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 Deux pour le Prix d'Un...

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MessageSujet: Deux pour le Prix d'Un...   Dim 8 Déc - 5:11

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Le Cerbère, vaisseau du Contre-Amiral Grimdell D. Alastor vogue sur la dangereuse mer du Shin Sekai. Après une escale, causé par quelques avaries dut à une tempête et où il a eu la chance de croiser l’équipage des Mugiwara. Alastor est, on ne peut plus, déterminé à rejoindre sa prochaine destination. Un îlot rocheux minuscule, formant un genre de cuvette de pierre et modestement baptisé la Mâchoire du Dragon. Sa précédente escale technique a conforté son choix vis-à-vis des prochains membres de son équipage. En effet, outre son nom, la Mâchoire du Dragon est une île au sein de laquelle le Gouvernement Mondial possède un puits de forage dont la profondeur égale celle de l’île des Hommes-Poissons. Un trou percer dans la roche par d’habile ingénieur et atteignant l’incroyable profondeur de dix milles mètres sous la surface de la mer. Au fond de cette fournaise, les hommes qui y travaille en sorte des métaux précieux pour le grand bonheur des Dragons Célestes qui financent cette plateforme. Outre les superviseurs, la plupart de sa population n’’est qu’esclaves ou prisonniers, condamnés à trimer sans relâche dans un environnement en tout point hostile.

Tout en suivant la flèche de l’Eternal Pose, le bateau arrive finalement en vue de cette enclave salée.


Son lieutenant Romuald Heximo ne peut laisser échapper une remarque piquante sur ce spectacle, mais celle-ci a tout de même le mérite de faire sourire son supérieur. En effet, cela lui donne une raison valable d’amener, cette fois-ci, le Lieutenant à terre comme escorte. C’est en effet la raison que donne Alastor afin d’embêter son Canonnier-Chef, mais qui ne se trouve pas être celle qui motive réellement son choix. Il aurait préféré amené son second, le Lieutenant-Colonel Adria Aubernathy, mais introduire une femme dans cette enfer de sueur et de testostérone ne ferait que causer plus de bien que de mal. Le Contre-Amiral est un homme de nature prudente, hors il se doute qu’à la vue des formes féminines d’Adria, les travailleurs tout comme les superviseurs pourrait être imprévisibles. Arrivant aux quais et tandis que le navire s’amarre, Alastor se rend dans les quartiers dudit second. Il frappe avant que celle-ci ne lui réponde et l’autorise à entrer. Il s’exécute alors tout en refermant la porte derrière lui, puis en traversant la cabine sans un mot pour tirer le rideau du hublot. Surpris par cette soudaine familiarité, la Dame de Fer laisse éclater un petit rire tout en observant le manège du Contre-Amiral, et en profite pour gentiment se moquer.

_ Je ne pensais  pas que tu étais ce genre d’homme, Alastor. Mais c’est mal me connaître, je ne suis pas partisane de la promotion canapé.

Voyant un Alastor plutôt tendu, chose pour le moins inhabituelle le concernant, elle ne peut s’empêcher d’en profiter. Les cheveux enroulé dans un chignon désordonné et tenu par un stylo, Adria n’est simplement vêtu que d’une chemise blanche bien trop grande pour elle et aux manches longues et tombantes. Elle s’en sert visiblement de robe de nuit et/ou de pyjama, toujours était-il que sans aucune gêne elle dégaine son arme et plaque le Contre-Amiral contre l’un mur de la cabine. Enroulant l’une de ses jambes nues autour de celle d’Alastor tout en la remontant au niveau de sa taille, elle place la lame de son épée sous le menton de son supérieur tout en affichant un air de défi. Plutôt étonné de cette soudaine proximité, il fronce les sourcils tout en la fixant avec insistance afin de connaître le pourquoi du comment.

_ Je me demande si je dois te manger tout cru…

Roulant des yeux vers le plafond devant cette proposition plutôt engageante, il tente de faire redescendre sur terre son second puisque celle-ci semble s’être égarée en chemin.

_ Adria…

_ Ou alors je pourrais te tuer et prendre le commandement…

_ Adria…

_ Je dirais simplement que tu as essayé de me violer…

_ Adria…

_ Mais il faudrait que cela soit crédible, cela va requérir un peu de brutalité…

_ Adria…

_ QUOI ?!

_ Tu as fini ?

_ Oh !... Pardon…

Le Lieutenant-Colonel relâche une partie de son étreinte, en fait elle retire uniquement la lame de la gorge du Contre-Amiral. Mais elle reste toujours collée à son supérieur comme une véritable sangsue. Alastor soupire, car étrangement il arrive sans grand mal à supporter le comportement si familier de son subordonnée. Il faut dire que depuis sa mise à nu officielle, ils sont devenus assez proche, suffisamment pour que l’un et l’autre se tutoie et se nomme par leur prénom.

_ Adria, j’aimerais que tu restes à bord durant notre escale.

Pas vraiment envie d’être sérieuse et testant toujours plus la patience de son Contre-Amiral, elle fait la moue et soupire d’un air faussement triste et blessé.

_ Alors ça y est ! Tu me quittes !

Ne relevant pas la petite comédie de la jeune femme, Alastor enchaîne.

_ En fait, pas seulement à bord, uniquement dans ta chambre… Et n’ouvre à personne excepté moi-même. Pareil pour le hublot.

_ QUOI ? !

Celle-ci le repousse contre le mur de sa cabine tout en se décrochant pour lui tourner le dos, les bras croisés et boudeuse.

_ Écoute, je ne veux pas que la situation dégénère. Les types qui sont sur cet îlot n’ont sûrement pas vu de femme depuis une éternité. On n’est loin d’être en position de force. Alors on rentre, on fait ce qu’on a à faire et on se taille. Compris.

Celle-ci soupire, elle sait qu’Alastor a raison mais elle déteste ça. Elle a encore l’impression qu’on la prend pour une petite chose fragile qu’il vaut mieux enfermée pour ne pas qu’elle se brise. Ce genre de comportement machiste la met toujours hors d’elle, et dans l’immédiat c’est elle qui a envie de briser quelque chose. Le Contre-Amiral pose ses mains au niveau des biceps de la jeune femme et les frictionne gentiment, cela ne lui accorde qu’un grognement en guise de réponse. Il prend donc le chemin de la porte et après avoir franchi le pas, il se retourne pour adresser un dernier mot à Adria et refermer la porte après ça.

_ Promis, à notre prochaine escale, mon escorte ce sera toi.

Le Contre-Amiral referme sur un Lieutenant-Colonel boudeur. De l’autre côté de ladite porte, Alastor reste un instant afin d’évaluer la situation et s’il allait le sentir vraiment passer à son retour. Et une fois soulagé que seul le catapultage d’un coussin innocent s’écrasant lamentablement contre le bois de la porte soit la seule réponse, il remonte sur le pont du bateau. Équipé, le Lieutenant Heximo adresse un signe de tête à son supérieur pour l’informer qu’il est prêt à y aller. Alastor saute sur le bastingage et attrape dans sa main droite le hauban tribord, observant un instant encore cette forteresse rocailleuse, il bondit ensuite pour atterrir souplement sur le quai. Une fois à terre, il est attendu par ce qui semble être le superviseur général de la Mâchoire du Dragon.

Spoiler:
 


Arrivant tel le Pacha au cœur de son crasseux palais, il accueille le Contre-Amiral avec un cigare dégageant une odeur nauséabonde et avec une suffisance qui n’est pas sans rappeler les Tenryūbito qui l’emploie. Sinon l’hôte est l’archétype même du bourgeois bureaucrate, langue de serpent et petit sourire de politesse le genre de choses qu’Alastor déteste. Mais aujourd’hui même lui doit faire preuve de retenu afin que son voyage ne s’avère pas inutile, par un refus de la part de ce pseudo-gouverneur de pacotille. Avançant vers l’homme, celui-ci fume sans retenue et crée un nuage opaque capable de rivaliser avec le Vice-Amiral Smoker. D’un ton mielleux, le gouvernement s’adresse directement au Contre-Amiral, avec un petit sourire satisfait bien conscient qu’il est actuellement en position de force.

_ Mon très cher Amiral, bienvenue à la Mâchoire du Dragon !

Alastor fait un très gros effort sur lui-même pour reprendre ses anciennes habitudes de diplomate afin de ne pas tout ruiner par une erreur de protocole à la con.

_ Bonjour Monsieur le Gouverneur. Je suis honoré que vous veniez en personne m’accueillir.

_ Votre réputation vous précédente jeune homme… Mais je vous en prie, si vous voulez bien me suivre.

Accompagner par son Lieutenant, Alastor emboîte le pas de son hôte, s’engouffrant plus profondément dans l’installation huileuse et puante. Leur groupe monte les marches menant à l’une des maisons sur pilotis, la plus haute entre toutes. C’est en son sein que le Gouverneur y a son bureau, dominant ce qu’il ne considère que comme de la vermine, bonne qu’à trimer jusqu’à la mort. L’homme s’installe confortablement dans son large fauteuil avant d’écraser son cigare et d’en rallumer un dans la foulée. Il est entouré par deux colosses faisant aux bas mots deux mètres de haut pour un mètre cinquante de large. Légèrement dissimulé derrière le nuage de sa fumée, il affiche un sourire plutôt mauvais.

_ Alors, que puis-je faire pour vous Messieurs ?

_ Comme je l’ai précisé dans ma lettre, nous venons chercher deux hommes. Eddy et Billy Cardinal, deux frères.

_ Cela ne me dit rien, vous savez ici, on meurt sans même s’en rendre compte.

Un petit rire de rire de serpent que les deux abrutis de garde du corps imitent après quelques instants, il leur fallait attendre que l’information monte au cerveau.

_ Ce sont des Hommes-Poissons, si cela peut vous aider.

_ Ah…

La mine réjouit de l’homme s’estompe immédiatement pour laisser place à de la colère et du dégoût.

_ Toutefois, ce genre de marchandises coûte cher. De plus ils ont à eux seuls la force de 20 hommes. Pourquoi devrais-je m’en séparer ?

_ Ordre de l’Amiral Kizaru en personne, et signé de sa main.

_ Mhmm… Oui, bien sûr… Cependant, je suis sous les ordres des Dragons Célestes. Et je crois savoir qu’ils ont autorité sur les Amiraux de la Marine… N’est-ce pas ?

_ En effet, mais il se trouve que c’est justement sur ordres des Tenryūbito que l’Amiral m’a confié cette mission.

_ Ah… Et bien dans ce cas, il semblerait que le choix ne m’appartient pas…

Il agite négligemment la main pour ordonner à deux superviseurs de les conduire aux hommes qu’Alastor recherche. De son côté le gouverneur tourne sur son fauteuil, se retrouvant dos au Contre-Amiral pour observant son fief fait de métal, de sueurs, de graisses et de sang. Et avant que les deux officiers de Marine ne soit conduit hors du bureau, il omet toutefois une objection.

_ Par contre, Amiral, ces Hommes-Poissons ne seront autorisé à partir que s’il le souhaite. J’aime que mes chers petits conservent un certain libre-arbitre.

Celui-ci éclate à nouveau de rire, suivit par ses deux colosses sans cervelle. Il faut dire que le gouverneur vient tout juste de sortir une connerie monumentale comme pas deux. C’est donc sans aucunes difficultés qu’il quitte la compagnie de cet homme si charmant afin de rallier la plateforme censée les descendre dans le puits. En effet, nos chers compères font partie de l’équipe du jour. Direction le fond du trou et un voyage d’une bonne heure, le soleil devient très vite absent remplacé par des multitudes de torches qui éclaire ce forage au combien obscur. Plus ils s’y enfoncent et plus la chaleur augmente, on a vraiment l’impression d’approcher le centre de la terre. Le monte-charge s’ébranle lorsqu’il touche finalement le fond, Alastor, certes fils du désert, sue à grosses gouttes alors ne parlons même pas du Lieutenant Heximo. Tout en parcourant les galeries creusées dans cette pierre où les gouttes de sueur bruissent et s’évaporent à son contact, on leur indique où ils peuvent trouver les frères Cardinal.

Pour la petite histoire, les deux Hommes-Poissons sont en fait deux Marines condamné par le tribunal militaire. Charpentier et Désosseur de métier, ils sont entrés dans la Marine pour obtenir une raison valable de massacrer de l’humain. Conscient de leur énorme avantage en combat sous-marin, il utilise les connaissances de leur métier allié à leur terrifiante force brute pour couler des navires et ainsi noyer leur équipage. Considéré comme aussi mauvais que les raclures qu’ils traquaient, ils ont été jugés criminels de guerre et condamné à un sort moins enviable que l’échafaud. Une vie d’esclavage, ici, dans le forage de la Mâchoire. Autant dire qu’ils ne sont de base pas trop fan des humains, alors depuis leur mise à pied, les choses ne sont pas allées en s’arrangeant. Le duo est composé de Billy Cardinal, l’aîné, dit Canine anciennement Sergent et d’Eddy Cardinal, le cadet, dit Croc anciennement Caporal. Soudés quelques soit les obstacles, ils forment un tandem efficace et redoutable, et autant dire qu’ils particulièrement efficace contre des utilisateurs de Fruits du Démon grâce à leur maîtrise de la mer et du Karaté Aquatique.

Après avoir suivi les indications d’ouvriers, les deux officiers se retrouvent dans un coin plutôt obscur et reculé du forage. C’est sur ce terrain qu’agisse les deux frères et dès qu’on franchit leur territoire, ils le savent. À peine Alastor et son Lieutenant ont-ils parcouru quelques mètres que des rires résonnent dans les tunnels. Romuald n’est certes pas très rassuré, vu la façon dont il sert la crosse de son pistolet, quant au Contre-Amiral il est de nouveau lui-même. Froid et impassible, il avance sans broncher dans des couloirs de roches tout justes éclairés. Puis il se fige, plissant les yeux pour mieux distinguer, jusqu’à distinguer un point rouge à quelques mètre dans le noir le plus complet. Le petit point rouge incandescent se rapproche d’eux jusqu’à dévoiler une mâchoire composées de dents proéminentes et dangereuses, entre elle un cigare qui paraît ridicule dans c’est énorme bouche affichant un sourire carnassier. Dans son dos, Alastor sent que le Lieutenant se presse contre lui et en tournant la tête pour lui dire de se calmer, il aperçoit ce qui cause chez lui cette agitation. Ils sont encerclés par les frères, bouchant de chaque côté le tunnel dans lequel le Contre-Amiral et son subordonné se sont placés.

_ Eh Fréro, c’est déjà l’heure du casse-croûte ? J’ai pas entendu le coup de sifflet.

_ C’est bien possible, avec les quantités de tunnels, je suis pas sûr que le son arrive jusqu’ici.

_ Messieurs vous semblez terrifier mon Lieutenant ici présent. Nous avons à parler.

_ Canine, je crois que la bouffe s’est mise à parler ?

_ T’en fait pas Croc, après quelques coups de dents bien placés, il ne sera plus capable de prononcer le moindre mot.

Alastor soupire, il semble bien que pour ce recrutement il va devoir utiliser autre chose que sa simple persuasion. Il utilise son Soru et se déplace juste devant celui au cigare qui le laisse échapper un « Et Merde » avant que sa tête ne s’encastre dans le plafond du tunnel. Son frère semble prêt à bondir mais se stoppe lors que ledit tunnel se met à légèrement trembler.

_ Putain mais tu es taré ou quoi ? Tu veux que tout s’écroule !

_ Je n’ai surtout pas de temps à perdre.

Le Contre-Amiral relâche la gorge de Billy Cardinal, le laissant sa masse s’écraser au sol. Son petit frère le rejoint, après tout la famille c’est sacré. Hélas Alastor na ni le temps, ni l’envie de faire dans le mélo.

_ Bon à présent que j’ai votre attention… Je suis le Contre-Amiral Grimdell D. Alastor…

Canine, encore un peu sonné, est le premier à répondre.

_ Je te connais Le Limier.

_ Tant mieux, cela va me faire gagner du temps. J’ai une proposition pour vous les frérots.

_ Quel genre de propositions.

_ En gros : Sortir d’ici, rejoindre mon équipage, naviguer sous mes ordres, étriper tous navires naviguant sous pavillon à tête de mort. Ça vous tente ?

_ Qu’est-ce qui te dit qu’on va pas te trahir à la moindre occasion ? Un saut par-dessus bord et ciao la compagnie !

_ Demande plutôt ça à ton frérot, lui il sait qui je suis. Et surtout il sait à quoi s’en tenir avec moi. En plus, mon offre et honnête. Si vous faîtes votre temps sur mon bâtiment, vous serez lavés, réintégrer ou libérer de vos engagements envers la Marine. Un nouveau départ en homme libre, ça vous tente.

Soutenu par son frère, Billy se relève et s’avance vers le Contre-Amiral pour lui tendre la main. Les deux hommes se serrent la main, mais non sans un avertissement de l’Homme-Poisson.

_ Si tu nous trahis, je te bouffe.

_ C’est de bonne guerre, mais à mon tour je pose une condition. À la moindre insubordination, je vous renvoie pourrir ici jusqu’à la fin de vos jours, si bien que vous vous demanderez si vous avez belle et bien un jour vu le soleil. Suis-je assez claire ?

Son regard perçant bleu perce la rétine de l’Homme-Poisson qui acquiesce.

_ C’est entendu Contre-Amiral.

Les quatre hommes rejoignent la surface, et après un rapide passage aux vestiaires pour y prendre les quelques affaires dont les frères sont propriétaires, ils montent tous à bord du Cerbère. Toutes voiles dehors, le navire vogue vers ses prochaines destinations car l’équipage est certes agrandit mais reste encore incomplet. Une fois en haute mer, le Contre-Amiral se rend à la cabine de son second pour lui rendre sa liberté. Mais alors qu’il entrouvre la porte, il est saisit par la nuque et attiré à l’intérieur avant que la porte se referme immédiatement derrière lui…
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