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 Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]

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MessageSujet: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Sam 18 Jan - 19:02

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LE LÉOPARD ET LA FEMME BRUTALE


Un doux samedi matin commençait pour moi en cette journée ensoleillée. J'entrouvrais les yeux en observant le plafond. Je me levais pour aller m'habiller. Je choisis de porter un chemisier blanc, un pantalon bleu marine qui finissait à mes chevilles et mes sandales noires habituelles. Mes cheveux blonds étaient attachés en deux queues de cheval qui longeaient mon dos. Je sortis de ma chambre pour aller dans mon jardin. La structure de ma maison était très différente comparé aux autres du village. J'avais la plus grosse maison et surement l'une des plus belles. Elle était en forme de rectangle avec au chaque extrémité un carré. Les carrés sont des pièces comme les chambres des invités, ma chambre ou la cuisine. Au plein milieu du bâtiment, il y a un gros trou qui est le jardin. Il reste toujours ensoleiller, l'intérieur reste alors à air ouvert. Pour aller d'une salle à l'autre, il faut presque toujours passer par le jardin. Le toit est fait de tuiles rouges bourgogne.
[Tien un schéma de la maison, je crois que ça va t'aider à mieux imaginer le lieu ^^]
Spoiler:
 

Ma maison me convient parfaitement. Après tout, c'est moi qui l'ai construit avec l'aide des habitants. Enfin bref, comme première activité de la journée, j'arrosais mes nombreuses fleurs dans le jardin vert. Je retirais les mauvaises herbes... Je m'occupais de mon terrain pour qu'il soit parfait. Je nettoyais la salle de bain, remettait de l'ordre dans mon bureau tout comme dans la cuisine. Je nettoyais toute ma maison comme si j'accueillais un invité. Après une heure de travail, je m'installais devant la maison sur ma chaise avec un verre de limonade accompagné de quelques glaçons. Sur ma petite table se trouvait ma longue-vue et un livret où je classais les primes des pirates. Chaque fois qu'il y en avait une nouvelle, je l'ajoutais. C'était très utile puisque je pouvais mieux identifier les pirates. Mais cela arrivait rarement de voir des personnes avec de hautes primes. L'île est presque inexistante sur les cartes. La plupart des gens arrivent par hasard et décident de passer une ou deux soirées dans les auberges. Ils apprécient beaucoup les villageois qui sont très sympathiques. ~ Je feuilletais les primes en regardant les visages des recherchés. Monkey D. Luffy, Strange D. Nana, Rob Lucci, Nico Robin... Je jetais le document sur la table en m'étirant les bras dans l'air en lâchant un soupire de fatigue. Je plaçais mes mains derrières ma tête et fermait les yeux. Si j'étais encore une pirate, sur le navire de mon pauvre capitaine, peut-être que j'aurais croisé les chemins de ces personnes. Maintenant je n'ai plus aucune chance de redécouvrir le monde. Je suis en sécurité sur cette île, même si parfois j'aimerais retourner sur la mer. Le seul danger qui pourrait m'arriver est que la marine vient me chercher pour toutes mes dettes non payé et mes actes causer par mon ancien équipage. Ça m'étonnerait beaucoup, je ne suis plus dans le paysage de la piraterie. On peut dire que je suis déjà une vieille femme dans l'oubli. 31 ans... Ce n'est pas si vieux.

Quand je finis par ouvrir les yeux, je pris ma longue-vue et observais le port de la ville. Des bateaux revenaient d'une longue partie de pêches, des familles se retrouvaient... Rien de spécial. Sauf ce bateau qui approchait de l'île, un bateau que je ne reconnaissais pas. Il n'avait pas une allure de pirates, il semblait normal. Mais quand il s'approcha, je remarquais que c'était un bateau de la marine. Bon bah, je peux encore me reposer, de toute la marine ne viendrait pas me chercher. Ils pensent que je suis morte dans l'effondrement de l'équipage. Peut-être qu'ils ont des preuves de mon existence, je ne sais pas...

J'allongeais ma chaise pour la positionner un peu comme un lit. Je me laissais bercer par le doux son de la nature qui me fit sourire. Ce samedi va être une belle journée.

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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Dim 19 Jan - 20:54

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Sur les eaux de Grand Line, s'approchant d'une petite île inconnu, un navire de la marine approchait de la côte. De la marine ? En vérité non, même s'il était un authentique navire de la construction de la Marine, il y avait une trotte qu'il n'en faisait plus partie : il avait été arraché à l'amiral Verygood après que celui-ci ai débarqué sur une île perdue pour éliminer... les anciens membres déchus du CP9. Ce navire avait été refait, de manière à ce qu'on ne reconnaisse pas celui de Verygood, et une partie des couleurs bleues avaient été refaites en rouge.

La vigie du navire avait annoncé tout à l'heure une ile si petite qu'on ne trouvait pas son nom sur la carte. C'était la première de ce genre qu'ils croisaient sur Grand Line. C'était parfait. On vint l'annoncer à Lucci, encore allongé sur un lit de bord. Son état avait empiré avec l'infection : ses blessures lui faisaient mal, une fièvre dévorante l'envahissait. Il était si résistant qu'il ne se plaignait pas, il restait comme calme, et donnait même les consignes à l'équipage entre ses siestes, continuant à assumer sa fonction dans le pire état. Mais malgré les tisanes et l'aide du médecin de bord, il n'en avait plus que pour quelques jours si on ne fournissait pas des médicaments qui arrêtaient la fièvre et soignaient mieux l'infection. De même pour Jabura et Kaku, et Blueno et Kumadori avaient eux aussi besoin de repos sur un coin de terre paisible et confortable.
Fichu Mihawk ! Il les avait bien emmerdé. Il les avait peut être laissé en vie volontairement, mais dur de lui être reconnaissant, les blessures bouillantes, chacun laissait s'exprimer sa haine envers l'épéiste dont les coups leur infligeait encore tant de douleur corporelle... Seul Lucci semblait garder toute sa clarté, pourtant ses migraines lui laissaient peu de tranquillité.

- " Enfin une île ? Et bien très bien, on aborde... "

- " Sensei, vous ne pensez pas que c'est très risqué ? Il suffit que le maire contacte la marine à l'escargophone et le plan se refermera "
- " C'est pour cela que les blessé seul se reposeront dans la ville. Les autres mouilleront dans la baie partiront si la marine arrive. Les blessés du CP9 doivent se débrouiller par eux même, s'ils veulent survivre c'est à eux de prendre ce risque... "

Lucci eu une quinte de toux. Les risques il les connaissait. Mais il avait tout fait pour les réduire. Grand Line, la route de tous les dangers, le cap des pirates, avec ses instabilités de mer, était le meilleur lieu pour mettre de la distance avec ses poursuivants envoyés par Sakazuki, et le dernier endroit où amener des blessés en traversée (bien que d'un côté la Marine soit informée de la témérité de cet équipe traquée). Cette île, il savait ce qu'il y ferait.


----

Quand ils embarquèrent dans la baie, l'équipe du " CP9 Perdu " n'avait pas montrée ses couleurs de pirates. Un grand groupe, pas assez nombreux pour une foule, les attendaient sur une colline, là où l'herbe prenait le dessus sur le sable. Les blessés restaient à l'intérieur, mais aussi ceux debout, Kalifa et Fukuro : ils étaient très voyants et on pouvait avoir déjà vu leur prime, même si dans ce coin perdu les chances de cela étaient dérisoires. Un ancien qui devait servir de chef de village, ou maire, on ne savait pas, était présent avec quelques autres notables qui avaient du sortir leur plus beau costume pour l'occasion à la place d'une veste campagnarde rustique. L'un des jeunes membres de CP9 engagé il y a deux ans, dont le nom n'est pas encore connu du fait de sa trop moindre importance, vint lui parler :

- " Bonjour. Nous ne sommes pas de la marine, mais pas non plus des pirates, ce qui signifie que vous pouvez rester tranquille, il ne se passera ici aucun problème. Nous sommes des personnalité du Gouvernement Mondiale qui nous servons d'un navire qui nous a été prêté pour nos besoins, pour des missions diplomatiques. Nous avons besoin de faire une escale ici, nous vous payerons si vous nous fournissez de quoi manger et dormir. Merci à vous de votre accueil. "

L'élève avait bien apprit à s'exprimer comme un gentlemen en diplomatie, règle du CP9 héritée de leurs anciens employeurs mais toujours appliquée... En tout cas les villageois présents, jeunes comme vieux, étaient à la fois fascinés, anxieux, et flattés de l'arrivée de ces personnes qu'on ne voyait jamais ici : des représentants du Gouvernement Mondial ! Dans ce coin presque perdu, c'était une occasion unique de le voir. Pour l'instant, rien de plus que des hommes à peine élégamment habillés et coiffés d'un chapeau, pas très luxueux, certains étaient surpris voir déçus. Cependant, le porte parole du CP9 Perdu invita le leader vu village à s'entretenir avec lui un eu à l'écart.

- " Vous êtes ici le responsable, c'est pourquoi je me dois de vous donner certaines informations que les pauvres gens doivent éviter d'avoir, cela les troublerait trop. Nous sommes particuliers pour des représentants du Gouvernement Mondial, en vérité nous en sommes réellement, mais pas ceux qu'on croit... Nous sommes des agents secrets, vous avez peut être entendu parler d'eux. Notre vrai rôle doit rester confidentiel. Je vous confie cela parce que nous avons besoin de votre aide, elle nous serait précieuse... Et que vous évitiez de tout répéter autour de vous. Nous sommes en mission, mais il y a peu nous avons été attaqués par des pirates, et ils ont gravement certain des nôtres... Nous devons trouver quelqu'un de discret qui garde nos blessés, si c'est fait je vous promet qu'il n'y aura aucun ennui, aucune tension, tout sera parfait pour vous et nous. Pouvez vous nous aider ? "

L'homme l'avait écouté médusé. Il ne put qu'accepter l'offre. S'il refusait, il avait peur qu'il y ai des ennuis, peut être des morts, et s'il aidait le GM tant mieux. Il ne remit pas en doute la présentation de cet homme comme agent du gouvernement, c'était si inhabituel et direct qu'il ne voyait pas comment soupçonner cet équipage blessé avec un navire de la marine de mentir.

Lucci fut averti dans son lit de blessé que tout avait commencé comme prévu. Il allait maintenant falloir trouver quelqu'un pour les loger chez lui à l'écart des regards, et ça c'était moins aisé...
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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Lun 20 Jan - 14:16

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N'oubliez pas de noter votre rp dans la liste des rps.
(qu'on puisse voir combien de rp sont actif et qui sont les membres motivés)
/!\ également de remettre le pseudo comme il l'était à la validation.

_________________
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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Ven 24 Jan - 2:14

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LE LÉOPARD ET LA FEMME BRUTALE

Du côté du port

Le représentant de la ville attendait sagement le navire de la marine. Il était entouré de quelques collègues qui étaient impatient de voir qui allait descendre du bateau. Ce genre de visite se fait rarement, peut-être une ou deux fois par année. L'île est calme, elle n'a pas eu des problèmes depuis des centaines d'années. On pourrait presque la nommer « l'île de la paix ». Les pirates qui venaient ici en pensant créer le désordre se trompait. Les habitants sont si joyeux, accueillants et chaleureux... Difficile de vouloir les attaquer.

Quand de certains membres de l'équipage descendit et qu'un homme alla se présenter en expliquant sa situation plutôt troublante, le représentant n'hésita pas à accepter de loger les blessés. Restait plus qu'à trouver un lieu assez grand et sécuritaire. Dans sa tête, il était déjà clair qu'il n'allait pas les laisser dans un coin trop peupler. On ne plaisante pas avec des membres du gouvernement mondial, surtout avec leur classification très surprenante... Seule chose qui le chicotait était le fait que le bateau était celui de la marine. Enfin, il ne se pressa pas sur la question, des vies étaient en jeu.

Après une courte consultation avec son petit groupe, l'homme se retourna en toussant.

« Pour vous éloigner du village, il n'y a qu'un endroit très sécuritaire où vous pouvez vous reposez... Mais je ne crois pas que tout le monde pourra être hébergé. Seulement les blessés. Les autres pourront aller dans les auberges du village. Je ne sais pas si elle acceptera de vous loger sous son toit... Akishima, notre ange, peut se méfier de vous, mais dans une telle situation, elle vous sauvera. »

Les paroles de l'homme se termina presque dans un murmure sec... Il soupira en reprenant un sourire en faisant signe de le suivre.

« Aller, nous n'avons pas de temps à perdre. Prenez vos blessés sur vos dos, nous allons monter la montagne ! Elle vit presque tout en haut, suivez-moi ! » Dit-il en pointant un chemin.

Il entendait que tout le monde soit prêt à débuter le chemin vers la gardienne de l'île. Ça n'allait surement pas être un exercice difficile pour ces gens-là. Ils sont forts, une petite montagne ne leur fera rien. ~ Sur le sentier de terre entourer d'arbres qui montait sans arrêt avec quelques tournants, les agents secrets du gouvernement mondial pouvait voir tout pleins de choses. Une cabane où des hommes s'occupaient des poissons qu'ils pêchaient, l'homme aux chèvres qui promenait ses magnifiques mammifères, des visiteurs qui se promenaient et surtout, un magnifique paysage. Le représentant de l'île commençait à s'inquiéter. Le passé de l'ange de l'île n'était pas rose... Donner aux mains d'une ancienne pirate des gens du gouvernement mondial... C'était comme mettre la souris dans la bouche du chat. Il fallait éviter de dire qui était Makota, mais ils allaient la reconnaître. Plus de 10 ans sur la mer, connue pour avoir les pires dettes... Ils ne l'ont surement pas oublié. Rendu dans un coin au terrain plat sans arbres, le représentant resta immobile.

Du côté de Akishima Makota... Moi

Tout était calme, je me reposais en étant couché sur ma chaise avec les yeux fermés. Je commençais à m'assoupir... Jusqu'à ce qu'une certaine personne me cacha du soleil en créant une ombre. J'ouvris les yeux en observant toutes ces personnes qui me regardaient d'une manière plutôt étrange.

« Makota... Nous avons besoin de toi, c'est d'une urgence. Voici des membres du Gouvernement Mondial, ils sont des agents secrets. Ils se sont fait attaquer. Ils doivent être soignés au plus vite, leurs vies sont en danger ! »

J'observerais tous ces gens... C'était peut-être un piège, mais la majorité semblait sur le point de s'évanouir ou juste mourir. Ça me rappelait mon équipage déchu au sol de cette forêt... Je ne pouvais pas les laisser crever, ça serait cruel. Surtout que ça pourrait amener des soucis à l'île. Mais chaque personne qui a besoin d'aide sur cette île, je me dois de l'aider. Je me levais en me dirigeant vers les portes ouvertes de ma maison.

« Suivez-moi ! Les blessés graves iront dans la chambre de gauche et les autres dans celle de droite. Dépêchez-vous, c'est urgent ! Neiro, vas chercher au village huit médecins et quatre infirmières. Ils doivent venir avec leur matériel, avec beaucoup de bandages. »

J'aidais les deux groupes à installer chaque blessé dans les lits. Et dire que j'aidais des ennemis... Tout est possible à ce que je vois. En me retournant après avoir aidé l'une des dernières personnes à s’allonger, je croisais un regard qui me fit frissonner. Je ne pensais jamais le voir, Rob Lucci. Voir un assassin si cruel et sadique comme lui dans un état complètement lamentable, ça prouvait que les pirates qui les ont attaquées étaient puissants. Je ne sais pas si Lucci était conscient, mais je me penchais vers son visage pour qu'il m'entende correctement.

« Ne vous inquiétez pas, tout va bien aller. Vos compagnons vont être sauvés, ainsi que vous. »

Je souriais gentiment en restant dans la même pièce. Je jetais souvent quelques coups d’œil vers la porte pour voir si les médecins allaient arriver au plus vite. C'était stressant, autant de vies en danger sous mon toit.

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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Sam 25 Jan - 1:35

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« Pour vous éloigner du village, il n'y a qu'un endroit très sécuritaire où vous pouvez vous reposez... Mais je ne crois pas que tout le monde pourra être hébergé. Seulement les blessés. Les autres pourront aller dans les auberges du village. Je ne sais pas si elle acceptera de vous loger sous son toit... Akishima, notre ange, peut se méfier de vous, mais dans une telle situation, elle vous sauvera. »

Ces paroles avaient troublé le porte-parole de la subversive équipée. Quand il revint vers Lucci pour lui annoncer que tout allait bien, il n'oublia pas de le lui glisser : la femme qui allait les recueillir se méfierait d'eux donc et n'accepterait peut être pas de les loger, et ces mots avaient été dis assez bas par l'ancien, comme s'il était géné, ou qu'il n'osait pas dire quelque chose. Lucci ne se focalisa pas, ce pouvait être une femme à qui le GM ou la Marine avait causé des torts, ou peut être simplement une sorte de "sorcière", mais ils ne devaient rien risquer si elle était aussi recommandée. De toute façon il aurait même accepté d'être logé par Arlong s'il n'y avait eu que ça !

Lui ainsi que les autres blessés (qu'on se remémore : Jabura, Kumadori, Blueno et Kaku) furent portés à la maison en haut de la petite montagne. C'était une grande maison habilement charpentée par les arbres poussant au sol, bien que rudimentaire le lieu serait surement parfait.
La propriétaire attendait déjà, une vieille fille discrète apparemment, et lisant un journal. Un journal ? Ce serait très bête, mais il suffirait qu'un journal parle d'eux avec leur photo et tout risquait de mal tourner... Surtout que Micqueot avait peut être été mise au courant de la réelle nature des troubles qui l'avaient ravagée une semaine plus tôt.

Ça y est, elle les observait, d'un oeil luisant. Lucci se doutait qu'elle ne refuserait pas. Porté par un compagnon (qui peinait grandement sous l'effort), enroulé dans une couverture, il pu l'entrevoir discrètement. Blonde, trentenaire au visage luisant encore d'une certaine jeunesse mais un peu assombrit, peut être était-elle encore une jeune veuve comme en amène par myriades l'océan. Une forte poitrine cachée avec pudeur, et une gorge un peu blanche qu'il s'imagina par hasard trancher d'un coup de griffe comme il l'avait souvent fait... Tel un léopard guetteur, Lucci procédait à une autopsie du physique de chaque personne qu'il voyait, qu'elle soit alliée, neutre ou ennemies.
Mais curieusement, ce visage qu'il ne voyait pas encore avec stabilité lui inspira directement quelque chose : il avait l'impression de l'avoir déjà vu, c'était un de ces visages fortement marqués qu'on oubliait pas... Mais il devait se tromper, ça aurait été trop gros.


« Suivez-moi ! Les blessés graves iront dans la chambre de gauche et les autres dans celle de droite. Dépêchez-vous, c'est urgent ! Neiro, vas chercher au village huit médecins et quatre infirmières. Ils doivent venir avec leur matériel, avec beaucoup de bandages. »

La situation fut définie ainsi, Lucci bien qu'il fut le plus mal en point, prononça quelques mots :

- " Parmi les blessés graves, mettez Jabura, Kaku et moi. Les autres, Kumadori, Blueno, blessé normaux, ils survivront surement si on les soigne. "


Parler relançait la douleur mais ça n'allait surement pas le retenir.
Alors qu'on le déposait sur un lit enfin confortable (des jours de mer sur un matelas de paille c'était harassant pour tout blessé, même lui) il croisa le regard de la femme. En la voyant parfaitement de face, il comprit, comprit tout de suite... Oui il la connaissait ! Il avait déjà vu ce visage. D'ailleurs curieusement, il la vit détourner le regard très subitement et se justifier avec un faux geste nerveux. Simple gêne ou elle le connaissait ? Il entreprit de réfléchir, et il trouva de qui il pouvait s'agir.

« Ne vous inquiétez pas, tout va bien aller. Vos compagnons vont être sauvés, ainsi que vous. »

Il la regarda avec des yeux sans émotion. Ce qui l'intéressait là c'était de la dévisager, histoire de s'assurer que c'était bien celle qu'il croyait. Et oui, il l'eut.

Il y a des centaines de pirates possédant une prime dépassant dix millions, d'East Blue au Nouveau Monde, c'est ça l'âge d'or de la piraterie. Et même pour la marine il est difficile de se rappeler de plus de 20 de leurs visages et 50 de leurs noms. Mais pour les fanatiques du CP9, et plus encore pour Lucci, retirez toute idée de norme quand à ses connaissances sur la criminalité de cet univers.
Les affiches de plus de deux-cent pirates, et d'autant de révolutionnaires, Rob Lucci les connait par coeur. Leurs visages, leurs noms, leurs sourires, voir leur histoire. Sa mémoire photographique les a collé dans un coin de sa tête. Il ne l'a pas seulement apprit à cause de ses instructeurs, il y a toujours prit plaisir, retenir vos sales têtes de pirates pour se repaitre de chacune qui se détache de son corps. Ça a été tellement longtemps sa passion que ça ne s'arrêtera pas.

Akishima Makota : une pirate de plus de 22 millions de berrys de prime, plus facilement mémorable encore du fait qu'elle est une femme, et aussi... qu'elle possède un fruit du démon.
Dans la rare et célèbre Encyclopédie des Fruits du Démon, dont un précieux exemplaire est possédé par le CP9, le GM a adjoint une note spéciale des possesseurs recensés de ces fruits. Ces fruits aussi il les connait par cœur, et donc plus encore leur propriétaire : il y a des années que Akishima Makota a montré son pouvoir face à des marines et qu'elle est soupçonnée de posséder un certain fruit, un de ceux que le CP9 aurait particulièrement aimé détenir, étant donné qu'il correspond parfait à leur art du combat.

- " Je vous remercie " répondit-il à Makota sans exprimer une réelle émotion.

Elle était supposée morte ou disparue, on avait retiré son affiche un an après qu'on ai trouvé une partie de son équipage morts dans un règlement de compte.

Il la scrutait de ses yeux fauves, discrets. La femme pirate respirait par le nez, et son visage se gonflait sous le besoin d'oxygène. C'était la technique facilement reconnaissable de l'humain qui cherche à cacher sa peur quand on le regarde en face en tentant de resserrer son volume de respiration. Apparemment elle le connaissait assez pour être inquiétée, ce qui signifie qu'elle se sentait en danger. C'était drôle : Lucci lui aussi se sentait en danger, une pirate dotée d'un fruit du démon le gardant lui, hors de combat, sous son toit.

Alors qu'elle tournait le regard vers la porte Lucci toucha son bras du bout de l'index : elle pu sentir son ongle pointu mais inoffensif contre sa chair. Le sursaut à peine contenu par lequel elle répondit était amusant. Le légendaire assassin fit mine d'avoir juste cherché à vouloir attirer son attention.

- " Excusez-moi, j'avais besoin de vous dire... Nous vous sommes reconnaissants, et nous tenons en plus de payer tous les frais, de vous donner une petite somme pour vous remercier quand nous serons guéris. Je vous promets que nous nous tiendrons correctement Makota-san. "

Il soulignait cela d'un regard insistant, presque froid. Elle comprendrait ou pas le sous-entendu.

Un peu plus tard, deux médecins et quelques infirmières (dans un village d'éleveurs de chèvres c'était rassurant) entrèrent. L'un d'entre eux commença par diagnostiquer Lucci.

- " Vous avez quelques entailles superficielles, mais une assez profonde aux jambes qui s'est infectée. Cependant le plus grave est votre blessure nette qui a traversé tout votre estomac. L'infection a fortement avancé et la cicatrisation sera longue, plusieurs semaines. Bref, encore un jour ou deux de plus et il n'y avait plus aucune chance pour vous sauver, l'infection aurait dégénérée en gangrène généralisée. Heureusement, la lame devait être très bien entrevue, son fer ne vous a transmit aucune infection en profondeur... Toute vos blessures avec la même lame, ce fichu pirate devait être un bon épéiste... "

Le médecin s'arrêta avec inquiétude. Il avait été averti de garder le secret, et que ces hommes étaient des agents du Gouvernement Mondial, il regrettait ce commentaire. Mais Lucci ne réagit pas. Le docteur conclu aussitôt :

- " Pour l'infection et la fièvre je ne puis que vous donner des meilleurs médicaments que ceux que vous aviez à bord, mais ils seront très chers. On vous appliquera aussi certaines plantes sur vos blessures, tous les deux jours, qui faciliteront la guérison. Si nous aidons assez votre corps à vaincre l'infection et faire descendre la fièvre vous serez sauvés, vous êtes déjà exceptionnellement résistant. Par contre, vous ne pourrez pas prendre le bord avant au moins deux à trois semaines de repos. "

Lucci se retint de grommeler. C'était terriblement long. Et dangereux. D'ici là, même ici des navires de la marine pourraient débarquer. Si on ne les dénonçait pas avant. En effet, le médecin pu voir que les autres blessés avaient été frappés avec la même lame. Cela devenait de plus en plus suspect. Si on ne jouait pas au meilleur il faudrait peut être rembarquer bientôt envers et contre tout. Sans parler du problème de la fillette.
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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Dim 26 Jan - 3:04

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LE LÉOPARD ET LA FEMME BRUTALE

« Je vous remercie » Dit-il sans grande émotion.

Je lui fis un sourire en restant proche de lui. Je ne le regardais pas spécialement, mes pensées étaient occuper à savoir pourquoi les médecins et infirmières n'arrivaient pas. Bon, je dois admettre que Neiro venait de quitter la maison il y a quelques minutes, mais il pourrait faire plus vite. Dans ce genre de situation, toutes les minutes sont précieuses. Je ne supporterais pas un mort dans ma demeure. Déjà qu'Odin repose en paix derrière la maison... Je ne voulais pas lui amener un nouvel ami. Je sentais le regard de Lucci poser sur moi. Du coin de l'œil, je me demandais à quoi il pensait. C'était intimidant d'être face à lui. Je n'ose pas l'imaginer debout, prêt à tuer.

Après quelques secondes, je me retournais la tête vers la porte pour savoir si mes invités allaient arriver. Aucun signe de leur présence. Et puis soudainement, une sueur froide me traversa le corps. Je virevoltais dans un sursaut en constatant que Lucci me frôlait le bras avec son index. Je le regardais avec de grands yeux en ne sachant pas s'il voulait me créer une frayeur pour le plaisir ou s'il voulait me parler.

« Excusez-moi, j'avais besoin de vous dire... Nous vous sommes reconnaissants, et nous tenons en plus de payer tous les frais, de vous donner une petite somme pour vous remercier quand nous serons guéris. Je vous promets que nous nous tiendrons correctement Makota-san. »

« Vous n'êtes pas obliger de me payer pour ce geste, vous sauvez était la moindre des choses que je pouvais faire. Sachez que votre vie n'est plus en danger, les médecins et infirmières arriveront bientôt... Et vous savez, si vous vous comportez mal ou que vous causez un seul petit problème à un habitant de cette île... Votre bateau risquerait d'avoir quelques soucis pour retourner sur la mer. » Dis-je avec douceur et tendresse.

Menacer était ma façon de faire comprendre qu'il ne fallait pas embêter les habitants de cette île, même pas les chèvres. Bien sûr, ce n'était qu'un simple avertissement. Je ne crois pas que Lucci va venir mettre le désordre sur mon île, il doit avoir un minimum de reconnaissance envers ses sauveurs. Pourtant, je restais inquiète... Je comprenais qu'il n'allait pas me tuer, ça me rassurait. Mais Lucci m'avait prénommé « Makota-san »... À mes souvenirs, personne n’a prononcer mon nom depuis leur entrer sur mon terrain. Il n'y a qu'une explication à ça, il savait qui j'étais. Et pour me rassurer avec ses sous-entendu qu'il n'allait pas me tuer, il devait surement savoir que j'étais une ancienne pirate. Je ne pense pas que cet assassin apprécie les pirates. Je continuais de lui sourire, mais mon inquiétude se propageait sur mon visage.

Je m'éloignais de Lucci avec la grande surprise de voir deux médecins et quatre infirmières arriver. Je les laissais passer et sans plus attendre, l'un des médecins s'empressa d'examiner Lucci. Je restais en silence pour bien écouter la seule voix qui résonnait dans la chambre d'invité.

« Vous avez quelques entailles superficielles, mais une assez profonde aux jambes qui s'est infectée. Cependant le plus grave est votre blessure nette qui a traversé tout votre estomac. L'infection a fortement avancé et la cicatrisation sera longue, plusieurs semaines. Bref, encore un jour ou deux de plus et il n'y avait plus aucune chance pour vous sauver, l'infection aurait dégénérée en gangrène généralisée. Heureusement, la lame devait être très bien entrevue, son fer ne vous a transmis aucune infection en profondeur... Toutes vos blessures avec la même lame, ce fichu pirate devait être un bon épéiste... »

Je fronçais des sourcils en me disant que j'avais de la chance de ne jamais avoir eu de si grandes blessures. Dans le diagnostic du médecin, je retenais surtout l'information que Lucci avait été attaqué par un épéiste qui s'occupait très bien de sa lame. Ça me faisait réfléchir. Lucci s'est fait attaquer par un seul pirate... Cet homme si dangereux et puissant a réussi à se faire battre par UN seul pirate. Un pirate dont la lame était soigneusement entretenu. Je trouvais ça suspect. Après la courte pause du médecin, il continua de parler.

« Pour l'infection et la fièvre je ne puis que vous donnez des meilleurs médicaments que ceux que vous aviez à bord, mais ils seront très chers. On vous appliquera aussi certaines plantes sur vos blessures, tous les deux jours, qui faciliteront la guérison. Si nous aidons assez votre corps à vaincre l'infection et faire descendre la fièvre vous serez sauvés, vous êtes déjà exceptionnellement résistant. Par contre, vous ne pourrez pas prendre le bord avant au moins deux à trois semaines de repos. »

Je soupirais en entendant « deux ou trois semaines ». Ça n'allait pas être facile de tous les soigner, par chance j'avais les infirmières. De plus, c'était moi qui allais les héberger. Peut-être que Lucci va avoir un changement d'idée et vouloir me tuer pendant mon sommeil. Ça ne m’étonnerait pas d'un assassin cruel comme lui. En voyant le visage de l'assassin, je compris qu'il n'était pas très content. Il avait surement mieux à faire. Comme peut-être, retrouver son agresseur. Quand je vu Neiro entrer dans la pièce, je m'approchais vers lui pour le questionner.

« Où sont les huit médecins que j'ai demandé ? » Dis-je dans un murmure pour ne pas déranger les deux médecins.

« Ils... Ils sont tous occuper. Il y a eu des blessés dans le dernier voyage de pêche. Je suis désolée, j'ai fait du mieux que je pouvais. »

Je lui souriais en guise de remerciement même si j'étais déçu. Peu après, les deux médecins vinrent me voir avec une mine plutôt étrange.

« Makota-sama, les blessures de chacun des hommes semblent être les mêmes, mais à de différents endroits. Ils ont eu de la chance, la lame aurait pu être couverte d'un poison. Je ne crois pas qu'ils se sont fait attaquer par des pirates, mais plutôt un pirate. Les épéistes ne se tiennent pas souvent en groupe. »

« D'accord, vous pouvez aller dans l'autre chambre vous occupez des autres membres. »

Plutôt étrange, mais je partageais la même pensé que l'homme à la moustache grise. Plutôt marrant que Rob Lucci se soit fait attaquer par une seule personne et qu'elle est réussi à l'affecter lui et tout son équipage. ~ Les infirmières étaient déjà en action à mettre des pommades sur les plaies, les entourer de bandages blancs qui tournait déjà à une couleur rosâtre et à mettre quelques plantes différente sur les blessures... J'approchais de Lucci qui se faisait soigner par Ino, une blondinette aux yeux bleus qui prenait très soins de son patient. Elle était nerveuse, tout comme moi. On pouvait remarquer ses mains qui tremblaient. Elle connaissait la réputation de Lucci, Ino était effrayer. Je me penchais proche du visage de Rob, il était temps de savoir ce qui s'était passé.

« Je crois comprendre que vous me connaissez réellement. Ça inclus mon passé de pirate. Ça doit vous étonnez de me voir en vie. Quand vous serrez capable de vous relever, je vous expliquerez ce qui est arrivé à mon équipage, ainsi qu'à moi. Mais quelque chose me tracasse... Les blessures que vous avez et celles de vos amis sont semblables. Nous pensons qu'elles viennent de la même lame. Puis-je savoir qui vous a attaqué ? Bien sûr, vous n'êtes pas obliger de me dire qui s'était, mais je prends comme information que vous avez été battu par un seul homme, vous et tous vos autres membres. »

Je jouais un peu avec les nerfs de l'assassin, mais en je ne faisais que lui faire voir la vérité. En fait, j'ai déjà été dans une situation comme Lucci. Il me fait penser à moi quand mon équipage s'est fait battre par cet horrible homme à la longue chevelure grise. C'est d'ailleurs l'une des raisons du pourquoi j'ai accepté d'héberger les agents du gouvernement.

« Vous inquiétez pas, j'ai été dans la même situation que vous un jour... » Dis-je avec un regard un peu perdu. « Je crois qu'on peut commencer à se tutoyer. Après tout, vous allez être coincé ici pendant trois semaines. Vos mieux être des "amis". »

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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Mar 28 Jan - 1:44

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« Vous n'êtes pas obliger de me payer pour ce geste, vous sauvez était la moindre des choses que je pouvais faire. Sachez que votre vie n'est plus en danger, les médecins et infirmières arriveront bientôt... Et vous savez, si vous vous comportez mal ou que vous causez un seul petit problème à un habitant de cette île... Votre bateau risquerait d'avoir quelques soucis pour retourner sur la mer. »

Elle profitait du fait qu'il soit hors de combat pour le menacer. Ah la petite garce ! (enfin petite ça restait à voir, elle n'avait plus 16 ans). Cela amusait Lucci. Oui, amusant, c'était une ancienne ennemie qui se savait bien inférieure à lui, et elle savait que dans un tout petit bout de temps il serait sur pied et pourrait lui faire regretter mille fois ses paroles s'il le souhaitait. Peut être faisait-elle ce jeu par méconnaissance, peut être par intelligence, Lucci verrait ce qu'il réserverait à cette taquine en fonction de ça. Ces situations là ne blessaient pas longtemps son égo, il leur trouvait tant de divertissant et amusant, presque excitant, il aimait plus que tout les bras de fer.
Cependant il répondit par un très très mince sourire, un de ceux presque imperceptible, sans émotion dans la voix encore, sans narguer autrement que par les mots :

- " Une pirate qui n'aime pas les trésors ? Voyons, vous êtes au fond encore la même. Et si je ne me trompe, vous êtes la "grappilleuse" dont la triste célébrité dans les casino est remontée jusqu'à des pontes de la Noblesse Mondiale, bien plus que ses faits de pirate... Si vous n'acceptez pas 10 000 berrys pour votre service risqué c'est aimable pour nous. "

La rapide arrivée d'infirmières et médecins, en tenue professionnelle qui plus est, refit froncer les sourcils de l'ancienne légende du CP9 : un vrai hôpital, sur cette île ? Avec des personnes cultivées évidemment, une petite infirmière qui s'occupait de lui appliquer les premiers soins allait jusqu'à trembler. Elle devait avoir vu son impressionnante prime dans les WANTED. Il détectait les signes de peur sur elle : tremblements irréguliers, respiration irrégulière, augmentation de la température du corps et du rougissement de la peau, plus grande transpiration et salivation, geste passant de lent à brusquement pressés... Il ne pu s'empêcher de lui dire à demi voix quelques mots, d'un souffle chaud qui remonta jusqu'à la gorge de la soignante :

- " Vous inquiétez pas, nous ne sommes pas venus pour tuer, juste pour du repos. Vous serez traités comme vous nous traitez. "

Il avait du récemment apprendre à être plus diplomatique, après être passé des plus grands protecteurs à un cherché par tous à la Nico Robin, qu'il avait ironiquement lui même traqué avant cela.

Kaku venait d'entendre ses mots, et lui aussi, de plus agacé par sa santé fébrile, était furax de la mauvaise surprise.

- " Ile ANONYME, hein ?? Que des chèvres comme activité, pas grand monde, et donc logiquement pas d'hôpital ?? BRAVO leader, tu es content comme ça ?
- " C'est bon " soupira Lucci. " Qu'est-ce que j'en savais, il n'y avait pas de description alors il ne restait que cette option. "
- " Et tu croyais qu'il existe encore des îles à notre époque sans hôpital près d'elle ? Je te rappelle notre époque monsieur le connaisseur ! "
- " Sur Grand Line oui, on a juste pas eu de chance cette fois. Maintenant silence, laisse ces gens travailler. "

Le diagnostic de Kaku et Jabura fut vite établi : Jabura avait de multiples infections qui ralentissaient la cicatrisation de ses blessures mais que l'on pouvait soigner, et Kaku avait souffert de sa blessure au couteau de Mihawk, comme Lucci l'infection était plus forte et il lui faudrait du temps pour que les viscères remplacent la chair perdue. Ils s'en allèrent ensuite, mais c'était rassurant : le CP9 Perdu pouvait sauver ses officiers et fondateurs. C'est alors que l’intriguant Makota vint se pencher sur Lucci, assez proche, avec à nouveau cette insouciance ou cette témérité dangereuse.

« Je crois comprendre que vous me connaissez réellement. Ça inclus mon passé de pirate. Ça doit vous étonnez de me voir en vie. Quand vous serrez capable de vous relever, je vous expliquerez ce qui est arrivé à mon équipage, ainsi qu'à moi. Mais quelque chose me tracasse... Les blessures que vous avez et celles de vos amis sont semblables. Nous pensons qu'elles viennent de la même lame. Puis-je savoir qui vous a attaqué ? Bien sûr, vous n'êtes pas obliger de me dire qui c'était, mais je prends comme information que vous avez été battu par un seul homme, vous et tous vos autres membres. »

Ça allait un peu loin, de l'évidente provocation. Sans montrer que ça l'amusait autant que ça le faisait regretter de ne plus pouvoir faire un grand geste du bras, Lucci feignit un "hon", l'un de ces bruits qu'il employait souvent et qui pouvait vouloir dire plein de chose, mais qui exprimait un état positif.

- " En voyant un tel homme vous vous seriez enfuis sans demander votre reste. Nous avons tenu jusqu'au bout mais oui... il a finit par nous vaincre successivement. Je ne pense pas qu'il ai vaincu votre équipage, le connaissant assez, mais c'est un des meilleurs bretteurs qu'on peut croiser. Même nous avons nos limites. Oui je vous connais, Akishima Makota, entrée dans la piraterie il y a plus de dix ans, détentrice d'un fruit du démon. Content de voir que vous et lui êtes encore de ce monde. "

On faisait bouillir une drogue qui servirait à alléger les douleurs des membres du CP9 et les endormir pour rendre plus efficace la guérison.

« Je crois qu'on peut commencer à se tutoyer. Après tout, vous allez être coincé ici pendant trois semaines. Vaut mieux être des "amis". » dit Makota.

Le regard de Lucci se posait rarement sur elle et moins encore sur ses yeux quand il lui parlait. Il scruta le plafond tandis que son regard semblait se raidir. Sans la tutoyer il poursuivit :

- " Ami ? Vous donnez peut être un usage trop léger à ce mot. Un ami est une chose bien rare, un nakama qui vous poignarde le dos une chose courante. Je ne peux rien donner de tel à ceux dont le destin n'est pas lié à celui de mon équipe et du miens. Mais si cela vous ferait plaisir, le tutoiement viendra de lui même. "


Et pour conclure quand à leur sujet :

- " Je parlais de limite, et je suppose déjà que vous avez du souffrir des vôtres. Les pirates retraités aussi jeunes que vous sont rares. Je suis curieux de voir ce qui a pu faire renoncer à une pirate de 22 millions de berrys... Votre passé vous pèse, si vous pensez trouver quelque chose en me le racontant, je vous laisse cet honneur. "

Leur conversation semblait assez ironique et méfiante, mais Lucci appréciait les informations de toutes sorte. Il avait bien su apprendre au CP9 qu'il faut être une mine d'information.
Kaku était trop préoccupé par lui même pour se concentrer sur leur petit dialogue et Jabura ronflait déjà comme un vieux canidé.

- " A ce propos, j'ignore si vous connaissez le destin de votre équipage. Votre trace a disparu, mais pas la sienne. On raconte dans la marine qu'ils étaient sans doute trop peu après votre disparition, alors ils ont changé de chemin et se sont intégrés dans différents équipages, ou ont disparu on ne sait où. Mais un d'entre eux vivrait actuellement à l'Archipel de Sabaody. Comme nombre de criminels là bas, il aurait obtenu l’amnistie de la marine en échange de ne jamais quitter la zone de non-droit. Et de participer à quelques missions "d'indic". Il est dans les indicateurs connus de la Marine dans les lieux stratégiques, avec ses soldes il a pu se reconvertir en vendeur. Nous avons déjà échangé des lettres avec lui pour voir s'il avait une piste sur votre fruit du démon, il nous a répondu que vous étiez morte. "


Cela, toujours dit avec une certaine monotonie par Lucci, un détachement. Il ne livrerait pas de sentiments devant des personnes qu'il ne connaissait pas, les sentiments sont des secrets qui trahissent les plus grands point faible en combat même.
C'était assez pour le moment. Le médecin allait bientôt revenir donner aux membres d l'équipée sauvage leurs tranquillisants, il restait encore une dernière chose à régler pour eux.

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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Ven 31 Jan - 2:54

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« En voyant un tel homme vous vous seriez enfuis sans demander votre reste. Nous avons tenu jusqu'au bout mais oui... il a finit par nous vaincre successivement. Je ne pense pas qu'il ai vaincu votre équipage, le connaissant assez, mais c'est un des meilleurs bretteurs qu'on peut croiser. Même nous avons nos limites. Oui je vous connais, Akishima Makota, entrée dans la piraterie il y a plus de dix ans, détentrice d'un fruit du démon. Content de voir que vous et lui êtes encore de ce monde. »

J'hésitais entre répliquer ou juste me taire. Dans mes années de jeunesse, je ne reculais devant rien. Je me suis fait anéantir pour défendre ceux que j'aimais... Enfin, si je les avais vraiment aimés, je ne serais pas venue m'installer sur cette île en les abandonnant. Je me demande ce qu'ils sont devenus. Cinq paresseux qui n'ont surement pas continué de naviguer sur la mer. Si j'étais restée en leur compagnie, je serais devenue la Capitaine. En avais-je envie ? Non. Une responsabilité comme celle-ci est trop difficile pour moi. Je dis ça mais je suis devenue la protectrice d'une île, c'est contradictoire...

Je me fis sortir de mes pensées quand Lucci reprit la conversation en répondant à ma proposition d'amitié. Proposition qui n'était pas très claire à ce que je vois. En disant ami, j'avais un peu faussé le ton. Pourquoi deviendrais-je ami avec un homme comme lui ? Gouvernement Mondial et piraterie... C'est comme chien et chat.

« Je parlais de limite, et je suppose déjà que vous avez du souffrir des vôtres. Les pirates retraités aussi jeunes que vous sont rares. Je suis curieux de voir ce qui a pu faire renoncer à une pirate de 22 millions de berrys... Votre passé vous pèse, si vous pensez trouver quelque chose en me le racontant, je vous laisse cet honneur. »

Mon passé ne contenait que deux informations douloureuses. La défaite de mon équipage, et la mort d'Odin. Est-ce qu'on pouvait considérer que mon passé me pèse ? Honnêtement, oui. Même si je le cachais, ça paressait que je n'étais pas très à l'aise pour le dire... Mais pour une fois, je ressentais le besoin de le dire. De plus, Lucci doit surement aimer récolter diverses informations.

« Quand vous serez capable de tenir debout, je vous raconterez tout en détail et je vous montrerez quelque chose, ça vous aidera à comprendre ma venue sur cette île. D'ailleurs, moi aussi je pensais que c'était une île anonyme comme vous l'appelez. Finalement, elle est plutôt intéressante. Mais je suppose qu'une visite vous importe peu. »

Je gardais un ton simple, beaucoup plus émotif comparé à mon interlocuteur. Est-il toujours autant neutre ? Difficile à croire qu'une personne n'a pas d'émotion, il doit cacher cela en lui. Pourtant, lui parler restait amusant. J'avais l'impression qu'on se critiquait sur un ton normal, avec politesse. Les membres de son équipage devaient être différents de lui, je vais surement les rencontrer au cours de la semaine. Ils n'allaient pas rester infiniment sur leur bateau, une petite visite pour voir leur ami leur fera du bien.

« A ce propos, j'ignore si vous connaissez le destin de votre équipage. Votre trace a disparu, mais pas la sienne. On raconte dans la marine qu'ils étaient sans doute trop peu après votre disparition, alors ils ont changé de chemin et se sont intégrés dans différents équipages, ou ont disparu on ne sait où. Mais un d'entre eux vivrait actuellement à l'Archipel de Sabaody. Comme nombre de criminels là bas, il aurait obtenu l’amnistie de la marine en échange de ne jamais quitter la zone de non-droit. Et de participer à quelques missions "d'indic". Il est dans les indicateurs connus de la Marine dans les lieux stratégiques, avec ses soldes il a pu se reconvertir en vendeur. Nous avons déjà échangé des lettres avec lui pour voir s'il avait une piste sur votre fruit du démon, il nous a répondu que vous étiez morte. »

Je baissais la tête d'un air triste. Je ne pensais pas qu'ils étaient encore vivants. Même si je les avais abandonnés, l'un d'eux m'avait en quelques sortes protéger en disant que j'étais morte. Il avait caché les traces de mon existence, peut-être que la marine m'aurait cherché s'il ne m'avait pas défendu. Je lui suis reconnaissante. Lucci m'a précisé le lieu où vivait mon ancien compagnon. Inutile d'y penser, jamais je ne pourrais me rendre là-bas. Depuis que je me suis installée sur cette île, je ne voudrais plus la quitter.

« Merci de m'informer, je suis soulagée de voir qu'ils sont encore en vie. Ils n'étaient que cinq en dernier, ils ne formaient pas un vrai équipage. Trop peu puissant pour continuer. Donc pendant tout ce temps vous pensiez que j'étais morte... Ça m'étonne un peu, je croyais que vous cherchiez plus profondément pour la mort de pirates qui possèdent un fruit du démon. » Dis-je en soupirant.

Les médecins arrivèrent pour donner des tranquillisants au CP9. L'un d'eux m'avertis de sortir, qu'ils devaient se reposer. Je me levais pour quitter la cambre d'invité, mais je me retournais vers Lucci en faisait un radieux sourire.

« Merci pour cette conversation, c'était très captivant. J'espère que vous allez tous vous relevez, ça te concerne aussi le long nez... Et le mec qui ronfle. Reposez-vous bien. À demain ! »

Je sortais rapidement en allant m'asseoir sur ma chaise qui se trouvait devant la maison. J'observais le bateau qui flottait au port. Ils n'allaient pas tarder à rendre une visite à Lucci.

La semaine passait et tout commençait à aller mieux pour chaque membre du CP9. Lucci, Kaku et Jabura arrivaient à marcher. Lucci devait marcher avec l'aide d'une canne, mais ce n'était qu'un détail. Une semaine encore et tout ira mieux pour lui. Ça blessure était très profonde, mais tout se soigne. Sa fièvre a presque disparu tout comme ses petites blessures. Je me suis occupée à leur fournir des repas, il ne faut pas qu'ils restent avec le ventre vide. J'ai fait la rencontre avec les autres membres du CP9. Kalifa, une belle blonde très susceptible à ce que je comprends. Très rapide pour accuser d'harcèlement sexuel. Kaku, un garçon qui semble gentil, au long nez. Jabura, qui ne semble pas être en bon terme avec Lucci. Blueno, je ne sais quoi penser de lui, mais sa chevelure qui se forme en corne est rigolote. Kumadori, plutôt étrange, mais ses jeux d'acteurs me font sourire. Fukuro, il me fait penser à un grand enfant incapable de se taire, sa bouche me perturbe un peu. Et Lucci, ou plutôt Papi Lucci pour le moment, il reste neutre, mais j'aime bien l'oiseau qui repose sur son épaule. Les autres jeunes recrus n'ont rien d'important à mes yeux.

La journée débutait bien, le soleil rayonnait en souriant à la mer. Je m'occupais d'arroser mes fleurs dans le jardin de ma maison. J'entendis une porte s'ouvrir et je me retournais pour voir qui allait venir me rejoindre.

« Bon matin Lucci, si tu as faim tu sais où aller et si tu cherches Jabura, il est allé au bateau. Alors, comment te sens-tu aujourd'hui ? Pas trop mal j'espère. Te voir avec une canne me fait toujours autant rire. » Dis-je sur un ton farceur et gentil.

Je continuais d'arroser mes fleurs en prenant le temps d'en renifler quelques-unes, leur odeur me procurait une sensation de chaleur et de pureté. Je me relevais en m'étirant et en lâchant un long bâillement. Pendant la nuit j'entendais une personne ronfler un peu trop fort à mon goût, ça me gardait éveiller. J'étais aussi nerveuse, j'avais peur que la marine arrive à tout moment pendant la nuit. Depuis que Lucci est là, j'ai toujours la sensation de voir le danger proche.

« Au fait, j'attends toujours mes 10 000 berrys. »

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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Sam 1 Fév - 1:38

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Une semaine avait passé. Après 3 jours, les nouveaux soins permettaient aux blessures des blessés graves de se refermer et les infections s'étaient arrêtées. Après 5 jour il était possible pour les blessés moyens, Kumadori et Blueno, de marcher, et la fièvre des graves était retombée assez bas pour qu'ils puissent se reposer confortablement. 7 jours et Lucci, Kaku et Jabura n'avaient plus de fièvre, les forces leur étaient revenues et les blessures étaient parfaitement refermées, elles prendraient encore une semaine pour cicatriser suffisamment. Ils décidèrent alors de commencer à marcher. Les médecins, étonnés des rapides progrès, tenaient toutefois à ce que les "patients" restent une semaine encore en repos de crainte de rechute.
Lucci savait que ce scénario ne se produirait pas, et il avait déjà prévu que tout le monde parte avant la fin de la période prescrite, dans 3 jours peut être. Ils achèveraient de se rétablir à bord. Leurs compagnons venaient de leur apporter pour l'occasion un tonneau de l'excellent vin arraché à Micqueot au risque de leur vie face à Mihawk, qu'ils se feraient un plaisir d'enfin goûter. Ils avaient aussi reçu deux fois une discrète visite des indemnes de l'équipe, Fukuro et Kalifa. Ceux-ci avaient d'ailleurs fait connaissance avec l'étrange Makota, que Kalifa trouvait déjà le moyen de voir comme une rivale à cause de ses cheveux blonds et sa forte poitrine rivalisant avec les siens d'après elle même, et que Fukuro voyait comme une femme à l'écoute qui lui coupait peu la parole, ce qu'il appréciait.

Lucci sortit le premier, le vin avait déjà été amené mais il n'était pas pressé. S'aidant d'une canne, sa blessure étant encore trop fraichement guérie, il fit ses premiers pas à l'extérieur et vit Makota, étrangement zen, arrosant ses plantes. Elle n'avait décidément pas changé.

« Bon matin Lucci, si tu as faim tu sais où aller et si tu cherches Jabura, il est allé au bateau. Alors, comment te sens-tu aujourd'hui ? Pas trop mal j'espère. Te voir avec une canne me fait toujours autant rire. »

Confirmation, elle n'avait pas du tout changé. Elle avait beau lui parler avec gentillesse, Lucci sentait cette gentillesse et familiarité directes comme insolentes, provocatrices ; à croire qu'elle cherchait à l'énerver. Pourtant elle devait savoir que ce n'était pas lui plaire. Et pour le moment, même s'il pouvait sans doute la battre, il n'était pas le moment de se mettre à ces amusements... elle le savait sans doute aussi. Il tacha de garder son calme, et de tirer uniquement le côté amusant de cela. Sur son épaule, Hattori déjà là roucoula comme pour exprimer l'agacement de son propriétaire.

- " On m'a rapidement enseigné lors de mon apprentissage, que le rire est la première action de soulagement de l'âme. Cela aide particulièrement lors des affrontements. "


Sans provocation, cette phrase était sans doute ambigu pour l'ancienne pirate.
Maintenant qu'il n'était plus suspendu aux crochets de la mort, il la voyait un peu différemment : il ressentait à nouveau remuer sa vieille aversion, haine, voir répugnance profonde des pirates, ceux qui volent le fruit du labeur des honnêtes gens pour une futile quête de liberté où presque tous finissent par trouver la mort. Si elle n'avait pas été aussi étonnamment retenue et aimable, rappelant l'immoralité sans fard de ces personnes habituelles, il n'aurait pas résisté à la pulsion de lui infliger une sacrée rossée. Les pirates, a son goût son plus haïssables encore que les révolutionnaires.

« Au fait, j'attends toujours mes 10 000 berrys. »

Ce devait être une familiarité excessive, plutôt qu'une provocation. Il respira. Hattori roucoula à nouveau, assez fort, mais Lucci le fit taire en lui posant la main sur la tête.

- " Je vous les avais proposé et vous les aviez refusé. A quoi est du votre changement d'attitude, me feriez vous davantage confiance ? Vous ne craignez rien de moi ? "

Il continuait d'avancer tout en parlant, jusqu'à être à quelques mètre d'elle. Ils étaient pour le moment seul à seul.

- " Au fait, pour vous répondre tardivement, si vous ne comprenez pas que nous ne vous ayons pas retrouvé, nous nous sommes doutés que vous étiez en vie, mais récupérer votre fruit n'était pas notre priorité absolu, ces quêtes sont devenues très secondaires pour le Gouvernement Mondial ces dernières années ; en effet, quelque chose se prépare, des remous qui annoncent un changement mondial, et c'est devenu là la préoccupation première de cette ère. "

Il n'en dirait pas plus. Elle avait du comprendre plus ou moins cela si elle avait suivit la presse de Marineford et les dernières paroles de Barbe Blanche. Il la dévisageait, mais quand elle répondait à son regard, le sien s'échappait et retombait dans les fleurs. Ces dernières lui évoquaient un souvenir, il comprenait mieux qu'on en prenne soin. C'est à ce moment qu'Hattori voleta et se posa sur le bras instinctivement tendu de l'ancienne pirate. Cette dernière vit à sa grande stupeur l'oiseau lui parler :

- " Lucci hait les pirates plus que tout au monde, mais il vous laisse en vie que parce que vous lui avez laissé la vie, en cela il règle sa dette envers vous, puis quittes nous partirons chacun de notre côté pour ne plus nous revoir. Vous serez payée la dernière heure, lorsque nous serons assurés que la Marine ne nous aura pas piégée pendant que vous vous occupiez de nous. En attendant, merci de votre hospitalité, lui et vous demeurerez en bon terme. "


Une petite voix très expressive. En vérité, Makota ne le savait pas mais c'était Lucci qui parlait, bien que ses lèvres ne remuaient pas. Ventriloque, il se servait parfois de Hattori comme une poupée qui ouvrait la bouche pour correspondre avec les mots de son ami humain. Lucci en ce moment ne souhaitait pas décrire par lui même ses réels sentiments, ni montrer d'émotion devant cette inconnue, mais avec Hattori sa voix prenait une humanité et un naturel que paradoxalement l'humain ne s'autorisait jamais.

- " Mais vous avez aussi un peu d'intérêt de la part de Lucci, parce qu'il s'intéresse à votre fruit, il aurait aimé le posséder il fut un temps, drôle de hasard. Si vous nous parliez de votre histoire maintenant, peut être que Lucci sera intéressé. "

Jabura et Kaku commencaient à sortir à leur tour, Kaku se servant de son katana comme une canne, ils appelèrent Lucci pour aller boire un coup de l'autre côté de la maison avec les compagnons enfin réunis.
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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Dim 2 Fév - 3:13

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« Je vous les avais proposé et vous les aviez refusé. A quoi est du votre changement d'attitude, me feriez vous davantage confiance ? Vous ne craignez rien de moi ? »

Pendant une fraction de seconde, ma méfiance avait fait surface.

« Vous faites face à une ancienne pirate, doubler d'une accro au jeu et à la mise. J'ai été connu pour avoir le plus grand nombre de dettes que je n'ai jamais remboursé. Pensez-vous vraiment que je refuserais la modique somme de 1000 Berrys ? Au plus profond de vous, ça ne vous étonnes pas. Et non je ne vous crains pas, et ma confiance n'a jamais augmenter, vois même jamais exister envers vous. » Dis-je sur un ton un peu plus sérieux.

Je remarquais que j'étais passé du tutoiement au vouvoiement. Je pensais que Lucci allait me répondre d'une façon plus amicale, mais finalement, je le sentais encore... Méfiant. Je ne sais pas si c'est le bon terme à utiliser, mais cet homme est étrange. Il avançait jusqu'à ce qu'il soit devant moi. Je restais là sans bouger. Une personne effrayer aurait certainement reculé. Lui parler gentiment ne semblait pas lui plaire, peut-être n'aimait-il pas mes taquineries ? En aucun cas je ne voulais l'insulter, mais peut-être que ce gros félin était facile à blesser sur l'estime de soi et qu'il se défendait avec ses airs menaçants. Ça me faisait presque penser à Odin. Une petite plaisanterie sur son estime et c'était la fin du monde. Si seulement il pouvait être encore de ce monde. Ses sourires me manquent ainsi que son idiotie. Lucci continua de parler sur le même ton neutre.

« Au fait, pour vous répondre tardivement, si vous ne comprenez pas que nous ne vous ayons pas retrouvé, nous nous sommes doutés que vous étiez en vie, mais récupérer votre fruit n'était pas notre priorité absolu, ces quêtes sont devenues très secondaires pour le Gouvernement Mondial ces dernières années ; en effet, quelque chose se prépare, des remous qui annoncent un changement mondial, et c'est devenu là la préoccupation première de cette ère. »

Bah voilà que tout s'explique. Donc si ces fameux changements n'étaient pas primordiaux, ils m'auraient cherché. Voilà qui est intéressant. Je ne comprenais pas tout à fait de quoi il parlait, mais j'avais une petite idée de ce que ça pouvait être. Ici, le journal n'est pas toujours livrer. Je connais peu ce qui se passe dans ce monde. Je suis décrocher du reste de l'existence, ça me plaisait. Cette île est la meilleure découverte. Les gens m'adorent ici, je peux aider sans être juger, ma maison est confortable, je passe mes journées à me reposer... Qu'est-ce que je pourrais demander de mieux ?

« D'accord, je comprends mieux. Je ne sais pas beaucoup ce qui se passe sur les autres îles et dans la nouvelle ère des pirates. Peut-être que vous pourriez m'expliquer ce qui se passe. Mais plus tard, nous sommes le matin et parler de ça ne m'intéresse peu pour le moment. »

Je fis un faible sourire et je me retenais de bailler encore une fois. Les nuits étaient longues, ça m'agaçaient. Je me sentais moins forte et tant que le CP9 reste sur cette île, je ne fermerais pas l'œil pour me reposer. Même si j'ai confiance en leur parole, qu'ils n'attaqueront personne et qu'ils resteront calmes, je sentais un pressentiment de danger. J'avais la sensation que quelque chose approchait rapidement, mais que je ne pouvais l'identifier. C'était étrange comme sensation. J'aurais bien aimé en faire part à Lucci, mais nous n’étions pas amis et qui dit que ce n'est pas lui le danger ? Je devais garder ça secret.

Soudainement, l'oiseau qui logeait sur l'épaule de Lucci vint se déposer sur mon bras. À mon grand étonnement, il commençait à me parler.

« Lucci hait les pirates plus que tout au monde, mais il vous laisse en vie que parce que vous lui avez laissé la vie, en cela il règle sa dette envers vous, puis quittes nous partirons chacun de notre côté pour ne plus nous revoir. Vous serez payée la dernière heure, lorsque nous serons assurés que la Marine ne nous aura pas piégée pendant que vous vous occupiez de nous. En attendant, merci de votre hospitalité, lui et vous demeurerez en bon terme. »

Quel mignon petit oiseau. Je lui caressais doucement sa petite tête en souriant à la dernière remarque. En bon terme ? Ça me rassure. Je pensais que Lucci ne voulait que m'arracher la tête. En fait, peut-être que c'était la vérité. Je ne pensais plus à la marine depuis quelques jours. C'est vrai qu'elle pourrait arriver à tout moment, mais ça m’étonnerait. Comme disait Kaku, l'île était presque anonyme. Même moi je ne connaissais pas son existence avant mon arriver.

« D'accord, merci de l'information. » Dis-je en continuant de caresser l'oiseau. Il était un peu plus sympathique que Lucci.

« Mais vous avez aussi un peu d'intérêt de la part de Lucci, parce qu'il s'intéresse à votre fruit, il aurait aimé le posséder il fut un temps, drôle de hasard. Si vous nous parliez de votre histoire maintenant, peut être que Lucci sera intéressé. »

Mon histoire ! C'est vrai, je devais la dire... J'avais complètement oublié ce petit détail. Ça me rendait un peu nerveuse, je sentais une boule se former dans mon estomac. Le sourire sur mon visage commençait à devenir faux. Je ne pensais pas que ça me ferait un tel effet de raconter mes aventures. Ma main qui caressait Hattori commençait à trembler.

« Oui bien sûr, alors… J’avais 16 ans quand je suis montée sur le bateau de mon capitaine. Mon ami Odin m’avait proposé de le rejoindre et je n’ai pas pu refuser. J’ai été le bras droits du capitaine pendant tout le long de l’aventure… J’ai obtenu mon fruit du démon d’une drôle de façon. J’étais sur une île, je marchais seul et j’avais faim. J’ai croqué dans une sorte de poire verte qui avait pleins de motifs noirs. Après quelques jours, j’ai remarqué que ma force avait augmenté. Suivez- moi. »

Je fis signe à Lucci de me suivre, je sortis de la maison en me dirigeant vers un énorme rocher. Je me penchais vers le rocher et l’entourais de mes bras en le soulevant de toute ma force. Devant Lucci, je tenais l’énorme masse au-dessus de ma tête. Mais après quelques secondes, je le relâchais vers la droite, ce qui fit un petit tremblement.

« Il faut toujours le voire pour y croire. Enfin bref, j’ai eu mon fruit du démon comme ça. Au fil des années j’ai eu une obsession pour les casinos. Mon nom est sur plusieurs listes noires. J’ai jamais voulu payer parce que… Bah je n’en ai pas envie. Qui aime payer des dettes ? Certainement pas moi. On est allé sur plusieurs île, on a récolté des trésors avec des sommes qui nous faisait baver… J’ai gardé certain bijoux en or ou des diamants. Que des petits souvenirs. Et puis… Un jour, alors qu’on voulait seulement cueillir des fruits et chasser pour les prochains jours en bateau, on s’est fait attaquer. Un homme à la chevelure grise nous à humilier. Ils ont tous essayer de l’atteindre, mais s’était impossible. Quand je suis arrivée, ils étaient tous au sol, dans leur sang. Aucun n’a survécu, seulement cinq et moi. Quand je me suis battu, je savais que j’allais perdre. Il a décidé de me laisser la vie en pensant que je ne serais pas capable de me relever… En voyant Odin être capable de bouger les doigts, je me suis relever que pour lui. Je l’ai mis sur mon dos et j’ai avancé jusqu’à bateau. Il est mort sur moi en me demandant de le pardonne. Je n’ai pas voulu l’abandonner, alors j’ai embarqué sur le bateau, j’ai ordonné d’arrêter à la prochaine île. Je suis tombée ici et j’ai décidé d’y vivre. Le premier jour, j’ai creusé un trou sur ce terrain et j’ai déposé Odin. Les morceaux de bois sont en fait des morceaux du bateau. Je suis ici depuis 3 ou 4 ans. J’ai promis de protéger l’île et chaque habitant sont devenu très respectueux vers moi. C’est amusant de vivre ici. »

Pendant que je parlais, je marchais vers le côté de ma maison jusqu’à l’arrière. Un cerisier au couleur bien rose faisait de l’ombre à la tombe d’Odin. Il reposait en tranquillité. Je la regardais avec des yeux qui se remplissaient de larmes. Je rapprochais Hattori, qui reposait encore sur mon bras, vers ma joue pour le caresser. Je glissais doucement sa tête contre ma douce joue, comme une simple caresse amicale. L’oiseau m’avait regardé avec de grands yeux tout le long de l’histoire. J’essuyais mes yeux avant de me retourner vers Lucci en faisait un sourire.

« C’est un très bel oiseau, très gentil. Vous l’avez depuis longtemps ?

Je tendais le bras vers mon interlocuteur et l’oiseau s’envola vers son épaule. Un animal de compagnie qui semblait très aimable, et surtout adorable. J’aimerais bien en avoir un, mais je crois qu’avec les chèvres de l’île, c’est suffisant. D’ailleurs, elles viennent souvent manger mes fleurs. Mais comment pourrais-je détester c’est magnifiques bêtes ? Elles sont si mignonnes. Pour un si grand assassin comme Lucci, j’étais étonné de savoir qu’il se laissait accompagner par un fidèle compagnon.


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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Mar 4 Fév - 1:57

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La demoiselle semblait beaucoup apprécier son oiseau. Encore une fois, Hattori leur faisait cet effet, c'était toujours aussi bête et drôle à voir, ces femmes pirates qui deviennent tout attendries devant un simple oiseau (seul pour Lucci il devrait représenter quelque chose, une part de lui même). Cela lui rappelait la seule personne avant celle ci qui ai pu un jour être aussi tendre avec son fidèle oiseau, une autre piratesse, encore adolescente, aux cheveux rouges, dans l'équipage de Barbe Blanche.. qu'Hattori avait semblé apprécier, après plus de 20 ans il devenait un vilain pépère que n'est pas du tout Lucci...

"ROUUUUUUH, ROUHHHHHHHHH !"

Leur hôte leur raconta enfin son histoire. Elle qui semblait normalement si dure et masculine, comme si elle avait dix ans de plus, révéla à sa surprise une troublante vulnérabilité. Elle n'avait sans doute pas raconté cette histoire en détail depuis des années, il était normale que son comportement psychologique en soit profondément modifié, la douleur du passé et aussi celle du présent jaillissent seulement quand on les exprime, elles transpercent comme une lame qui jaillit de votre cage thoracique à ce qu'on lui racontait (en 30 ans cela ne lui était jamais arrivé et il n'en éprouvait nullement l'envie). Il la découvrait enfin, telle qu'elle était, "nue" devant lui.
Voir les larmes de Makota couler l'embarrassèrent quelque peu, de même que Hattori qui rebroussait ses plumes avec un certain malaise, il n'aimait pas voir ces spectacles si étranges troubler la quiétude des dialogues sans savoir quoi répondre.
Par contre, il avait senti un frisson de plaisir en la voyant soulever un rocher de façon spectaculaire. Cela faisait longtemps que tout était si monotone et ennuyeux, il était impatient de revoir de la belle action.

Hattori roucoula pour exprimer sa peine lorsque il fut mit en contact avec le visage encore un peu rougit et humide d'Akishima Makota.

« C’est un très bel oiseau, très gentil. Vous l’avez depuis longtemps ?

Récupérant Hattori sur son épaule, Lucci répondit simplement :

- " Depuis 24 ans. Nous nous sommes presque toujours connu, alors sachez qu'il est un membre actif de notre équipe à part entière. "

Jabura n'était pas là pour lui reprocher son arrogance, c'était tant mieux... Ah mais si, tiens, en parlant du loup... heu, oui, du loup très précisément ! Jabura l'appelait à grand cris de les rejoindre comme s'il le soupçonnait de conspirer. Sans même prévenir, il se détourna et se rendit dans leur direction, de l'autre côté du batiment, s'aidant à peine de sa canne.

- " Je comprends maintenant ce qui nous interrogeait un moment, ancienne pirate Makota, tu as été vaincue par un pirate, et je me demandais quel petit pirate pouvait vaincre une porteuse du fruit du démon, leurs porteurs sont rares et rarement vaincus par un autre pirate qui ne soit pas lui même un porteur. Je crois d'ailleurs connaitre l'homme qui t'as fait ça. J'ai à faire maintenant, mais je te remercie de m'avoir répondu. "


Il la tutoyait cette fois, mais ne pas se méprendre : chez lui tutoyer était signe qu'il connaissait un minimum la personne mais avait aussi un côté arrogant, tutoyer lui donnait le sentiment d'être au dessus de la personne, c'était presque s'adresser à un mineur, et dans d'autre cas provoquer un ennemi. Il n'avait cependant rien contre Makota, si vous n'avez pas comprit les dernières phrases renoncez à avoir des éclaircissements, rien ne peut expliquer l'esprit de Rob Rucci.

Il arriva à la table, où les officers-fondateurs du CP9 libres étaient tous rassemblés, y comprit Kalifa et Fukuro, autour de verres de vin.
Un problème était évoqué par le groupe avec inquiétude. Tous étaient d'accord pour prendre le bord dans trois jours, tant pis pour les risques minimes de problèmes avec la guérison, ils avaient connu bien pire. La marine pouvait débarquer à tout moment, et plus encore si quelqu'un les avait dénoncé à la Marine par lettre ou escargophone. Il avait surement fini par remonter aux oreilles de leur maire qu'ils mentaient au sujet de leur fonction d'agents gouvernementaux et il devait être rancunier. Bref, trois jours avant de s'en aller fissa-presto !
On avait déjà procédé à empêcher les possibles balances de trop en dire grâce à Lucci : il avait déclaré ceci à ses infirmiers, les premiers jours :

- " Au cas où vous souhaiteriez vous mêler de ce qui ne vous apportera rien en nous dénonçant, je pourrais vous décourager facilement si je le voulais. Savez-vous ce qui se passe réellement dans Impel Down, quels enfers exacts le Gouvernement fait secrètement subir à ceux qui y sont enfermés ? Ou ce que le Gouvernement Mondial nous a ordonné de faire subir à des soldats retenus en otages par des ennemis pour les punir de leur faiblesse, ou les civils que l'on nous a demandé de tuer ? De toute manière, même dans l'état où nous sommes, une bataille contre nous suffirait à raser tout votre village, c'est un aperçu de notre pouvoir... "

Depuis ce discours anormalement long du patient, glacés, plus aucun des témoins n'osait jamais croiser le regard du terrifiant assassin. Mais on ne pouvait être sûr de rien, le prochain débarquement et ils ne s'en tireraient qu'avec énormément de chances...

Cela tombait bien, Makota revint par hasard, puisque la matinée avançait. A son arrivée toutes les bouches de séchèrent. Fukuro se retenait tout particulièrement. Lucci n'eut besoin de prononcer qu'une phrase :

- " Nous partons dans trois jours, tout est décidé. Tu ne nous demanderas pas où bien sûr. "


C'est ce moment que Fukuro, encouragé, choisit pour ajouter :

- " Makota-san ! Lucci nous a parlé rapidement de qui tu as croisé, on le connait, celui qui a tué ton équipage, CHABABABA ! C'est un criminel épéiste assez sadique, il il s'appelle Wrath, CHABA... "

Mais Lucci ne prit qu'un instant pour attraper le nez de Fukuro à la vitesse du son et de le lui empoigner.

- " Tu parles toujours trop vite et sans demander l'autorisation, raconte ce que tu veux mais comprends mieux la prochaine fois. "


Il n'y avait ni méchanceté ni passion dans ses mots, encore une fois, comme si l'ancien démon du CP9 prenait les choses toujours comme un jeu. Il craqua le nez de Fukuro en le faisant jeter un cri, puis le lâcha calmement. Fukuro avait le droit de dire ce qu'il voulait, même si c'était inutile, ce qui est fait est fait.
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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Jeu 6 Fév - 3:49

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LE LÉOPARD ET LA FEMME BRUTALE

« Depuis 24 ans. Nous nous sommes presque toujours connu, alors sachez qu'il est un membre actif de notre équipe à part entière. »

Mignon de voir qu'un assassin garde un gentil compagnon sur son épaule. Peut-être était-il méchant ? Ça m’étonnerait, mais on ne sait jamais. Il ne faut pas sous-estimer le CP9. Ce petit oiseau aux airs calmes et mignonnes pouvaient peut-être cacher quelques choses de dangereux tout comme son maître.

J'essuyais avec douceur mes joues à l'aide du revers de ma main et retrouvais le sourire. Au loin, j'entendais Jabura crier à Lucci de venir les rejoindre. Le groupe s'était surement retrouver dans le jardin ou la cuisine. Mon interlocuteur se tourna et avant de me quitter, plaça un commentaire sur mon histoire.

« Je comprends maintenant ce qui nous interrogeait un moment, ancienne pirate Makota, tu as été vaincue par un pirate, et je me demandais quel petit pirate pouvait vaincre une porteuse du fruit du démon, leurs porteurs sont rares et rarement vaincus par un autre pirate qui ne soit pas lui même un porteur. Je crois d'ailleurs connaitre l'homme qui t'as fait ça. J'ai à faire maintenant, mais je te remercie de m'avoir répondu. »

Connaissait-il vraiment l'identité du tueur ? Ses simples mots avait fait renaître en moi cette curiosité que je pensais avoir enfoui sous terre. Ça me troublait un peu... Mais il était hors de question que je commence à lui demander des informations sur mon agresseur. Je m'étais promis de ne plus chercher l'identité de cet homme. Je ne voulais plus me faire mal. Imaginer la scène du combat me donnais la nausée... Je ressentais les douleurs faire surface, c'était un mal inutile. C'est pourquoi je ne pensais plus au passé. Le présent est beaucoup plus important. J'eu un fin sourire quand Lucci prononça le "tu". Par quel honneur avait-il changé son vouvoiement pour le tutoiement ? Peu importante, j'en suis ravie.

« Ça m'a fait plaisir de te répondre. »

Je le laissais partir sans problème et je restais seule pendant quelques minutes à regarder la croix d'Odin. Je venais souvent le voir, mais cette semaine, non. J'étais trop occuper à aider les infirmières, le ménage de ma maison, la rétablissions de certains membres du CP9, mon repos personnelle... Ma semaine était chargées. Après un instant de tranquillité, je retournais devant la maison en croisant l'homme aux chèvres. Il venait souvent me parler et ses chèvres en profitant pour fouiner sur mon terrain. Ça ne me dérangeait pas, elle était comme des membres de ma famille. Quand l'homme décida de partir, j'allai dans ma cuisine. Tous arrêtaient de parler, je voyais que Fukuro avait les lèvres en feu. Que voulait-il dire ? Ce grand enfant ne se retient pas toujours aussi facilement.

« Nous partons dans trois jours, tout est décidé. Tu ne nous demanderas pas où bien sûr. »

Je regardais Lucci avec un visage neutre, sans intérêt. Je le savais qu'il allait partir d'un moment à l'autre, rien ne m'étonnais dans ça. C'était qu'une question de temps. Les médecins auraient refusé, mais je présume qu'une certaine personne à fait une menace pour qu'on le laisse tranquille sur son choix. Enfin, je dois avouer que je suis déçu. J'aimais leur présence qui rendait ma routine complètement différente. Les matins, je croisais toujours quelqu'un dans la cuisine, dans mon jardin ou à l'extérieur. Ce petit calme qui remplissait mes journées qui était devenu plus mouvementé me faisait du bien.

« D'accord, ça me dérange pas et votre destination ne me concerne pas. Tant que j'ai mes berrys, je vous laisserais partir. Si vous avez besoins de ressources comme de l'eau, de la nourriture, des cartes... Faites-moi signe et je vous aiderai à vous trouver tout ce qu'il vous faut. Je suis contente de vous avoir rencontré ! »

Je repris un faible sourire avant de me tourner vers Fukuro qui échappa enfin ses mots.

« Makota-san ! Lucci nous a parlé rapidement de qui tu as croisé, on le connait, celui qui a tué ton équipage, CHABABABA ! C'est un criminel épéiste assez sadique, il il s'appelle Wrath, CHABA... »

« Tu parles toujours trop vite et sans demander l'autorisation, raconte ce que tu veux mais comprends mieux la prochaine fois. »

Lucci venait de lui craquer le nez en un simple geste. Le pauvre Fukuro en retira un cri tandis que ses camarades ne disaient rien. Ils avaient une tête d'enterrement, c'était presque étrange. Le CP9 devait surement être impatient de quitter l'île, ils ont encore pleins d'aventures à vivre. La mienne est terminée depuis quelques années. Je leur souhaite que du succès et de ne pas croiser la mort.

« Merci Fukuro, mais je ne veux pas connaître l'identité de cet homme. J'ai déjà cherché, et maintenant je préfère rester neutre sur ce sujet. La vengeance ne mène à rien dans mon cas. »

J'observais chacun des membres l'un après l'autre en finissant par fixer Lucci. Je le regardais avec aucune expression, je ne le lâchais pas des yeux. S'en était presque agressant. Personne ne parlait, un lourd silence régnait. Kaku brisa le silence en toussant. Je tournais enfin le regard en me dirigeant vers le frigo. Je pris une bouteille d'eau bien froide et quittai la pièce. Mais juste avant de partir, j'avertissais le CP9.

« Vous partez dans trois jours... Sachez que la marine ne viendra jamais ici. La plupart des gens arrivent ici par hasard. Si la marine vient pour vous chercher, ça voudrait dire qu’habitant à communiquer avec eux. Ça m’étonnerait que quelqu'un décide de parler avec eux, vous n'avez rien fait de mal. Demain je vais m'informer pour être certaine. Parce que moi aussi je risquerais de me faire prendre s'ils arrivent. Bonne fin de journée ancien CP9 ! » Dis-je en retrouvant mon sourire.

Je sortais de la maison avec un certain enthousiasme. Je m'installais enfin sur ma chaise pour me reposer. Je fermais les yeux en écoutant le doux son de la nature. Je réfléchissais à ce que Fukuro m'avait dit... Ça me tracassait, mais je finis par m'endormir sous le soleil chaud. Mon rêve se résumait à la simple noirceur, je n'avais pas la tête à faire de merveilleuse rêveries colorés et joyeuses. Cette journée remplit d'émotion dans mon cas m'a rendu beaucoup trop pensive. Je ne savais plus où mettre la tête. Quand je me réveillais enfin, il faisait noir et un doux vent venait lever ma chevelure à quelques reprises. Il faisait déjà nuit, j'avais dormi pendant toute la fin de journée. Et bien sûr, personne n'avait osé me réveiller. Pourtant, je crois avoir senti une personne me secouer l'épaule, mais j'étais encore prise dans mon sommeil. Pas grave, maintenant que je suis debout, il me restait plus qu'à attendre le réveil de Lucci. Pendant la semaine, je le croisais quelques fois la nuit, je ne sais pas ce qu'il faisait.

J’essayais de lutter contre l'envie de dormir et après un moment d'attente, j'entendis quelqu'un sortir d'une chambre. Cette personne traversa le cadre de porte et je l'arrêtais avec ma voix.

« Je savais que tu allais te réveiller. »

Mon visage se tournait vers l'homme félin. Je le regardais avec des yeux fatigués, cerner. Je me redressais un peu plus et repris la parole.

« J'ai une question à te poser. Je ne pouvais plus attendre, ça me brûle les lèvres. Tout à l'heure, j'ai dit que je ne voulais rien savoir sur l'homme qui à tuer mes compagnons... Mais ça ne veut pas me lâcher, je ne pense qu'à ça. Je sais que tu risques de refuser, mais j'aimerais que tu me dises qui est cet homme. S'il est encore en vie, son nom complet, son équipage... Je voudrais tout savoir. J'ai cherché pendant longtemps des informations sur lui, mais sur cette île, c'est presque impossible. Aide-moi s'il te plait. »

J'étais prête à le supplier, ça paraissait dans mon visage. J'avais espoir qu'il me parle, mais je ne savais pas si l'assassin allait m'accorder cette faveur. Lucci est difficile à cerner, on ne sait jamais quand il va dire oui ou non. Et pourtant, cette fois-ci je sentais de l'espoir. S'il refusait de m'aider, alors demain j'irais voir Fukuro. Avec Fukuro, tout serait plus simple, mais en premier je préférais passer par le matou. Il devait surement être celui qui m'apprécie le plus. Le CP9 ne semble pas m'aimer. Surtout Lucci et Kalifa. J'étais très différente d'eux, ou peut-être pas... Présentement, leur situation ressemble à la mienne il y a quelques années. Je suis arrivée ici, blesser, perdu et avec le cœur lourd. Ils sont arrivés ici par hasard, blesser et je crois que certains d'entre eux sont affecter d'avoir perdu contre un seul homme. C'est fou, j'ai été attaqué par un épéiste tout comme eux. Peut-être que... Non, impossible. Nos agresseurs ne peuvent pas être les mêmes. Pourtant, ça serait une drôle de coïncidence.

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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Ven 7 Fév - 2:10

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« D'accord, ça me dérange pas et votre destination ne me concerne pas. Tant que j'ai mes berrys, je vous laisserais partir. Si vous avez besoins de ressources comme de l'eau, de la nourriture, des cartes... Faites-moi signe et je vous aiderai à vous trouver tout ce qu'il vous faut. Je suis contente de vous avoir rencontré ! »

Ces mots, comme le "ça me fait plaisir de t'avoir parlé" tout à l'heure troublèrent, embarrassèrent beaucoup Lucci, ainsi que les autres du Cypher Pole libre ; cachant leur malaise par une attitude muette, ils n'avaient absolument pas l'habitude qu'on puisse les complimenter avec autant de direct. Jusque là, la seule marque d'affection venant d'autochtones était une fleur donnée par une petite fille à Saint-Poplar (fleur volontairement abandonnée sur les rivages d'une île, après que le Cypher Pole Libre ai du renoncer à former sa génération suivante pour vivre en parias haïs comme des pirates). Cette femme là, en parallèle de ses airs et bras durs, attachait un tel intérêt à leurs comportements, qu'ils se sentaient réduits et honteux au point de vouloir disparaitre sous terre. C'était bien la pire des humiliations que de leur prêter un début d'affection et de respect, c'était à la fois leur retirer leur virilité.. et leur rappeler plus secrètement qu'ils appréciaient malgré tout les compliments, d'autant plus alors qu'ils étaient rejetés par ce monde, cela les effrayait. Ils étaient très génés, presque fâchés qu'elle leur parle chaque minute comme des amis.

« Merci Fukuro, mais je ne veux pas connaître l'identité de cet homme. J'ai déjà cherché, et maintenant je préfère rester neutre sur ce sujet. La vengeance ne mène à rien dans mon cas. »

Tout l'inverse d'eux, elle semblait insouciante et consentante à ce qui l'entourait. Ils comprenaient mieux ce que les habitants lui vouaient au point de l'appeler "Sama", et c'était un personnage qui aurait eu un bon avenir dans la piraterie, assurément. Elle continuait à regarder Lucci dans les yeux avec tant d'insistance qui retenait ses griffes de sortir en mode Zoan au milieu de la chair humaine de ses doigts, il allait falloir trouver comment parer.
Quand elle se décida enfin à quitter leur compagne, Lucci se leva de sa chaise et avança vers elle presque sans se servir de sa canne.

- " Et bien au cas où la Marine ou le Gouvernement Mondial nous trouvent trop tôt, j'offre de revoir notre marché, je te payerais tout de suite ta somme, tu pourras l'obtenir sans nous retarder. "

Il fit signe à Blueno qui lui ramena un petit sac de toile. Tout le monde restait silencieux, ycomprit Fuuro. Lucci en sorti quelques grosses pièces dorées qu'il tendit de la paume à leur hôte. Quand l'ancienne pirate s'en empara, il referma sa main sur la sienne.

- " Nous nous devons une poignée de main, maintenant. Nous te devons en partie la survie et la sécurité. "

Sans négliger qu'elle pouvait probablement être un peu inquiète, il lui serra la main, avec conviction, en la regardant étrangement dans les yeux, comme lorsqu'il avait serré celle du médecin qui avait guéri ses blessures mortelles après Ennies Lobby. De cette manière, Lucci était aussi quitte pour le respect excessif qu'elle lui donnait malgré elle.

---

Il revit Makota pendant la nuit. Il n'aimait pas rester en place, alors il lu arrivait de se déplacer en ruminant, se reposer avait peu de sens. Hattori était resté dans la chambre, blotti dans une boule de couette et les ailes en rond, le pigeon ronflant dans son sommeil. L'ancien agent gouvernement et l'ancienne pirate se retrouvaient donc tout à fait seuls.
Elle parla alors de celui qui avait tué son équipage, dans le passé, et demanda des informations, dans un dialogue que vous avez déjà lus. Lucci hocha la tête.

- " Je vois. Cela finirait par venir. Tous ceux dont la vie a été détruite par un homme, que ce soit leur famille, leurs amis, ou leurs projet, finissent malgré eux par vouloir le connaitre à tout prix. Avec autant d'envie que de crainte. Tu ne mourras en paix que lorsque tu sauras qui est cet homme, Akishima Makota. Je peux répondre à ta question, cela ne me coûtera rien. "


Tout en décrivant l'être, Lucci sentait revenir cet étrange sentiment, cette passion morbide, ce professionnalisme avec lequel on décrit le portrait d'un criminel.

- " Goki Wrath. On le connait uniquement sous ce pseudonyme, même lorsqu'il travaillait pour la Marine : il n'a jamais eu de nom officiel pour de mystérieuses raisons. On sait uniquement qu'il a maintenant environ 50 ans. Il a commencé par un entrainement militaire en tant qu'épéiste, puis a rejoint les brigades de combat terrestre de la marine, aux côtés de certaines personnes comme le colonel Smoker. Mais l'inefficacité et la corruption de la marine l'ont décidé à la quitter, car il souhaitait pouvoir tuer beaucoup plus souvent les pirates et sans qu'on lui mettre d'entraves. Cet homme est un fanatique, un psychopathe, il aurait été bien dans le CP9 comme assassin. Peu après ses 40 ans, il a créé son propre équipage de brutes sans principes et ils ont commit des actes de massacres sur de nombreux pirates, des révolutionnaires, et même de simples civils suspectés. Lorsque la marine a voulu les remettre en place, Wrath a résisté et s'est fait leur ennemi. Il vogue désormais comme un pirate, essayant de ne prendre que des pirates en cible, parfois sans prendre leurs trésors. C'est un fou haineux, violent et sadique, et il manie excellemment l'épée, dont il peut se servir à deux mains. Il a probablement les deux hakis, ce qui le rend difficilement battable. S'il vous a attaqué c'est qu'il a vu ton image sur une affiche et t'as prit en chasse. Si tu es vivante c'est qu'il a cherché à être cruel. Il y a 4 ans il était mis à prix pour 50 millions de berrys, il y a deux ans pour 70.
Depuis que nous avons été bannis du GM, il est fort probable qu'en ces deux ans il soit passé dans le Nouveau Monde, pour se mesurer à des plus grands pirates, peut être est-il mort, peut être pas, nous ne pourrons le savoir que quand nous y serons. "


Ainsi était ce résumé. Lucci avait parlé en ce qu'on appelle une quantité anormale de mots, mais c'était encore moins que les rapports professionnels qu'il faisait autrefois, la passion ne lui donnait aucun tabou. L'émotion de Makota ne l'importunait plus, il était tout à fait habitué à cette personne sans problème et distrayante, d'ailleurs elle avait su atténuer son aversion en décrivant ses motivations assez spéciales pour prendre la mer, elle n'était pas foncièrement mauvaise - bien qu'il sente parfois la haine lui transpercer le ventre et une basse colère gronder en secret sans être appelée.

- " Akishima Makota, je peux te dire au moins une vérité sur l'être que tu es. Tu es peut être rangée très tôt comme pirate, et bien longtemps. Mais ça ne pourra pas durer. Viendra un jour où la colère et le vide seront si forts en toi, la nostalgie si brûlante et la peur de mourir seul telle, que rien ne pourra t'empêcher de reprendre la mer pour l'aventure et de rattraper tout ce que tu as raté. Si ce jour viendra, alors il doit venir, je sais que tu le feras, et tu le sais aussi. Un pirate l'est à jamais, tout comme moi je ne pourrais jamais cesser de combattre pour que le monde élimine le mal. C'est pourquoi je te dit honnêtement que tu dois revenir à ta nature de pirate le jour le plus proche possible, même si cela devait nous changer en ennemis. "


Il lui plaisait de dire la vérité, toujours la vérité, et là c'était un réel plaisir. Pour certains, ses paroles n'étaient que mystère et contradiction, lui voyait leur parfaite fluidité.
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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Mer 12 Fév - 1:58

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« Je vois. Cela finirait par venir. Tous ceux dont la vie a été détruite par un homme, que ce soit leur famille, leurs amis, ou leurs projet, finissent malgré eux par vouloir le connaitre à tout prix. Avec autant d'envie que de crainte. Tu ne mourras en paix que lorsque tu sauras qui est cet homme, Akishima Makota. Je peux répondre à ta question, cela ne me coûtera rien. »

Pour une fois, je remarquais une pointe de gentillesse chez Lucci. Oui en terme général il restait gentil, il ne faisait rien de méchant, même si des fois je voyais dans son regard qu'il ne m'appréciait pas du tout. En fait, je n'arrivais pas à le cerner. Ce n'était plus important maintenant, le CP9 va retourner voguer sur la mer. Dommage, je les aimais bien.

« Merci, je ne te remerciais jamais assez de me répondre. »

Pendant que Lucci parlait en m'expliquant tout sur ce Goki Wrath, mon coeur battait de plus en plus vite. Ça paraissait que je devenais nerveuse, surtout parce qu'il était apparemment encore en vie. Donc Goki était un membre de la marine qui attaque tous les pirates... Et par un pur hasard, il a décidé de m'attaquer. Ce hasard aurait pu tomber sur n'importe qui, mais non, il a fallu que ça soit moi. J'ai vu plus d'une vingtaine de personnes mortes sous mes yeux, dont deux des plus grands hommes que j'ai côtoyé jour et nuit. J'ai été idiote d'avoir pensé que je pouvais sauver Odin tout comme le reste de mon équipage... Je me suis fait anéantir, j'aurais préféré mourir. S'il m'avait accordé la mort, je n'aurais pas eue tant de regret. Mais j'ai eu à chance de rencontrer tous ces habitants aimables qui me sourient chaque jour. De plus, si je n'étais pas arrivée sur cette île, je n'aurais pas fait la rencontre du CP9. Je dis CP9, mais en fait ils ne sont que de simples bandits maintenant. L'ex CP9 ou l'ancien CP9, ça revient au même... Je ne connais pas leur plan, mais je sens qu'ils ne sont pas prêt d'abandonner leur côté assassin. Enfin bref, pendant tout le bla bla de Lucci, je cherchais quoi lui répondre, mais une boule s'était nouée dans ma gorge... Je n'arrivais pas à m'exprimer. Alors je laissais mon interlocuteur parler.

« Akishima Makota, je peux te dire au moins une vérité sur l'être que tu es. Tu es peut être rangée très tôt comme pirate, et bien longtemps. Mais ça ne pourra pas durer. Viendra un jour où la colère et le vide seront si forts en toi, la nostalgie si brûlante et la peur de mourir seul telle, que rien ne pourra t'empêcher de reprendre la mer pour l'aventure et de rattraper tout ce que tu as raté. Si ce jour viendra, alors il doit venir, je sais que tu le feras, et tu le sais aussi. Un pirate l'est à jamais, tout comme moi je ne pourrais jamais cesser de combattre pour que le monde élimine le mal. C'est pourquoi je te dit honnêtement que tu dois revenir à ta nature de pirate le jour le plus proche possible, même si cela devait nous changer en ennemis. »

Mes mains entouraient ma tête en se cachant à demi sous ma chevelure. Je regardais le sol qui donnait une vue sur mes pieds nus et sur ceux de Lucci. Mourir seule... Même si je me le cachais, il est vrai que je suis seule. Oui les villageois m'aiment, mais ils ne sont pas de vrais amis, des compagnons fidèles comme Odin. J'ai déjà pensé à retourner sur la mer, mais comment ? Je n'ai pas d'équipage, j'ai oublié comment naviguer et les souvenirs remontraient à la surface. Je ne veux pas encore voir mes compagnons mourir. Dans tout ce que Lucci disait, ça me faisait mal. J'avais presque envie de pleurer, mais devant lui c'était hors de question. J'ai déjà pleuré une fois, maintenant ça suffit. Pourtant, en entendait le mot ennemi, c'était le mot de trop. Je relevais ma tête en regardant Lucci droit dans les yeux en me demandant si c'était du sarcasme ou la vérité. Je n'osais rien dire, mais je ressentais de la colère envers lui. Je crois plutôt déjà être son ennemi. Il me déteste depuis le début, je le sens. En essayant de garder mon calme, ce qui était simple chez moi, je m'adressais à Lucci.

« Tu as raison, un pirate reste un pirate à jamais. Mais je ne vais jamais retourner à ma vraie nature, de plus, ça ne te ferait rien qu'on soit ennemi. Tu me détestes déjà et je sens que tu te retiens de me tuer. La seule personne qui m'apprécie dans ton groupe, c'est Fukuro. Je crois que c'est le seul qui ne veut pas me tuer. » Dis-je en lâchant un petit rire timide. « J'aimerais retourner dans le temps mais c'est presque impossible... Je regrette de ne pas avoir continué l'aventure. Tu sais, si j'étais restée sur le navire avec les cinq autres personnes, j'aurais été la capitaine. Quand j'y pense, je trouve ça fou. En décidant de venir ici, j'ai tout abandonné. Et une fois abandonné, on ne peut pas recommencer. C'est terminé pour moi, je ne peux plus être ce que je veux vraiment. »

Je soupirais en me relevant. Je donnais une tape amicale sur l'épaule de Lucci, en ajoutant la force de mon fruit du démon sans faire exprès, et m'avançait vers la porte de la maison. Juste avant de retourner me coucher, je me retournais vers Papi Lucci et dis:

« Je te remercie. Même si je sais que tu ne m'aimes pas beaucoup, sache que moi je t'apprécie. Merci pour les informations sur Goki Wrath, un jour je finirais par le retrouver. Tu m'as fait un déclic. Je sais que je dois retrouver ma vraie nature de pirate, elle est peut-être dans des années ou quelques jours, mais je te promets qu'un jour on va se croiser sur la mer et on sera obligé de s'affronter. » Dis-je en ricanant. « Si on était amis, je t'aurais fait un bisou sur la joue, mais comme que je sais que je risque de perdre la vie en faisant ça, je te souhaite seulement de passer une bonne nuit ! À demain Rob Lucci. »

Je laissais le léopard seul en allant me coucher dans ma chambre. Quand ma tête entra en contact avec mon oreiller, instantanément je m'endormis. La nuit me parut courte, mais mes rêves étaient bourrés de fantaisie coloré. Plutôt différent des autres jours, mais l'important était que j'aille mieux.

À mon réveil, je sortais de ma chambre et à ma grande surprise, je n'entais plus un bruit. Même pas un son de la cuisine ou de la salle de bain. Prise par un délire, je commençais à vérifier toutes les pièces pour finalement tomber face à face avec Kaku. Il sortait de la cuisine, bien sûr, le seul endroit que je n'avais pas vérifié et la chambre d'invité numéro 1. Je venais de le faire sursauter puisqu'il avait presque renversé sa tasse. Je fis un sourire un peu timide en entrant dans la cuisine. Et bah finalement, il n'y avait que Kaku, Fukuro et Jabura. Je saluais chaque personne en m'assoyant devant Fukuro, et à ma droite se trouvait Jabura qui discutait avec Kaku. Mon regard semblait perdu, je réfléchissais à ma conversation d'hier. C'était définitif, je voulais redevenir une pirate. Ce vide qui me manquait tant était ça ! Je voudrais bien remercier encore une fois Lucci, mais il n'était pas encore réveillé à ce que disait Jabura.

C O D A G E  P A R  @G A K I.  S U R  E P IC O D E
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MessageSujet: Re: Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]   Ven 14 Fév - 4:52

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Lucci regardait Makota. Il sentait des symptômes qu'elle cachait presque, peau violacée, incapacité de suivre son regard, yeux tentant de rester secs. Il s'attendait avec crainte à la voir éclater de sanglot devant lui, curieusement les émotions des autres lui faisaient toujours plus de mal que les armes. Mais elle résistait, elle n'était pas une de ces faibles, juste quelqu'un qui n'avait pas enseveli assez son chagrin sous sa colère à force de fuir la réalité de ses pensées. L'autre enterré sous la tombe... Lucci ne connaissait rien de ce sentiment mais ça avait tout l'air d'être de l'amour tel qu'on le décrivait, un cliché : elle ne se remettrait pas de sa mort, un jour elle finirait par se donner la mort elle même si elle ne trouvait pas un but.

Il sentit soudainement sa colère. Après ce qu'il lui avait dit il ne s'attendait pas à la voir aussi crispée :

« Tu as raison, un pirate reste un pirate à jamais. Mais je ne vais jamais retourner à ma vraie nature, de plus, ça ne te ferait rien qu'on soit ennemi. Tu me détestes déjà et je sens que tu te retiens de me tuer. La seule personne qui m'apprécie dans ton groupe, c'est Fukuro. Je crois que c'est le seul qui ne veut pas me tuer. J'aimerais retourner dans le temps mais c'est presque impossible... Je regrette de ne pas avoir continué l'aventure. Tu sais, si j'étais restée sur le navire avec les cinq autres personnes, j'aurais été la capitaine. Quand j'y pense, je trouve ça fou. En décidant de venir ici, j'ai tout abandonné. Et une fois abandonné, on ne peut pas recommencer. C'est terminé pour moi, je ne peux plus être ce que je veux vraiment. »

Il resta bouche-bé. Que racontait-elle ? Elle lui parlait du fait qu'il la détestait, voulait la tuer, mais il ne se souvenait pas l'avoir montré... parler en société c'est définitivement chiant, les gens vous trouvent toujours des raisons de leur avoir fait tel ou tel grief, on pourrait croire qu'ils sont paranoïaques, après ses compagnons disaient souvent à Lucci qu'il ne savait pas parler en société... Il n'avait pas voulu ça, ce n'était pas bien grave tout cela d'un côté mais il détestait qu'on lui face des accusations erronées. Il se renfrogna et serra sa mâchoire pour ne plus ouvrir sa bouche. Il devrait faire comme à Ennies Lobby, décidément, ce monde social et ses codes était absurde et imprévisible : être muet, et faire parler Hattori à sa place.
Au passage elle lui tapota l'épaule, avec quelque chose de curieux. Pas qu'elle se servait de son Fruit du Démin, qui le fit rentrer les pieds dans le plancher et lui coupa un instant le souffle, mais elle avait tant de tacticité et de naturel.. On aurait cru Aokiji par moments !

« Je te remercie. Même si je sais que tu ne m'aimes pas beaucoup, sache que moi je t'apprécie. Merci pour les informations sur Goki Wrath, un jour je finirais par le retrouver. Tu m'as fait un déclic. Je sais que je dois retrouver ma vraie nature de pirate, elle est peut-être dans des années ou quelques jours, mais je te promets qu'un jour on va se croiser sur la mer et on sera obligé de s'affronter. Si on était amis, je t'aurais fait un bisou sur la joue, mais comme que je sais que je risque de perdre la vie en faisant ça, je te souhaite seulement de passer une bonne nuit ! À demain Rob Lucci. »

Mais que... que... "Je t'apprécie". De quoi parlait-elle ? Apprécier Lucci ? Il n'avait pas demandé ça, c'était trop, et trop rapide ! L'apprécier c'était effrayant à porte ! Sa mâchoire tressaillait. "bisou sur la joue" ? C'était ABSURDEMENT excessif ! Il serra les mâchoires tellement qu'il eut peur que ses dents en éclatent et que celles produisirent des grincement. Il aurait voulu déchirer sa tête de ses propres mains, ce qui était possible s'il le voulait... Il mit les poings sur sa tête, les images le hantaient : la sympathie abusive de cette femme pour lui, on ne sait pourquoi, qui semblait violer sa propre intimité, son tabou de parler de sa propre affection... Jamais il n'avait dit à une seule personne qu'il l'appréciait ou l'aimait ! Dans ces cas là il comptait sur les autres pour deviner dans ses actes après des années, mais même à Blueno il aurait été géné de dire une telle chose... Une bise ? Le contact le répugnait.
Et pourtant, il avait conscience que c'était comme lui faire un cadeau qu'il ne pouvait accepter, c'était ce que nul ne lui avait jamais donné, autant d'estime que cette femme. Elle lui avait parlé seule à seul de ses confessions, et pleurée devant lui comme une amie le ferait. Trop gros cadeau pour la sécheresse de son coeur. Il songeait à la fleur que lui avait donné la petite fille de Saint-Poplar.. Cette pensée le calma un peu. A ce moment, alors que le village devait le haïr tout entier, il avait senti pour la première fois de la reconnaissance qu'elle pu ressentir de l'affection. La fleur laissée sur le rivage, après avoir rompu à son mérite en neutralisant le groupe de Very Good, fit naitre une petite lueur. Il sentit ses yeux s'humidifier très légèrement, mais ce ne pouvait être de la tristesse, c'était absurde... Vivement que ce cauchemar s'arrête.

--

Le soir, il dormait dans la même chambre que ses compagnons, maintenant tous séparés de leur chambre de soin, avec pour seules obligations de rester en repos et de changer chaque jour de pansement. C'est justement le lendemain que la petite assemblée discuta au sujet de leur hôtesse.

- " On a entendu hier ! C'était inquiétant. Mais apparemment tu as un ticket avec Makota-san ! "
- " Arrêtez les conneries vous-autres. "

Ils l'observaient avec des regards étranges. Kaku osa prendre la parole :

- " On y a vraiment pensé entre nous... Tu sais, cette femme a un sacré pouvoir, et c'est une ancienne pirate alors elle sait se battre... elle pourrait peut être... "

Il osait à peine finir de peur de provoquer quelque chose de Lucci très prévisible... Jabura eu le cran de compléter :

- " On s'est dit que vu qu'on est trop faibles face aux forces que Akainu a engagées contre nous, la récente bataille l'a prouvée, alors il nous faudrait une aide... En plus on part dans deux jours et on sera à seulement 80 pour 100 de notre potentiel habituel avec notre manque de repos ! Donc peut être que tu peux lui proposer de...
- " ... De nous accompagner jusqu'à la prochaine escale ! " s'exclama Kumadori. " Contre un peu d'argent, elle devrait accepter jusqu'à ce qu'on soit guéri. Tu imagine l'avantage de sa force ? "

Lucci eu un regard noir.

- " Une pirate ? C'est hors de question... "


- " ON VEUT TOUS QU'ELLE VIENNE " s’exclamèrent en même temps les autres, Fukuro, Blueno et Kalifa.

- " Peu importe ce qu'elle a été autrefois, on s'en fout... " reprit Kumadori. " Elle est plus pirate depuis des années, et elle est différente des autres... Tout ce qui compte c'est notre survie alors... C'est une chance incroyable au contraire que le hasard nous ai guidé à elle. "

Il y eu un long débat. Lucci ne voulait absolument pas d'une pirate. L'idée semblait suffire à la dégouter. Mais il savait que c'était purement instinctif. ll haissait infiniment les criminels, et paradoxalement, surtout parce qu'il avait été élevé dans l'idée que tous les ennemis du GM sont monstrueux... et il était maintenant ennemi du GM ! En deux ans ses préjugés avaient fondus, mais du côté des pirates, les multiples actes de cruauté barbare dont il avait été témoin ne pouvaient le faire accepter l'idée qu'une personne en face de lui soit pirate. Même Makota, il pensait souvent par réflexe "ancienne pirate" et quoi qu'il sache qui mitige son avis, il ne trouvait pas de consolation. Cependant, même s'il était le chef incontesté, tout le monde dans ses compagnons souhaitait voir Makota les tirer d'un mauvais pas, et donc tous les officiers-fondateurs du Cypher Pole Libre.. Il ne pouvait les diriger comme du bétail (ils avaient jusque là toujours obéit à pleine caution sans protester d'ailleurs) ils pouvaient finir par remettre son autorité en cause et il ne faisait le poids face à eux tous ni en légitimité ni en puissance au combat.. Il leur demanda un jour pour y réfléchir considérablement... Il était tôt, certains descendirent avant l'arrivée de Makota.

Ils la saluèrent en la voyant. Être gentil avec elle, et cela forcerait sans doute davantage Lucci à approcher de l'acceptation. Contrairement à ce dernier, les autres n'étaient pas réticents à Makota, ils n'avaient absolument rien à dire contre elle, le passé était le passé (Lucci oubliait-il ce qu'eux même avaient été dans le passé ??) et elle était maintenant une criminelle comme eux, et qui n'avait rien de méchant. Ils commençaient même à l'apprécier : la façon dont elle les avait gardé et soigné, son approche presque maternelle... elle était une personne agréable, ce qu'ils n'avaient pas vu depuis longtemps. Rien à dire.

Lucci les vit de loin lui parler, mais cela ne lui fit rien. Il attendit dans la jour qu'il puisse être seul avec elle. Il en profita quand elle s'occupa des fleurs dans son jardin. Il avança dans son dos, essayant de ne pas paraitre menaçant, mais craignant (?) d'entendre quelque chose comme sa colère ou son ironie, qui le mettaient curieusement mal à l'aise. Vivement que cela passe.
Hattori commença son rôle. Inquiet, comme chaque fois que son maitre l'était, il transmettait parfaitement dans sa gestuelle la voix de l'ancienne légende du CP9.

- " Rrrrrrou, rrrrrrrrrou ! Ecoutez Makota-San, il y a eu... Vous n'avez pas bien comprit Lucci hier. Il n'a jamais prétendu quoique ce soit sur vous. Il.. houhou.. Lucci dit toujours la vérité, quand il n'aime pas quelqu'un il le lui dit tout de suite. Et il n'a aucune raison de vous tuer. Rhouuuu rhouuuu ! "

Lucci hésita avant d'oser faire dire à son fidèle pigeon :

- " Lucci est dans la même situation que vous, il a est traqué, et on l'a retiré de sa maison, de son groupe. Et lui aussi depuis quelques années ne peut que se cacher. Et il souhaite lui aussi se venger du responsable. Et son ennemi est le même que le vôtre : la marine. C'est de Mihawk en personne que viennent ces blessures. Rhhouuuuuu... Vous voyez, vous n'êtes pas très différent de moi.... heuheuheu, de Lucci ! RHOU RHOU ! "

Conclure ?

- " Nous vous remercions de votre aide Makota. "

Hattori finit en s'inclinant en faisant une révérence avec son aile, comme lors du premier dialogue avec les Mugiwaras à Water Seven.





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Le léopard et la femme brutale [PV Rob Lucci]

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