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Baptême de l'air


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Tant de choses venaient d'arriver en si peu de temps. Nous avions débarqué sur une île étrange avec de grands bâtiments de verre et d'acier. Le sol était recouvert d'une étrange matière noire. On ne voyait plus un brin d'herbe. Un paysage bien triste en somme. À notre arrivée, les passants ont fui à cause de la peur que provoquaient les pirates. J'avais d'ailleurs lu dans le journal que ma récente association avec Shiraho n'était pas passée inaperçue et que vu la dangerosité de mon fruit du démon, j'avais maintenant une prime sur ma tête s'élevant à la somme incroyable de soixante-douze millions de berrys alors que je n'avais rien fait hormis m'allier à Shiraho. Me voici désormais officiellement une pirate recherchée. En plus, la photo choisie pour l'avis de recherche ne me mettait pas du tout en valeur. Bref du coup les passants avaient de quoi avoir peur. En nous baladant, nous croisâmes un jeune homme roux un peu plus vieux que moi qui tremblais comme une feuille. Shiraho le rassura en lui promettant que nous ne ferions rien de mal. Mais un peu plus loin, le jeune homme nous barra la router plus confiant et se mit à courir dans la direction que nous venions d'emprunter. Shiraho et moi nous regardâmes un instant d'abord étonné, puis nous comprîmes les intentions du roux poil de carotte.

« Désolé pour ce que je vais faire, mais là, on n'a pas le choix. »

Me dit alors Shiraho et avant même que je comprenne où il voulait en venir, je me retrouver embarquée dans les airs dans les bras de Shiraho en forme hybride. C'était la première fois que je me retrouver ainsi dans les airs. J'étais terrorisée. Je n'avais qu'une seule envie que cela se finisse. Fermant les yeux, j'attendis un atterrissage brutal, mais je fus déposée sur le pont du navire. Shiraho me lâcha pour aller chercher ses armes et sur son ordre, je me précipitais sur le pont supérieur pour stopper ce voleur roux poil de carotte. Il s'était installé à la barre. Il voulait vraiment nous voler le Yukifune. Nan, mais il marchait sur la tête lui ou quoi ? Je dégainas Hanabira no miku et le pris à deux mains. Si jamais les choses se corsaient, j'utiliserais ma forme hybride. Mais je n'avais pas envie que les choses deviennent difficiles... Si jamais je prenais ma forme hybride et que je perdais le contrôle, je mettrais aussi Shiraho et le Yukifune en danger... Peu après, je fus rejointe par Shiraho. Je voulais lui parler de ce qu'il venait de se passer, autrement dit mon baptême de l'air sans préparation émotionnelle avant, mais ce n'était peut-être pas le moment. En tout cas, il allait m'entendre le dragon. Bref Shiraho menaça le jeune voleur de son épée. Il était cuit le roux avec Shiraho, nous n'aurions aucun mal à le mettre hors d'état de nuire... À moins que poil de carotte ai une capacité quelqu'un qui lui permettrait de rivaliser avec nous...





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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Dim 29 Mar - 3:02

Neway AlanPirate des Yukiryuu
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Le bateau est désormais presque totalement hors du port de l'Agglomération des Sciences. Les deux zigotos n'ont pas tardé à me rejoindre. Je n'ai pas vu comment il se sont rendus aussi vite sur le navire, mais ça a été efficace. Celui que je devinais capitaine me rejoint, maintenant que la jeune femme dégaine ses deux sabres bizarres. Il s'approche et sors une lame qu'il pointe son ma gorge. Mmh ?

"Tu as du cran de prendre mon navire comme ça. Je t’ai pourtant prévenu que j’étais un pirate, et même si je ne voulais pas me battre, si tu m’y forces je serai ton adversaire."

Sans y réfléchir, j'ai le réflexe de changer immédiatement ma tête en confettis. Les deux penseront certainement que j'en ai tout simplement lancé pour faire diversion...D'un même geste, je jette mécaniquement l'ancre du bateau dans l'eau. Je cours ensuite vers l'avant du bateau tout en me reformant, pour décrocher la voile assez rapidement. Celle-ci se tourne soudain en direction du vent qui arrive latéralement. Le navire est toujours en position arrière, ce revirement de voile va le mettre en position semi-avant rapidement. Mais avec l'ancre, nous allons chavirer tous ensemble.

"Peu importe ce qu'il m'arrivera, je vais éloigner ce bateau de l'île ! Je ne verrais rien disparaître sous mes yeux. Le Gouvernement Mondial, les pirates, vous êtes tous pareils: avides de terres et de pouvoir ! L'agglomération des sciences n'est pas à piller sans prix."

L'embarcation commence soudain à pivoter agilement. La vitesse va doucement se faire ressentir à bord. Le vent pousse sur la voile qui entraîne alors le bateau à tribord, en transition entre la position avant puis arrière au port. Le navire est désormais parallèle à la côte, de côté donc. L'ancre exerce une petite résistance qui augmente durant un laps de temps ou il s'opère une sorte de lutte entre le vent et le courant, et l'ancre qui entraîne le bateau à sa position initiale. On sent une tension. Plus que quelques degrés nord et nous allons pencher... Tout s'est passé assez rapidement, si bien que la situation actuelle n'aurait pu être empêchée. Le capitaine va se rendre compte bientôt qu'il est en échec ! Il ne pourra pas faire de mal à cette île. Je crie un "woah !" enjoué pour marqué mon excitation face au chavirage incroyable qu'il risque de bientôt se produire. Un magnifique sombrement dans la mer, pourtant si près du port...

"Le vent nous arrivait latéralement, soit actuellement d'arrière. L'ancre nous retient à bâbord, soit côté port. Conclusion ? Dans quelques secondes nous allons pencher de plus en plus. Vous ne pourrez empêcher ce bateau de chavirer. Il n'y a qu'une manœuvre d'urgence à faire pour sauver ce navire, et je ne la ferai pas."

Je me précipite vers les deux êtres qui se trouvaient il y a quelques instants sur le pont. Le plancher commence déjà à s'orienter vers la surface de la mer.

"Maintenant, vous pouvez m'attaquer."

Autour de moi, je sens petit à petit plusieurs éléments s'incliner. On peut voir grâce au mât que le naufrage annoncé a déjà débuté. Je n'attend plus que notre perte à tous. Je sens qu'une sorte d'énergie positive, ou négative - je ne sais pas très bien - a atteint son influence maximale sur moi. Spéciale, cette impression... Peut-être me suis-je emballé ? Mais le sol penche déjà trop... Je ne suis pourtant pas convaincu d'opérer la manœuvre d'ultime recours. Pour quelle raison ?
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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Sam 4 Avr - 17:47

Kokaku ShirahoLe guerrier dragon
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    On était tombé sur un borné, super. Une île au hasard sur Grand Line, y a fallu qu’on tombe sur la seule avec un fou pareil. Et un fou bien équipé. La pointe de ma lame sous son nez sembla lui faire peur, et, étonnement, sa tête se désintégra en plusieurs bouts de papier. Ses mains n’avaient pourtant pas bougé. Un logia ? Super, le seul truc qui pouvait me poser problème en combat. Heureusement que j’avais de quoi faire contre le papier. Mais il ne me laissa pas le temps d’aller chercher le nécessaire. Après avoir fait un truc pas très loin, il se rua sur la voile pour l’ouvrir. Je n’eus pas le temps de le suivre que c’était déjà fait et qu’il revenait par ici pour nous bloquer la route. Il semblait fier, se disant qu’entre le vent et l’ancre le navire allait chavirer et qu’il n’y avait qu’une manœuvre à faire qu’il connaissait. Concrètement…

    « Tu te fous de moi là ? Tu vas voir comment j’arrange ça moi. On aurait pu parlementer si tu avais pas fait l’imbécile comme ça, mais va falloir te corriger mon petit . »

    Puis, plus bas, assez pour qu’il n’entende pas, je glissais à Asa : « Essaye de le retenir, n’hésite pas à utiliser tes pouvoirs. Et accroche-toi bien. J’essaierai d’être rapide. »

    Une fois cela fait, je battis d’un grand coup d’aile, pour éviter qu’il utilise son papier pour m’arrêter, et pour me propulser vers l’arrière. En quelques autres battements, j’arrivais vers l’ancre, je me plaçais très proches de l’eau sans pour autant la toucher, je pris la chaine entre les mains et je levais l’engin. Il était bien moins lourd qu’un des lézards d’Alabasta. Evidemment je ne la soulevais pas non plus comme si elle ne pesait rien, mais j’étais largement en mesure de le faire. Le bateau allait certainement tanguer pour se remettre d’aplomb, c’était pour cela que j’avais dit à Asa de s’accrocher. Je posais l’ancre à même le pont, pour que l’autre rigolo ne puisse pas la jeter à nouveau.

    Je profitais ensuite du bateau qui tanguait pour exécuter la suite du plan. D’un vol rapide, je passais à côté du rouquin, tentant de le trancher de ma lame même si ce n’était pas possible, puis je m’engouffrais dans les cabines. Heureusement, la boîte de ma muselière était assez bien rangée pour que le tangage ne la perde pas. Je pris donc mon gadget, et je ressortis aussi vite que j’étais rentré. Je me plaçais derrière le rouquin, en vol. Le bateau tanguait moins, j’avais espéré que le tangage dure jusqu’à ce que je récupère mon objet, et heureusement ce fut le cas. Quant à lui, il n’était pas au bout de ses surprises.

    « Bon, tu m’as autorisé à t’attaquer mais je te laisse une dernière chance. Je vais te montrer un truc qui m’empêchera de parler, mais si tu abandonnes, je ne te ferai pas de mal. » puis, à Asa « si jamais il dit non, je te laisserai la diplomatie. »

    J’enfilais donc la muselière sur ma mâchoire proéminente, et, sous les yeux du rouquin, je crachais une flammèche sur le côté. Je ne pouvais pas atteindre les logias par des attaques physiques sans haki, mais ceux qui craignaient le feu, je pouvais encore les gérer. Maintenant, le choix était à lui. J’avais l’habitude de me battre sur des navires, des marines m’avaient attaqué sur le yukifune pendant les deux dernières années. Ce n’était pas pour autant que ce dernier avait brûlé. Il ne pourrait donc même pas compter là-dessus, et s’il le faisait… Hé bien tant pis pour lui.

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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Mar 14 Avr - 23:27

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Diplomatie... Où pas ...


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Tout se passait à vitesse affolante. Shiraho m'avait dit de m'accrocher et de tenir le type en confettis en place. Mais à peine, je reportais mon attention sur le roux poil de carotte que le navire se redressa violemment et Shiaho revint avec sa muselière et, après démonstration de ses flammes, je pus enfin me stabiliser et m'adresser à ce type qui se prenait pour un dure alors qu'il nous avait attaqué par surprise. Une chose était sure. Il n'allait pas faire long feu contre Shiraho et moi. Je rengainais mes sabres, après tout, ça n'avait plus d'intérêt de le menacer ainsi sachant ce que Shiraho en ferait à la moindre intention hostile. Fixant le rouquin, je m'assis sur une caisse qui traînait là. Puis une fois sûre qu'il avait mon attention, j'engageais la conversation :

"- Bon maintenant que je suis sure que tu ne feras rien. Tu vas commencer par m'expliquer ce que tu fais sur notre navire, ce que tu comptais en faire et pourquoi tu voulais le faire. Autrement, tu finiras en combustible ambulant. Tu n'as que le choix de me répondre, je suis la seule issue où tu t'en sors indemne. Autrement mon ami et capitaine se fera une joie de te faire flamber.

J'étais impatiente de voir la réaction du type qui osait nous défier. Certes, nous n'étions pas vraiment impressionnants à deux. Mais nous disposions de fruits du démon redoutables et savions nous battre. Visiblement, même si ce petit rigolo savait faire tanguer un navire, il n'avait pas d'aptitude de combattant et préférait fuir. Comment réagirait-il ? Allait-il de nouveau fuir ? Implorer notre pardon ? Je n'en avais aucune idée. Peut-être allait-il aussi réagir violemment et tenter une attaque. Par précautions, je pris ma forme Kitsune. Je pourrais ainsi passer en forme fantôme en cas de besoin. Et malgré mon aveuglement dû à cette forme, je pouvais toujours le surveiller grâce à mes autres sens plus développés sous cette forme. Je pouvais ressentir sa présence, entendre les battements rapides de son cœur, et sentir son souffle, malgré les quelques pas qui nous séparait. Était-il impressionné par nos fruits du démon plus rare que le sien d'après ce que l'on raconte ? C'est vrai qu'elle était la probabilité de tomber sur un Dragon et un Kitsune réunis sur le même navire ? Je l'ignorais, mais elle devait être infime.






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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Mer 15 Avr - 20:23

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Waouh, cap'tain !



Après m'avoir dit qu'on aurait pu parler au lieu d'enchaîner tous ces événements, le jeune homme souffle un truc à sa collègue. Ce type me semble de plus en plus étrange. Je vois soudain qu'il a des ailes lorsqu'il s'envole subitement. Qu... quoi ? C'est quoi ça ? Je l'avais pas vu ! Avant que ma stupéfaction ne puisse se poursuivre à hauteur de la nouvelle, l'homme ailé - qui ressemble maintenant à une sorte de dragon - me passe devant en me frôlant de sa lame. Par réflexe, je change ma joue en confettis avant qu'elle ne se reforme. Il compte faire quoi ? Pendant ce temps, je réalise que la fille me menace de ses sabres. Elle a plutôt l'air gentille. Sans ces lames... Le type aussi, même. Bizarre, pour des pirates, tout ça... L'autre revient alors en force d'un air déterminé. Oulà...

"Bon, tu m’as autorisé à t’attaquer mais je te laisse une dernière chance. Je vais te montrer un truc qui m’empêchera de parler, mais si tu abandonnes, je ne te ferai pas de mal."

Il montre alors une sorte de muselière pour chiens. Il ne manquerait plus que des croquettes... Sauf qu'en fait, ils sort de cette gueule mécaniquement étrange des flammes... Et elle me ratent de justesse. Je frissonne légèrement. Mes yeux vont de son engin au sol. Si jamais il nous fout le feu, il va aussi perdre son bateau... La tension semble à deux doigts de m'être très négative. C'est alors que la fille range ses sabres.

"Bon maintenant que je suis sure que tu ne feras rien. Tu vas commencer par m'expliquer ce que tu fais sur notre navire, ce que tu comptais en faire et pourquoi tu voulais le faire. Autrement, tu finiras en combustible ambulant. Tu n'as que le choix de me répondre, je suis la seule issue où tu t'en sors indemne. Autrement mon ami et capitaine se fera une joie de te faire flamber."

Je soutiens son regard. Là, tout semble rapidement s'écrouler autour de moi, et disparaître. On semble me verser de l'eau glacée, comme si toute la pression chutait d'un coup à l'intérieur de moi. Je suis idiot... Idiot ! Mais quel con ! Machinalement, je me laisse tomber au sol. J'étais emprisonné dans mon idée de perdre encore mon chez moi ! Je n'ai pas voulu fuir. Je me suis sentit une combativité soudaine, une envie de sauver mon île. Mais quoi ? Je fixe le sol, où les deux pieds de la fille, l'ombre de l'homme semblent me montrer qu'il ne tombera pas. Je me suis trompé. Personne ne voulait me prendre quoi que ce soit. Depuis quelques temps je suis enfermé dans ce stress. J'ai toujours l'impression de n'être pas à ma place. Que tout va m'être dérobé d'une manière ou d'une autre. Je revis constamment cette scène... J'ai peur de me réveiller encore ailleurs, n'importe où, n'importe où sauf là où je dois être.

"Je ne serai jamais bien nul part."

Sans m'en rendre compte, mes pensées occupent ma parole. Elles semblent vouloir s'échapper.

"Tout simplement parce que je n'ai plus de racines. Je suis un tronc d'arbre qui descend une pente, jamais il ne pourra se stopper, se stabiliser. Il chute, il chute, il chute. Un jour il tombera dans un fleuve où il continuera de bouger, jamais stable, sans cesse en mouvement. Indéfiniment, encore et encore. Pas un centimètre, pas même un millimètre ne voudra l'héberger. Il est condamné à rouler."

Mes mains s'humidifient. Je ne réalise pas ce que c'est. Je ne le sens même pas. Pourtant, il y a bien une eau qui coule et qui glisse, tout au long. Et derrière elle, des petits points de couleurs se détachent entre eux, comme si c'était inévitable. Mes mains ne deviennent que des bouts de papiers imbibés d'eau, de larmes. Je me décide à parler. Je n'ai pas compris que mes pensées précédentes s'étaient échappées. Pour moi, c'est la première fois que je parle depuis qu'on m'a coincé.

"Oui, je sais. Je me suis trompé sur votre compte. Je me suis emballé. J'ai voulu lutter contre le danger qui m'apparaissait. Mais c'était moi, le danger. J'aurais pu rester bien sagement sur l'Agglomération des Sciences. Mais je m'en suis éloigné. En fait, j'ai encore fuit, je suis encore partit, même si je croyais m'investir pour protéger l'île. Non, elle s'est encore éloignée de moi. C'est mon destin: l'éloignement. Par la fuite, par le combat, je m'éloigne toujours de ceux à quoi je veux être attaché. Selon la logique, je devrais donc disparaître dans le mouvement. Dans le vent. J'ai commencé à vivre sans stabilité, je finirai de la même manière. Même le Kamifubuki Kamifubuki no Mi semble être approprié pour cela. Je ne suis que des petits bouts de rien qui se déplacent sans cesse. J'ai compris. Tout est fait pour que je m'en aille, donc."

Mes mains qui sont déjà maintenant changées en confettis passent maintenant l'acte aux bras. Eux-mêmes se décomposent lentement, avant de passer au reste. Mes pieds, mes chevilles, mes mollets, mes hanches. Le vent se fait sentir, plus fort. Je m'éparpille à son grès.

"Merci de m'avoir fait réalisé tout cela. Laissez le vent se charger de moi, ce n'est pas la peine de me brûler. De cette manière, je m'éloignerait encore, éternellement, comme je l'ai toujours fait."
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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Dim 26 Avr - 12:48

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    Il n’y a pas à dire, le feu ça aide à calmer les choses. Enfin pas comme j’avais prévu mais bon. Asa fit donc son petit speech diplomatique comme je lui avais demandé, mais là, au lieu que le rouquin se rende et discute, ben il tomba purement et simplement à genoux. Etant donné qu’il avait failli me piquer mon navire, je n’étais pas vraiment enclin à m’apitoyer sur son sort et j’attendais avant de retirer ma muselière, question d’être sûr qu’il ne prépare pas un sale coup. Je restais toutefois en forme hybride, juste au cas où. Quelques paroles s’échappèrent de sa bouche, semblant plus pensives qu’autre chose. Pour être honnête, je n’ai retenu qu’un truc de cette partie du monologue : « je n’ai plus de racines ».

    Plus de racines hum…

    Il continua, et cette fois ce n’étaient pas ses pensées qui s’échappaient malgré lui. Il se repentait de ses actions, pensant encore fuir l’île en pensant la protéger. En y repensant, c’est vrai qu’il parlait de protéger l’île, et surtout d’éviter que celle-ci finisse comme l’autre…

    Décidément…

    Son monologue se termina tandis qu’il se transformait en confettis, voulant laisser le vent s’occuper de son cas. Un soupir s’échappa de mes lèvres, puis, lâchant ma muselière qui vint taper le pont, je doublais le nuage de confettis pour ramener tous les bouts de papier sur le pont en faisant du vent avec mes ailes.

    « Restes donc là, la discussion n’est pas finie. »

    Une fois que je me fus assuré qu’il reprenne forme humaine, restant face au vent au cas où il retente de partir, je pus me poser sur la rambarde. Oh non je n’en avais pas fini avec lui, mais ce qu’il avait dit avait fait s’éloigner un peu mon hostilité. Après tout…

    « Tu sais, tu n’es pas le seul à avoir vu ton petit monde s’écrouler plus d’une fois. »

    Oui, son histoire me rappelait la mienne, aussi bien à l’époque où j’ai quitté mon île que quand j’ai perdu mon équipage et Ciel. Mon orphelinat aussi, j’aurais bien aimé le sauver, Ciel aussi j’aurais aimé le sauver. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se laisser abattre, il y a toujours un remède à la solitude. Mon regard se porta sur Asa un instant, puis je fixais à nouveau le rouquin en papier.

    « J’ai perdu pas mal de gens que j’aimais dans ma vie. Des gens que je ne pouvais de toute façon pas sauver, quand j’étais jeune, ou des gens que j’aurais pu. Mais bon, il faut savoir avancer même avec ça. Je suis resté dans un désert pendant au moins un mois, à ressasser ces histoires mais également à m’entraîner pour éviter que ça se reproduise. Fuir dans le vent ne te laissera qu’un goût amer d’inachevé. Tu dois rencontrer de nouvelles personnes comme j’ai rencontré Asa en mer, et t’entraîner pour que le passé ne se reproduise pas. Mais ça… »

    Je repris une grande inspiration, non pas que mon monologue fut long, mais c’était pour appuyer l’effet de ma phrase.

    « Tu ne pourras pas le faire tout seul. Tu l’as vu toi-même. Seul contre nous deux, même avec ton logia, ça aurait été compliqué. Et protéger toute une île, c’est compliqué, surtout que tu sembles avoir du mal à t’attacher à une île. Mieux vaut protéger tes amis, ce serait plus aisé et tu n’aurais pas besoin de t’attacher à une île en particulier, tu pourrais voyager malgré tout. »

    Posé sur ma rambarde comme une gargouille sur son socle, je tendis une main vers le rouquin, comme pour serrer la sienne, souriant pour lui montrer que je n’étais plus aussi hostile que j’avais pu l’être précédemment.

    « Reprenons donc en bonne et due forme malgré ce qui s’est passé : enchanté, je suis Shiraho, capitaine de l’équipage des Yukiryuus, et la demoiselle là-bas, c’est Asa, le premier membre de mon nouvel équipage. »

    Il avait eu des problèmes avec les pirates dans le passé si j’avais bien compris. Du coup, je pense qu’on le ramènera sur la terre ferme après ça, il n’aimerait peut-être pas rester ici. Dommage, on avait un passé commun, et il avait des aptitudes pour la navigation…

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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Mer 6 Mai - 21:02

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Étonnant...


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Je restais silencieuse sous ma forme renarde à écouter le monologue de Shiraho. Qu'aurais-je pu dire de toute manière ? Il n'y avait rien à ajouter où protester. Ajouter des détails à l'histoire de shiraho aurait été le couper pour rien. Quant à protester... J'étais la seconde de cet équipage. Certes je pouvait protester et donner mon avis. Mais devant la tristesse du rouquin, je me retrouver comme quand j'ai décider de rejoindre l'équipage de Shiraho, autrement dit attendrie par sa tristesse. Moi qui me croyais dénuée d'émotions... Finalement j'étais tout de même capable de ressentir les choses. Je remarquais cela avec étonnement, plus je côtoyais Shiraho, plus je ressentais d'émotions que je croyais avoir oublier. N'étais-ce que le hasard ? L'homme-dragon avait il réveiller une part endormie de moi-même ? Ce n'étais pas impossible... Après tout, il était le premier vrai ami que je me faisait. Il n'était pas étrange de découvrir de nouvelles sensations en sa compagnie.

Quant à la proposition de shiraho que le rouquin rejoigne notre équipage, elle m'étonnait également. Le rouquin avait bien faillit nous faire couler. Et il c'était montrer agressif envers nous. Cependant, il n'avait pas tenté de nous attaquer. Et en un sens, cette proposition était tout à fais logique et légitime. Nous n'avions, Shiraho comme moi-même, absolument aucune compétence en matière de navigation, nous nous déplacions totalement de manière aléatoire et ne parvenions pas à définir de directions précises. Cette arrivée providentielle tombait à point nommé. Et d'un point de vue sentimentale. Ce que nos disait le rouquin ressemblait beaucoup à nos histoires respectives à Shiraho et moi.Il était donc normal de l’accueillir dans notre famille. De plus, Le rouquin avait l'air d'un petit comique, avec lui, la vie sur le navire s'animerait encore un peu plus. Bon il faudra l'entrainer et lui expliquer notre mode de vie et les règles à bord, mais j'étais contente qu'il nous rejoigne.





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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Jeu 7 Mai - 15:46

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Alors que je disparais petit à petit, quelque chose semble me retenir. Je sens que je me reforme, mais contre ma volonté. Hm ? Le vent semble soudain changer de direction pour pousser mes confettis à s'unir. Je pense rapidement que je suis peut-être au paradis, avant qu'une voix forte ne casse mon rêve.

"Restes donc là, la discussion n’est pas finie."

C'est le capitaine. Il m'a retenu ? Je suis désormais tout entier et me mets à genoux. J'ai une impression bizarre de "je sais plus où j'en suis"... L'homme-dragon se met au bord de la rampe du bateau et je le fixe en pivotant légèrement.

"Tu sais, tu n’es pas le seul à avoir vu ton petit monde s’écrouler plus d’une fois."

Il marque une pause. Ces mots résonnent. Il n'y a pas que moi... C'est évident ! Tout ça s'est aggravé... Ces crises de peur, ça ne va plus... Il faut que je me reprenne, ce n'est pas moi ! Sors de ta torpeur ! Je sers les poings tout en continuant de suivre l'homme du regard. Sa coéquipière semble aussi tout attentive.

"J’ai perdu pas mal de gens que j’aimais dans ma vie. Des gens que je ne pouvais de toute façon pas sauver, quand j’étais jeune, ou des gens que j’aurais pu. Mais bon, il faut savoir avancer même avec ça. Je suis resté dans un désert pendant au moins un mois, à ressasser ces histoires mais également à m’entraîner pour éviter que ça se reproduise. Fuir dans le vent ne te laissera qu’un goût amer d’inachevé. Tu dois rencontrer de nouvelles personnes comme j’ai rencontré Asa en mer, et t’entraîner pour que le passé ne se reproduise pas. Mais ça…"

Il marque encore une pose. Je tourne la tête vers celle que je devine être "Asa". Ils se sont rencontrés en mer ? Ils semblent avoir vécu tellement de choses... Et moi...maintenant je me sens ridicule de m'être donné en spectacle. Encore une fois je me suis laissé submerger par tout mon passé, alors que tant d'autres ont vécu bien pire ! Tout en regardant le sol, j'entends le capitaine qui reprend sa phrase. Petit à petit, je me sens qui reviens à moi-même.

"Tu ne pourras pas le faire tout seul. Tu l’as vu toi-même. Seul contre nous deux, même avec ton logia, ça aurait été compliqué. Et protéger toute une île, c’est compliqué, surtout que tu sembles avoir du mal à t’attacher à une île. Mieux vaut protéger tes amis, ce serait plus aisé et tu n’aurais pas besoin de t’attacher à une île en particulier, tu pourrais voyager malgré tout."

QUOI ?? Je frissonne, et rien que ces derniers mots me font l'effet d'un choc. Mais c'est ÇA ! Le seul moyen de stopper toutes ces crises idiotes, et de ne plus revivre mon passé, c'est de naviguer ! C'est ÇA mon avenir, c'est ÇA que je veux ! Envahit par la joie, je me lève et je me précipite vers le capitaine. Sans faire attention à sa main qu'il voulait que je serre, je me jette sur lui et l'enlace en manquant de nous faire tomber. Je fais ensuite de même avec "Asa", puis je cours vers le pont en criant instinctivement :

"Waouh, cap'tain !"

En passant, j'aperçois l'ancre du bateau à même le pont et je marque un court arrêt. Quoi ? Il la donc réussit à la soulever tout à l'heure ? Après cette image et mes résolutions d'autant plus renforcées, je rigole et reprend ma course avant de sauter sur le sol portuaire. M.Hupp et Mme.Rove sont là ? Ni une ni deux, je les prends dans mes bras à leur tour avant de lancer tout haut :

"Monsieur Hupp, madame Rove, j'ai quelque chose de grand à vous anoncer ! Voilà ce que je veux faire : naviguer ! Je vais être sur les mers et bouger constamment ! Je vais retrouver mon royaume, mon village et ma famille ! Je vais le cartographier, où qu'il soit, et personne ne l'oubliera ! Merci pour votre aide, pour votre formation, et en fait merci pour tout ! Vous avez été plus que des professeurs pour moi... Je vous donnerai des nouvelles !"


Je prend une grande inspiration, puis repart dans l'autre sens. Sur le pont, je fais un dernier adieu à mes professeurs depuis tant d'années. Ils ne voient pas mes deux petites larmes de joie qui essuient les affreuses précédentes, et je ne voient pas les leurs non plus. Je me retourne et repars en essuyant mes joues. C'est comme ça, je ne dois pas me décourager, je dois foncer ! La fuite, c'est dans l'autre direction, et moi je vais bien poursuivre celle de l'aventure ! Une fois arrivé à la hauteur du capitaine, j'affiche un énorme sourire, sans me poser une seule fois la question : "est-ce qu'il veut bien de moi en fait ?".

"Bien, la mâture est bien gréée. L'ancre est enlevée." - je marque une courte pause en esquissant un sourire, puis continue - "Il ne reste plus qu'à engager la manœuvre de recul, cap'tain ! Euh... vous vous z'appellez comment au fait ? Et j'ai pas pris d'affaires, on pourra bien en acheter quelque part ? Je connais une île pas loin... Du coup vous me prêterez bien de l'argent ? Moi, c'est Neway Alan, ou Alan Neway ! Vous pouvez m’appeler... Hm... Mister Al ! Vous z'avez un surnom ? Au fait, on va où ? Et j'aurais quel poste ? On a une cuisine ? Oui, c'est vrai ça, vous faites comment pour miamer ? D'ailleurs j'ai un petit creux. Vous savez quoi, on aura qu'à manger après le départ, faudrait pas qu'on tarde ! Vous y voyez pas d'inconvénient cap'tain ? D'ailleurs c'est quoi votre nom déjà ? Elle, je crois que c'est Asa... Tu fais quoi ici ? Je peux vous tutoyer vous deux ? Ça vous dérange pas, au moins ?! On aura qu'à discuter en chemin ! J'ai oublié votre nom d'ailleurs, cap'tain... SI vous voulez, je vous appelle cap'tain, cap'tain ?"

Sans me rendre compte, je sautille en montrant du doigt tout et n'importe quoi. Super !!!
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MessageSujet: Re: Waouh, cap'tain ! [PV: Yukiryuus]   Dim 31 Mai - 14:06

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    Mon monologue semblait avoir fait son effet. Ni Asa, ni le rouquin ne m’avaient arrêté et c’était tant mieux, ça m’avait permis, semble-t-il, de bien faire passer le message et les émotions associées. En effet, peu de temps après que j’aie fini de parler, le rouquin me sauta dessus pour me faire un câlin (ça commence à devenir une habitude pour mon nouvel équipage tiens). Heureusement qu’avec mes ailes j’avais pu me redresser d’ailleurs, parce que sinon on finissait à l’eau et l’instant émotion se serait arrêté un peu brutalement. Lui aussi m’appela Capitaine, ce qui, cette fois, me tira un sourire bienveillant tandis que je redevenais humain. Il courait partout, s’arrêtant juste devant l’ancre pour je ne sais quelle raison. Faudrait que je la remette en place d’ailleurs. Une vraie boule d’énergie ce gars. A tel point que son saut vers le port m’avait semblé vachement plus long que ce qu’il était possible de faire. Mais peut-être n’était-ce qu’une impression.

    Tandis qu’il allait, apparemment, dire au revoir à des gens sur le port, je descendais à mon tour de la rambarde pour aller à côté de Asa. Je sentais qu’on allait avoir du mal à parler une fois qu’il remontra sur le navire.

    « Voilà, il suffisait de lui montrer la voie. Je suis sûr qu’il se plaira avec nous. »

    Reprenant forme hybride un instant, je relançais l’ancre au fond de la mer afin de pouvoir la remonter correctement avec le mécanisme associé. Maintenant que j’avais un peu de temps, ça évitera les problèmes à la prochaine escale. Je venais tout juste de finir que je vis le rouquin juste devant moi. C’est alors qu’un flot indénombrable de mots s’écoulèrent de sa bouche. Je faisais ce que je pouvais pour suivre ce qu’il disait mais en gros, j’aurai retenu que trois choses. De une, on était prêts à repartir. De deux il s’appelait Neway Alan mais préférait le surnom Mister Al (mais pour moi, Al suffira). De trois… Il avait même pas retenu mon nom ! Bon, on mettra ça sur le compte de l’excitation, je suppose.

    « Alors euh… Oui tu peux nous tutoyer. Mon nom c’est Shiraho, mais tu peux m’appeler Shira ce sera plus simple. Et pas besoin de m’appeler capitaine, on est pas dans la marine, la hiérarchie est pas si stricte que ça. »

    Ma phrase m’avait à moi-même semblé assez saccadée le temps que je remette en place tout ce qu’il venait de me dire et me demander en un temps record. Mais bon le message avait dû passer.

    Bref, maintenant qu’on avait un navigateur, il était temps de repartir à l’aventure.

    « On mangera une fois qu’on sera en chemin pour l’île dont tu parles, vu le grabuge qu’on a fait les gens d’ici ont dû appeler la marine depuis un moment, et on pourra pas manger s’ils nous tombent dessus. Je te laisse donc t’occuper de ça, cher navigateur. »

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